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FAITS DIVERS : Psychose à Fontenay aux-Roses

Publié le 2 août 2022

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Le 100 de l'avenue Gabriel-Péri est-il un endroit maudit ? Des phénomènes étranges seraient apparus après le décès d'un des résidents…

Tout commence par un courrier adressé à la mairie des Hauts-de-Seine le 16 mai 2022, dans lequel une dizaine de locataires d'un immeuble demandent à être relogés d'urgence. Environnement insalubre, insécurité galopante ? Rien de tout cela, même si ce quartier est promis à la démolition, puis à la reconstruction à l'horizon 2030. De quoi voir venir ? Non, sachant qu'ici, tout le monde a peur. De quoi ? Des fantômes qui hanteraient nuit et jour les habitants… Tout d'ab ord incrédules, les pouvoirs publics s ave nt qu'i l faut répondre à l'angoisse tenace de leurs admin istré s. En témoigne cette lettre signée du directeur général de Hauts-de-Seine Habitat, Damien Va nover s chelde : « Quelle que soit la matérialité des faits, j'ai compris qu'il y a un mal vivre qui s'exprime de la part de ces habitants. […] Nous allons faire un effort particulier en traitant leur demande de façon diligente. »

Au-delà des propos convenus, de quoi ces gens ont-ils véritablement peur ? Tout semble venir de cette cage d'escalier, s'élevant du premier au cinquième étage. Pas de plancher qui craque, de candélabres qui s'éteignent, pas de bruit de chaîne non plus, comme dans les manoirs écossais. Juste une présence, certes invisible mais tangible, à en croire ces habitants qui évoquent quand même des sons de meubles qui racleraient le sol, des coups sur les murs, des silhouettes aux visages flous apparaissant en pleine nuit dans des chambres pourtant fermées à double tour.

Curiosité Inter rogé par Le Parisien, un locataire témoigne : « On est tous fatigués, on ne dort plus, on a tous peur. Les en fa nt s en parlent à l'école. On ne peut plus vivre comme ça… » Si l'adm inistration est rétic ente à com mun iquer sur le sujet, il en va autre ment des médias.

Tout semble venir de cette cage d'escalier, allant du premier au cinquième étage.

Laurent Vastel, maire UDI de cette commune jusque-là sans histoire, admet : « Du Figaro à Valeurs actuelles, on a tout eu, même la presse portugaise ! »

Même Cyril Hanouna s'en est mêlé dans son émission Touche pas à mon poste ! Ce qui a immédiatement provoqué la curiosité malsaine de ceux qui se pressent dans la cage d'escalier maudite pour y faire des selfies, déguerpissant le soir venu et laissant seuls les habitants à la nuit tombée avec la peur au ventre.

Souad, l'une des signataires du cri d'alerte envoyé à la mairie, lâche ce qu'elle a sur le cœur : « On craignait qu'on nous prenne pour des fous. On a même mis du temps avant d'en parler entre nous. Je peux être folle, tu peux être folle. Mais tout l'immeuble ne peut pas être fou ! »

Pour le moment, aucune enquête de police n'a été diligentée. Mais un confrère du Parisien a voulu remonter à la source pour tenter de dénouer l'intrigue : « La mort d'un locataire, en avril 2019, un dénommé Gilles, 72 ans, semble avoir cristallisé le phénomène. Selon les résidents, qui décrivent un homme mystique, parlant de son “lui astral” et faisant des démonstrations de magnétisme, lui aussi voyait des fantômes. »

Abdellah, un voisin, confirme : « Tout a commencé quand il est mort. Moi, je ne vois rien, mais ma femme, ma fille et presque tout le monde ont vu des choses. » Samira, son épouse, souligne : « Je vomis régulièrement sans qu'aucun examen n'ait révélé une quelconque pathologie. […] Parfois, je vois passer une ombre, comme une sorte de nuage. »

D'autres parlent tout bas : « Beaucoup de personnes veulent se jeter par la fenêtre. Mon fils a sauté par la fenêtre, parce qu'une voix lui a dit de passer par la fenêtre plutôt que par la porte. » En attendant que les services publics interviennent, une autre locataire se raccroche à la religion : « Tous les jours, je mets du sel devant ma porte et je lis le Coran. Depuis, je suis plus tranquille… »

Superstition ? Croyance d'un autre âge ? N'oublions pas qu'aujourd'hui encore, on répand du sel autour des maisons censées être frappées par le mauvais œil dans nombre de nos campagnes, là où l'on sait que la science ne parvient pas toujours à tout expliquer. Surtout l'inexplicable…

Nicolas GAUTHIER

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