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Fanny Agostini : "Mon nouveau choix de vie est celui qui me fallait !"

Publié le 22 février 2021

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Sa vie, aussi bien professionnelle que personnelle, est tournée vers la nature. Un combat pour la sauvegarde de notre planète que Fanny Agostini mène en parfaite harmonie avec son mari…

France Dimanche : Entre vos émissions et chroniques à la télévision et la radio, vous menez un combat sans relâche pour l'écologie… Fanny Agostini : Je profite en effet des médias sur lesquels j'ai la chance de travailler pour véhiculer un message qui me tient vraiment à cœur. C'est une conviction que j'applique d'ailleurs à la lettre depuis deux ans également dans ma vie personnelle, puisque j'ai quitté Paris pour m'installer en pleine nature, sur ma terre natale, en Auvergne.


FD : Votre quotidien a-t-il changé tant que ça ?

FA : Mon personnage médiatique n'est pas qu'une image puisque, quand je ne suis pas à l'antenne, je consacre beaucoup de temps, avec mon mari (Henri Landes), dans notre ONG, la Fondation Landestini [contraction de leurs deux noms de famille, ndlr], destinée à « relier les humains à la terre » et « contribuer à l'économie rurale durable ».

FD : Vos occupations professionnelles vous obligent-elles encore à vous rendre à Paris ?

FA : Je suis en Auvergne la plupart du temps, vu que les tournages se font essentiellement dans la région. Et par chance, j'ai la possibilité d'intervenir tous les matins en direct sur Europe 1 tout en restant dans ma ferme. Autant vous dire que Paris, où j'ai quand même vécu dix ans, ne me manque absolument pas. Les rares fois où je dois m'y rendre me rappellent à quel point mon nouveau choix de vie est celui qu'il me fallait. J'ai un besoin viscéral d'avoir un lien continu avec la nature. Et d'être en phase avec ce que je raconte dans les médias.

FD : La planète va mal. Comment le vivez-vous ?

FA : Il y a certes des points de non-retour qui ont été franchis, en termes notamment de changement climatique. Mais je pense que la manière de trouver du sens à nos existences aujourd'hui, c'est d'arriver à suivre cette citation (sur le courage) que j'affectionne tant de Jean Jaurès : « Aller à l'idéal et comprendre le réel ». C'est aussi la phrase fétiche d'un de mes prochains invités : l'explorateur Jean-Louis Étienne. Je garde donc de l'espoir et de la force d'agir tout en étant clairvoyante et pragmatique.

FD : Pour le premier numéro d'En Terre ferme, vous avez reçu Nicolas Hulot qui, lorsqu'il était ministre, a préféré quitter prématurément le gouvernement ne voulant plus « s'accommoder de petits pas »…

FA : C'était un acte fort ! Car, derrière son départ, il y a eu un réel soulèvement qui s'est traduit par une vague verte aux élections municipales. C'était donc certes un aveu d'échec, mais qui a sans doute contribué à alerter la population sur la situation. L'écologie n'est plus en marge de la politique.

FD : Qu'avez-vous retenu par la suite de votre tournage avec Albert de Monaco ?

FA : J'ai été très surprise de l'étendue de ses connaissances en la matière, de sa façon extrêmement pointue de parler des enjeux climatiques, de l'érosion de la biodiversité, de la pollution des océans… C'est un homme très modeste qui a quand même fondé une fondation qui se consacre à la protection de l'environnement. Ça avait donc du sens de l'inviter.

FD : D'où tenez-vous cette fibre écologique ?

FA : Mon grand-père a toujours été très sensible à la nature. Il avait des ruches et des poules, c'est lui qui m'a transmis cet amour pour la planète. J'essaie à mon tour de faire le relais avec mon bébé. Darwin n'a que 8 mois, mais il a déjà droit aux fruits et légumes de notre jardin, même si je l'allaite encore parallèlement. Il a beau être tout petit, il n'est bien que quand il est dehors. Il préfère déjà regarder notre poulailler à la télévision ou la tablette. Pourvu que ça dure !

Génération Ushuaïa le samedi, à 10 h 40, sur TF1, En Terre ferme tous les mois, sur Ushuaïa TV, tous les matins sur Europe 1 à 6 h 26 et 8 h 30.

Philippe CALLEWAERT

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