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Flavie Flament : Abandonnée des siens !

Publié le 21 décembre 2019

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© BESTIMAGE Flavie Flament

Depuis qu’elle leur a avoué s’être fait violer par David Hamilton à l’âge de 12 ans, Flavie Flament ne voit plus sa mère ni ses frères.

Le 9 novembre dernier, après neuf ans d’absence, elle faisait son grand retour sur les plateaux de télévision avec L’Atelier, une nouvelle émission diffusée chaque samedi à 17 h 35 sur M6. Le concept ? Réunir des artisans de tous corps de métiers – du tapissier au forgeron – qui vont tenter de redonner vie à des objets détériorés apportés par leurs propriétaires. 

Pendules, fauteuils, bijoux, meubles, chacun de ces objets est chargé de souvenirs, ce qui rend sa valeur inestimable… Un projet qui, lorsqu’on le lui a présenté, a tout de suite séduit la pétillante animatrice. « Depuis des années, j’attendais un programme qui ait du sens et qui corresponde à mes valeurs. Celui-là m’a parlé et ému : il permet de mettre en exergue des histoires qui nous concernent, de s’attarder sur des passés que l’on restaure en même temps que les objets », confiait-elle au Parisien.

Et quand Flavie Flament évoque le fait de « restaurer le passé », ce n’est pas une figure de style… En 2016, en effet, la jeune femme révélait dans son roman La consolation (éditions JC Lattès) avoir été violée, à 12 ans, par le célèbre photographe David Hamilton. Un témoignage bouleversant qui, à l’époque, avait fait couler beaucoup d’encre et délié bien des langues, quand bien même son auteure n’y dévoilait pas le nom de son agresseur. Dès la sortie du livre, d’autres femmes, également victimes du photographe, avaient contacté Flavie pour la remercier. Celle-ci avait alors trouvé le courage de dénoncer publiquement leur bourreau, cette fois en le nommant. C’était sur le plateau de Salut les Terriens !, où elle était venue faire la promotion de son livre.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts. Quelques semaines après la sortie de La Consolation, David Hamilton se suicidait dans son appartement parisien. Flavie, quant à elle, s’est alors investie corps et âme au sein d’une commission ministérielle dans le but de faire passer de vingt à trente ans le délai de prescription dans les affaires de viols sur mineurs. Deux années d’un combat qui a abouti en avril 2018. Se dire que, désormais, chaque victime mineure a trente ans à compter de sa majorité pour porter plainte contre son agresseur est l’une des grandes fiertés de l’animatrice.


Une fierté que ne partage, hélas, pas du tout sa famille. Celle-ci n’a en effet jamais cru Flavie, quand il y a près de dix ans, les souvenirs si traumatisants de ce viol, qu’elle avait occultés durant tout temps afin de se protéger de l’insupportable, lui sont revenus en mémoire. Pas plus qu’ils ne la croient aujourd’hui, malgré le livre, malgré les témoignages de celles qui, comme elle, ont été agressées par le prédateur britannique.

« Ma mère et mes frères ont assumé publiquement leur déni. Je n’ai pas été surprise. C’est un pitoyable fait contre lequel il est inutile de se battre. Je ne peux pas passer ma vie à essayer qu’ils me croient. Je n’attends plus leur reconnaissance, je sais qu’un geste d’amour de leur part ne se présentera jamais », confiait récemment l’animatrice à nos confrères de Paris Match. Elle n’en veut pas pour autant à l’auteure de ses jours, une femme « à la dérive », pour laquelle elle avoue éprouver aujourd’hui de l’indulgence.

Il y a quelques temps cette dernière expliquait dans Closer n’avoir plus aucun contact avec sa fille depuis plus de huit ans, mais que cela ne l’empêchait aucunement de mener une vie sereine. « Une page est tournée. C’est inutile de mettre une pièce dans le nourrain », concluait-elle. 

Le père et le grand-père de Flavie, des hommes dont elle était très proche, sont malheureusement aujourd’hui disparus. Si la jolie blonde peut compter sur le soutien et l’amour inconditionnel de ses deux garçons, Antoine, 23 ans, né de son union avec le réalisateur Bernard Flament, et Enzo, 15 ans, qu’elle a eu avec Benjamin Castaldi, aujourd’hui le seul lien vivant qui la rattache à son passé demeure sa tante. « Ma seule famille », confie-t-elle. Elles se voient régulièrement et s’apprécient beaucoup. Récemment, cette tatie tant aimée a fait à sa nièce un précieux cadeau : elle lui a offert un poudrier qui appartenait à sa grand-mère paternelle qu’elle n’a pas connue, mais dont elle a hérité du prénom. Un objet ancien dans lequel Flavie range depuis ses bijoux et qu’elle n’hésitera pas, si besoin, à apporter à L’Atelier pour le faire restaurer…

Lili CHABLIS

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