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Flavie Flament : Victime de violences conjugales !

Publié le 19 novembre 2021

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© VEEREN / BESTIMAGE Flavie Flament à la première de l'escape game grandeur nature "Inside Opéra" au Palais Garnier à Paris, France, le 4 juin 2018.

L’ex-compagne de Benjamin Castaldi avait déjà confié avoir été victime de viol à l’âge de 13 ans. Flavie Flament brise un peu plus le silence et révèle avoir également été victime de violences conjugales. Animatrice emblématique de la télévision, elle entend continuer de mettre sa notoriété au service de causes importantes.

En 2016, Flavie Flament révélait avoir été violée quand elle avait 13 ans. Dans son livre La Consolation, elle accusait le photographe David Hamilton, célèbre pour ses portraits de très jeunes filles. Il avait nié les faits et avait été retrouvé mort quelques semaines après la révélation de cette histoire. La thèse du suicide ayant est privilégiée, Flavie Flament avait considéré cet acte comme un « aveu » de sa culpabilité. C’est d’abord auprès de nos consoeurs du magazine Elle que l’ex-visage emblématique de la télévision s’était livré.


Peu de temps après cette interview, une autre victime sortait du silence. Flavie Flament racontait : « La première fois qu'on s'est parlé toutes les deux, nous avons éclaté en sanglot. Elle ne pouvait pas avoir lu mon livre, pas encore publié, mais elle racontait exactement mon histoire ». Une trentaine de femmes contactaient ensuite l'animatrice et son éditeur. D'ailleurs, certaines d’entre elles ont par la suite accepté de témoigner dans le documentaire Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli.

Elodie, l’une des victimes, pour qui les faits dénoncés à l’encontre de David Hamilton n’étaient pas encore prescrits, avait même porté plainte. Flavie Flament déclarait « Quand il a appris qu'Elodie était avec nous, il a su que c'était fini pour lui. Quatre heures après, on le retrouvait mort dans son appartement ». L’ancienne compagne de Benjamin Castaldi avait vécu cet événement avec amertume car il signifiait qu’il n’y aurait pas de jugement à l’encontre de son agresseur… Elle confiait : « J'aurais tant voulu le voir face à un juge, les menottes aux poignets. J'aurais voulu croiser son regard dans le box des accusés ». Depuis, Flavie Flament ne cesse de mener son combat pour la prolongation des délais de prescription des viols sur mineurs et elle s’est confiée, hier, à Ciné Télé Revue, entre autres, à ce sujet.

La revue belge rapportait ainsi les propos de la maman d’Enzo et d'Antoine : « J'ai été victime d’un viol à l’âge de 13 ans et j’ai subi des violences conjugales ». Elle insistait « Donner un éclairage supplémentaire en portant le commentaire de cette histoire et ma façon d’apporter ma modeste pierre à l’édifice ». Flavie Flament restait cependant lucide et expliquait « Sur ce mouvement de la libération de la parole, j’ai un discours nuancé (…) C’est une ineptie de croire qu’il suffit de dire 'je suis une victime de violences' pour enlever la douleur. Non. Cela la ravive ». Elle soulignait également « Ma notoriété ne m’a jamais intéressée et m’a apporté plus de désagréments au final que d’épanouissements sauf quand il s’est agi de la mettre au service de causes importantes pour moi ».

Elle a prêté sa voix à un documentaire sur le sujet, qui sera diffusé le 22 novembre prochain sur la chaîne belge AB3, et insiste sur l’importance de l’éducation que les parents inculquent à leurs enfants. Pour Flavie Flament, et à raison, elle pourrait permettre de jouer un rôle crucial dans la lutte contre les violences, notamment faites aux femmes. Elle racontait d’ailleurs « J'ai deux fils qui sont féministes. Le consentement, c'est un discours que j'ai toujours tenu à mes fils. Ils ont été élevés par une mère qui leur a démontré qu'en aucun cas ils n'allaient avoir la voix plus haut qu'une femme parce qu'ils étaient des mecs ». D’ailleurs, l’ancienne animatrice d’Exclusif est contente de constater que « la société est de plus en plus à l’écoute » même si elle rappelait qu’ « on a une génération de jeunes garçons complètement paumés dans leur rapport aux filles car ils ont l'impression que le moindre geste va être synonyme de dérapage »…

Kahina Boudjidj

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