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Florent Pagny : "J'ai 25 ans dans ma tête !"

Publié le 9 septembre 2011

Son 50e anniversaire, le 6 novembre, marquera le début de sa tournée. En attendant de retrouver son public, le chanteur Florent Pagny nous a livré son bilan de milieu de vie.Son 50e anniversaire, le 6 novembre, marquera le début de sa tournée. En attendant de retrouver son public, le chanteur Florent Pagny nous a livré son bilan de milieu de vie.

Du 6 au 30 novembre prochain, l'artiste sillonnera la France pour nous offrir une série de concerts acoustiques exceptionnels, au cours desquels il revisitera les plus grandes chansons françaises.

L'occasion pour Florent Pagny de souffler, par la même occasion, ses 50 bougies en compagnie de ses fans...

->Voir aussi - Florent Pagny : Il change de vie mais pas de famille !

France Dimanche (F.D.) : Comment est née l'idée de cette tournée ?

Florent Pagny (F.P.) : Au vu du succès des concerts donnés au Théâtre Marigny, à Paris, en juin dernier, et en voyant mes 50 ans arriver [le 6 novembre, ndlr], j'ai pensé que c'était l'occasion. Même si ce n'est que symbolique, car je ne fête plus mon anniversaire depuis des années. Je ne suis pas Témoin de Jéhovah, mais presque (rires) !

F.D. : Pourquoi avoir choisi de n'interpréter que des grands classiques de la chanson française ?

F.P. : Parce que je suis un véritable interprète ! Sur mes vingt-trois ans de carrière, je m'aperçois que c'est grâce à cela que je tiens autant la distance. Quand je repense aux périodes difficiles que j'ai traversées, je réalise que je m'en suis souvent sorti en reprenant les morceaux des autres. Que ce soit en m'appropriant la chanson gospel Oh Happy Day ou Toute la musique que j'aime, de Johnny Hallyday, ça m'a permis de revenir à la télé et de marquer des points.

F.D. : Pour beaucoup, 50 ans, c'est l'heure du bilan. Qu'en est-il pour vous ?

F.P. : Même si un demi-siècle est une sorte de petite mort, dans ma tête, j'ai toujours 25 ans ! C'est vrai, je dois bien avouer que, physiquement, tout ne fonctionne plus aussi bien qu'avant (rires). Mais même si je me réveille souvent en ayant mal partout, je suis bien vivant.

F.D. : Parlez-nous de votre nouvelle vie...

F.P. : Comme je le dis souvent, mes bureaux sont en France, ma maison est à Miami, et je passe mes week-ends en Patagonie... Même si cette vie m'oblige à prendre souvent l'avion, elle me plaît vraiment. D'autant que, quand je vois mes deux enfants [Inca, 15 ans, et Aël, 12 ans, ndlr] grandir, je me dis que j'ai eu raison. Tout ce qu'ils apprennent, tout ce qu'ils font, j'en suis vraiment fier... Et puis, ici, ils ne sont pas des « enfants de », c'est bien mieux ainsi.

F.D. : Vous parlez souvent de votre femme, Azucena, comme d'une complice indispensable à votre équilibre...

F.P. : Nous sommes complémentaires à tout point de vue. Ça paraît presque étonnant aujourd'hui qu'un homme soit heureux avec sa femme ! C'est vrai que dans le monde des artistes, ce type d'histoire n'est pas des plus classiques. Mais nous deux, malgré nos dix-huit ans de vie commune, on a toujours l'impression de s'être rencontrés la semaine précédente. Et ça ne s'arrête pas au niveau sentimental ! Dans nos carrières respectives, nous savons nous épauler. Même si le ton peut parfois monter, ça n'est jamais grave et ça ne dure pas longtemps. On s'aime, quoi !

F.D. : Allez-vous emmener votre petite famille en tournée ?

F.P. : Pour la première date, le 6 novembre à Chalon-sur-Saône, il y aura bien sûr toute ma famille, car je suis né là bas... Mais je ne souhaite pas imposer ce genre d'aventure à ma femme et à mes enfants. Devoir se déplacer tous les jours d'une ville à l'autre, ça ne serait pas un cadeau ! J'espère toutefois qu'ils pourront me retrouver à un moment ou à un autre, car je ne me vois pas passer un mois sans eux, ce serait trop difficile...

Florian Anselme

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