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France Gall et Michel Berger : Leur fils va être papa !

Publié le 12 avril 2021

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Après avoir perdu tous les siens, Raphaël Hamburger vit enfin, à 40 ans, une promesse de bonheur… Il n'avait que 11 ans lorsqu'il a perdu son père Michel Berger et tout juste 16 au décès de sa sœur Pauline…

Il y a trois ans, le 7 janvier 2018, Raphaël Hamburger a dû dire adieu à sa maman, vaincue par le cancer du sein à l'âge de 70 ans, un mal qu'elle combattait avec courage depuis de longues années… Ce jour-là, le malheureux a endossé le rôle ingrat et triste de l'unique enfant survivant de ce couple de stars qu'étaient France Gall et Michel Berger.


Ce fils discret fêtera ses 40 ans le 2 avril prochain et, malgré le deuil qu'il a dû surmonter par trois fois depuis sa plus tendre enfance, il peut enfin se réjouir d'une perspective de bonheur. En effet, selon nos informations exclusives, le producteur de musique va devenir papa !

On peut aisément imaginer combien l'arrivée d'un petit bout de chou dans son existence comblera de joie celui qui a traversé tant d'épreuves. À commencer par la mort de son papa, le 2 août 1992, alors qu'il n'avait que 11 ans…

France Gall avec ses deux enfants, Raphaël et Pauline, aux obsèques de Michel, le 6 août 1992.

Souvenez-vous, cet été-là, après avoir enregistré en duo avec son épouse l'album Double jeu, le musicien, très fatigué, se reposait en famille dans sa maison de Ramatuelle, dans le sud de la France. C'est au cours d'une partie de tennis contre Framboise Holtz, l'ex-femme du journaliste Gérard Holtz, également présent, que l'auteur-compositeur et interprète de Quelques mots d'amour s'est écroulé, victime d'une crise cardiaque.

Si le décès brutal de ce père charismatique et talentueux a été un véritable cataclysme pour ce jeune garçon à l'aube de l'adolescence, une autre catastrophe devait s'abattre à peine cinq ans plus tard sur ce qu'il restait du clan Gall-Berger…

Pauline, la fille aînée de France et de Michel, était rongée par la mucoviscidose, une maladie génétique rare qui s'attaque aux poumons. Dotée d'un formidable appétit de vivre, la jeune fille s'est battue longtemps contre ce mal terrible et douloureux avant de rendre les armes à l'âge de 19 ans.

Comment survit-on à de telles disparitions presque coup sur coup ? Lorsqu'on est une mère, d'abord, et pire peut-être, lorsqu'on est un enfant ?

En 2015, année funeste où son cancer a récidivé – le mal avait été diagnostiqué en 1993, un an à peine après la mort de son grand amour –, France Gall s'était confiée sur la disparition de ces deux êtres qu'elle aimait tant dans un documentaire diffusé sur C8 : « On ne le croit pas, on n'en revient pas de vivre un truc pareil, déplorait-elle. On n'en revient pas de vivre ça, parce que c'est justement le truc que l'on ne peut pas et que l'on ne veut pas vivre. Tout le monde dit que c'est impossible et inhumain à vivre, et pourtant on me le fait vivre. Je n'en revenais pas que ça soit possible. […] J'ai tout de suite voulu être la maman qui réussit le plus au monde à survivre et à intégrer cette idée d'avoir perdu un enfant. De pouvoir le plus facilement vivre avec ça, parce que sinon on est foutu si on y pense, si on est dans le regret… »

Près de vingt ans après le décès de cette enfant qu'elle appelait « son ange », elle livrait alors les secrets de sa force : « C'est extraordinaire de l'avoir connue pendant dix-neuf ans, on me l'a reprise, mais on me l'a quand même donnée pendant dix-neuf ans. Et pour Michel, c'est aussi ça que j'ai pensé tout de suite. Quelle chance j'ai eue de le rencontrer. Ça, c'est des idées très fortes qui m'ont aidée énormément. »

« Il vient d'acheter un studio d'enregistrement, il a créé une radio, un label de disques et supervise des musiques de films, révélait France Gall dans Paris Match, toujours en 2015. Il ne montera pas sur scène avec un micro, il ne recherche pas la célébrité. C'est important qu'il fasse des choses par lui-même. »

Lors des obsèques de Pauline, en 1997, la muse de Michel Berger avait prononcé un texte d'adieu bouleversant dans lequel cette mère brisée par le chagrin avait glissé quelques mots en hommage au courage de son fils : « Raphaël a donné son enfance et a su passer du petit frère au grand frère », s'émouvait-elle avant de poursuivre : « Les amis de Pauline ont accepté d'abandonner une partie de leur insouciance d'année en année. Et Michel a tout donné. Ma chérie, Raphaël, moi et tout le monde ici, nous sommes là pour dire “Au revoir”. Et respire maintenant ! »

Dernier sale coup du destin, le musicien s'est donc retrouvé seul au monde à la mort de sa maman il y a trois ans. Pourtant, très vite, ce fils de saltimbanques à l'âme combative et résiliente s'est mis au travail pour faire revivre l'univers musical de ses parents !

Avec l'aide du dernier compagnon de France Gall, Bruck Dawit, il s'est attelé à l'orchestration d'une nouvelle version du célèbre opéra rock Starmania, et en a confié la mise en scène à Thomas Jolly.

Le spectacle, qui devait être présenté à la Seine musicale, à Boulogne-Billancourt en région parisienne, a été retardé en raison de la crise sanitaire, mais il devrait être de retour à Paris l'automne prochain.

Si l'interprète de Résiste était encore de ce monde, nul doute qu'elle se réjouirait de voir son fils adoré poursuivre l'œuvre de ses parents et lui donner la joie d'être grand-mère…

Clara MARGAUX

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