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François Berléand : Il révèle son alcoolisme !

Publié le 6 octobre 2020

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Le comédien François Berléand a été rattrapé par ses vieux démons pendant le confinement qu'il a passé au vert avec sa famille dans le Lot…

Jusqu'au 31 décembre, il est sur la scène du théâtre Antoine, à Paris, où il donne la réplique à François-Xavier Demaison dans l'hilarante pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, Par le bout du nez. Et, du nez, François Berléand en a. Ce n'est pas un secret, ce gourmet au palais délicat a toujours apprécié les grands crus. Une passion qui, il y a quelque temps, a viré à l'addiction, comme il l'a récemment confié dans l'émission On ne répond plus de rien, sur RTL. À l'instar de nombreux Franciliens, lorsqu'il a appris le 16 mars, que le pays allait être confiné pendant plusieurs semaines, le comédien prend la décision quelque peu précipitée de fuir Paris avec sa petite famille.


Des voisins, qui possèdent une maison de campagne dans le Lot, près de Cahors, les ont en effet invités à les rejoindre. Dans le coffre de sa voiture, François Berléand glisse quelques-unes des 5 000 bouteilles de sa cave personnelle, en vue de les partager avec ses hôtes.

Mais alors qu'il pensait fuir l'épidémie en se réfugiant à la campagne, il apprend, peu après son arrivée qu'une des personnes qui les accueillent est contaminée ! Ils sont onze sous le même toit, le virus n'en épargne aucun. Certains perdent le goût et l'odorat, l'acteur, lui, s'en tire juste avec une légère fatigue. En revanche, sa compagne, Alexia, est, elle, plus sévèrement touchée. Rongé par l'inquiétude, n'ayant rien d'autre à faire qu'à tourner en rond dans la maison, François prend alors l'habitude de se détendre en s'offrant un verre, suivi d'un second, puis d'un troisième. « Je buvais au moins une bouteille par jour, plus les apéritifs. […] J'étais arrivé avec des caisses et j'en avais acheté sur place », raconte-t-il.

Si le comédien avoue un faible pour le saint-estèphe et le pauillac, la région de vignobles où il s'est réfugié produit également d'excellents crus. Une aubaine pour cet amateur, mais aussi un piège. En effet, toute consommation excédant trois verres par jour pour un homme, deux pour une femme, est considérée comme de l'alcoolisme par l'Organisation mondiale de la santé.

Une bouteille en contenant six, c'est près de 400 verres que François a ingurgités durant ces deux mois d'isolement forcé ! Beaucoup trop, comme il l'a réalisé au cours de son séjour. En effet, confie-t-il encore, cette enivrante convivialité a fini par lui peser : « Ces moments étaient extraordinaires mais au bout d'un moment, j'en ai eu un peu marre. » De retour à Paris, l'artiste s'est heureusement repris en main. Et c'est en toute sobriété qu'il invite désormais les spectateurs à se laisser mener Par le bout du nez.

Lili CHABLIS

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