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(INTERVIEW EXCLUSIVE) François Feldman : « Avec bébé d’amour, on habite ensemble ! »

Publié le 6 septembre 2018

À 60 ans, François Feldman renoue avec son premier amour : son public ! Dès février, ses admirateurs pourront le retrouver en tournée dans toute la France. Interview exclusive.

En mai dernier, Fanfan - comme l’appelle ses fans - faisait son grand retour en sortant un album autoproduit, « Vivant ». 

Et vivant, il l’est complètement puisque, en février, l’interprète inoubliable des « Valses de Vienne » entame une nouvelle tournée dans toute la France. 

Au programme ? Un mélange de ses nouveaux titres comme "Câline-moi encore" et des tubes qui ont fait sa réputation ! 

Toujours aussi passionné, François Feldman innove sur scène comme dans sa vie privée. Comme il nous le confiait il y a un an, le papa de Joy (28 ans) vit une relation discrète avec celle qu’il surnomme « Bébé d’amour ». 

Aujourd’hui, il vous en dit plus !

France Dimanche : Comment allez-vous ? 

François Feldman : Je suis en pleine forme. Depuis 2001, j’habite dans le sud donc je suis toujours en vacances ! Et puis, l’hiver : je vais au ski. Je me suis fait rapidement à ce changement de vie et Paris ne me manque pas, même si ma fille y habite encore [Joy, issue de son union avec Fanny Gardel, Ndlr.]

FD : D’ailleurs comment va-t-elle ?

FF : Elle va avoir 28 ans demain ! Le 7 septembre. Elle va très bien. Elle a son petit copain. Sinon professionnellement, elle se cherche un peu dans son métier de comédienne. Elle fait des castings, elle va à droite, à gauche.

FD : Avez-vous hâte de devenir grand-père ? 

FF : On n’a jamais hâte ! Mais oui, ce serait sympa. Comme on est assez loin, ce n’est pas non plus très pratique. Un grand-père, c’est bien quand il est à côté. Elle serait un peu loin pour emmener le bébé à papy. 

FD : Vous venez de fêter vos 60 ans le 23 mai dernier. Vous êtes en grande forme. Quel est votre secret ?

FF : Mon secret, c’est l’alimentation. Je ne me prive pas, je mange bien mais j’ai aussi commencé un coaching il y a un an et demi. Je me sens très bien maintenant. Sinon, je fais également un peu de sport régulièrement. J’ai commencé le wakeboard [surf tracté par un bâteau à moteur, Ndlr.] il y a 25 ans ! Ici, ce n’est pas le paradis de la glisse car il y a beaucoup de vagues. Il faut se lever très tôt. Après, même si j’habite dans le sud, je n’aime pas trop quand il y a beaucoup de monde. J’y vais plutôt en juin ou en septembre. Là, c’est top. 

FD : En mai dernier, vous sortiez un nouvel album « Vivant ». Pourquoi avoir attendu quatorze ans pour sortir un nouveau disque ?

FF : Avant ça, je n’avais pas beaucoup d’inspiration. Star 80 m’a beaucoup occupé. De 2007 à 2010, je suis parti en tournée avec eux. En 2015, ils m’ont rappelé pour remplacer Jean-Luc Lahaye qui avait des petits problèmes. J’ai fait ça deux ans et j’ai arrêté en décembre 2017… Mais bon, ça faisait déjà deux ans que je travaillais sur mon nouvel album !

FD : Vous disiez en octobre 2017 que votre fibre créatrice était revenue grâce à votre « bébé d’amour ». Ça se passe toujours aussi bien entre vous ? 

FF : Ça se passe très bien, mais elle ne souhaite pas que je révèle son nom. On l’appellera simplement « Bébé d’amour » (rire). Aujourd’hui, on habite ensemble. L’an passé, j’ai changé de maison. J’ai choisi une petite maison d’une centaine de mètres carrés. Avant elle était plus grande, mais, si elle était pleine l’été, je me retrouvais un peu seul l’hiver. Donc je l’ai vendue. Aujourd’hui, je n’ai plus que deux chambres – une pour moi, une pour ma fille – et je me suis rapproché de la mer.

FD : Pour votre nouvel album, vous avez choisi un style très innovant : l’électro. Qu’est-ce qui vous attire dans ce style de musique ?

FF : J’ai toujours mélangé les vrais sons et les machines. J’avais envie de le faire à la maison avec les nouveaux instruments et programmes. Sinon, il y a quand même pas mal de vrais musiciens. Il y a des vraies basses, des guitares, des cuivres, des violons, des violoncelles, un saxophone et puis il y a un trio, un duo. Il y a quand même pas mal de choses faites pas les hommes. C’est effectivement moderne, mais je l’ai toujours été. J’ai toujours eu mes deux facettes : celle un peu funcky et celle un peu plus romantique. Ça doit être dû à mon signe, gémeaux. 


FD : Pour cet album, vous vous êtes autoproduit. Était-ce une volonté de votre part ?

FF : Au départ, j’ai fait le tour des copains et je n’ai pas senti une grosse motivation de leur part. Je n’avais même pas fait écouter qu’on me disait déjà « Ouhlala », ça va être très très dur en radio. Et comme je n’ai pas envie d’être de nouveau confronté au stress du show business, j’ai pris la décision de le faire seul. Sur les plateformes type Amazon, ça se passe très bien. Je vends une trentaine de disques par mois. Étant donné que je suis sans maison de disque, les ventes seront plus progressives. Là, je vais commencer un promotion nationale donc je vais pouvoir un peu en parler. Et puis en parallèle, je commence la tournée en février ! J’ai été obligé de prendre un producteur. En plus, cela faisait longtemps que je voulais travailler avec Hughes Gantelet [producteur de la tournée Star 80, Ndlr.].

FD : Justement, vous avez prévu une dizaine de dates. Pour le moment, Paris n’en fait pas partie. Est-ce un de vos projets ?

FF : Oui, on aimerait avoir une petite salle. On va voir. Là, j’ai déjà un planning de dates vendues clefs en main. On a commencé à envoyer des mails à tous les agents artistiques de France, de Belgique, de Suisse et de Québec. On commence à avoir pas mal de retours. Ils ont déjà acheté trois-quatre dates. Ça va se faire tranquillement. C’est un projet qui va durer deux ou trois ans, je pense. L’avantage de s’autoproduire, c’est qu’on n’a pas vraiment la pression du timing. À l’inverse quand on travaille avec une maison de disque, si le projet ne marche pas au bout de trois mois, ils disent au revoir..

FD : Jouerez-vous uniquement les chansons de Vivant dans vos prochains concerts ou y glisserez-vous certains de vos tubes ?

FF : Je vais jouer neuf titres de mon nouvel album et quinze titres de l’ancien. Sans oublier, quelques petits medleys. La chose qui est également importante, c’est que les anciens tubes vont être retravaillés. Pas trop cependant, on ne va pas dénaturer une chanson comme les Valses de Vienne. Celle-ci sera jouée au piano par exemple, un peu comme quand je l’avais composée. J’ai trouvé quatre musiciens qui sont extraordinaires et puis une chanteuse, car malheureusement, Joniece Jaminson [son duo dans « Joue-pas, Ndlr.] ne pourra pas être présente. Elle s’appelle Safi. Elle va chanter tous les duos et faire un peu les coeurs dans les autres titres. En plus, Safi joue du piano, elle est très complète ! J’ai eu du mal à trouver. Après, mon but, c’est également d’enregistrer le concert au niveau sonore et visuel. J’aimerais sortir par la suite un double album avec les titres remaniés et les nouveaux. Sur ce coup-ci par contre, j’aurais peut-être besoin d’un partenaire.

FD : Comment avez-vous pris le fait que Franck Dubosc vous fasse un clin d’œil en nommant son film « Tout le monde debout » - une référence à votre gaffe au Téléthon 96 ?

FF : On est amis. Il n’y a pas de problème. Je trouve ça bien d’ailleurs. Le seul truc qui m’a un peu gêné dans cette histoire, c’est plus les reportages qui affirmaient que ma carrière discographique s’était arrêtée  à cause de ça. J’ai participé au Téléthon en 1996. Or, j’avais cessé de sortir des albums en 1992 avec « Joy, parfum de vanille ». Aujourd’hui, je participe à l’association « Sourire et partage » qui soutient matériellement et moralement les enfants gravement malades et leurs familles. Si je leur montre cette vidéo – s’ils ne l’ont pas déjà vue, je pense qu’ils vont rigoler ! D’ailleurs, s’il y a d’autres artistes et sportifs qui souhaitent venir, qu’ils se joignent à nous. On cherche encore du monde !

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Julia NEUVILLE

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