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François Feldman : “Je suis amoureux !”

Publié le 9 mars 2018

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François Feldman, l’interprète des “Valses de Vienne”, a repris goût à la vie.

Il continue de faire ce qu’il aime le plus au monde : chanter, pour le plus grand plaisir de fans parfois un brin nostalgiques, au contraire de leur idole, qui affiche une forme olympique. Grâce au sport, à une hygiène de vie irréprochable, mais aussi et surtout grâce à l’amour, comme François Feldman a bien voulu nous le confier.

Celui qui a récemment participé à la tournée Stars 80 ne regrette pas une seconde le temps de sa gloire, quand il vendait plus de disques que Patrick Bruel et Jean-Jacques Goldman avec ses tubes n° 1 au Top 50. Des airs qui sont encore sur toutes les lèvres : Valses de Vienne, ou Joy, écrit à l’occasion de la naissance de sa fille.


France Dimanche : Vous êtes de l’aventure de la tournée Stars 80…

François Feldman : Oui, mais c’est un peu par hasard. J’ai remplacé au pied levé Jean-Luc Lahaye [en février 2015, ndlr]. J’ai aussi participé au premier film Stars 80. Mais ma prestation s’était résumée à de la figuration, J’y incarnais mon propre rôle. Cela valait d’ailleurs mieux, car je ne suis pas un acteur. Et je ne suis pas à l’affiche du second long-métrage qui sortira bientôt en salle [le 6 décembre, ndlr]. Cette aventure s’arrêtera donc pour moi le 22 décembre. Je vais pouvoir reprendre mes bonnes habitudes : faire un tour de chant complet, accompagné au piano, dans des petits galas, des showcases, des concerts de gospel dans les églises. J’aime toujours autant le contact avec le public, et je ne me lasse pas d’inviter la belle Joniece Jamison, à chanter avec moi Joue pas et J’ai peur.

F.D. : Joniece est une amie de longue date…

F.F. : On ne s’est jamais quittés. On s’appelle tout le temps. Elle est grand-mère. Ma fille, Joy, a 27 ans, et je ne suis toujours pas grand-père, pourtant je vais avoir 60 ans le 23 mai prochain !

F.D. : Vous êtes en forme, comment faites-vous ?

F.F. : Je me lève tôt et je pratique le ski en hiver, le tennis et le wakeboard en été. J’ai arrêté la clope et le sucre. J’ai un coach, et je fais vingt minutes de musculation quotidienne, à un rythme tranquille. J’habite désormais dans les hauts de Provence, non loin de Nice, et je prends plaisir à me promener dans cette magnifique région.

F.D. : Ce lieu vous a apporté l’inspiration ?

F.F. : Mon retour à la composition est dû à deux choses : nouvelle maison et nouvelle chérie ! Je suis amoureux, mais comme le disait ma mère, «pour vivre heureux, vivons cachés !» Je ne vous donnerai donc pas son nom, mais sachez que je l’appelle «Bébé d’amour» et que nous ne vivons pas encore ensemble. Je travaille chez moi et mets la dernière main à mon nouvel album. Ma maison est plus petite que la précédente, mais j’ai pu y installer un studio d’enregistrement. Grâce à la technologie numérique, je suis en mesure de désormais travailler à distance. J’ai envoyé toutes mes chansons à Kamil Rustam, un ami de vingt ans, par Internet à Los Angeles. Ensuite il a enregistré les guitares chez lui, puis le mix a été réalisé à Londres, sans que j’aie à bouger de chez moi ! J’ai fait les basses et les chœurs dans mon studio. C’est une nouvelle expérience qui me simplifie la vie.

F.D. : Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter Paris en 2001 ?

F.F. : Plusieurs grands chagrins : la mort de ma mère [qui a succombé à un cancer, ndlr], ensuite celle de mon père. Et puis tout s’est soudain enchaîné : ma petite amie m’a quitté, le métier m’a tourné le dos. On ne dit pas pour rien qu’un malheur n’arrive jamais seul. Alors je suis parti m’installer dans le Midi et j’ai gagné ma vie en faisant des galas. Dès que l’album sera terminé, je ferai le tour des maisons de disques. Et si je n’en trouve pas, je passerai par les réseaux sociaux.

F.D. : Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux…

F.F. : J’ai 120 000 followers sur Facebook et Instagram. Je gère mon compte moi-même, «François Feldman officiel».

F.D. : Vous êtes un homme heureux ?

F.F. : Mes chansons correspondent à mon humeur, à la musique que j’aime. J’ai écrit trois ballades, parce que, chanteur populaire, je continue de chanter l’amour et j’aime ça. Les six autres titres sont plus funky, ils apportent de la joie, du bonheur, et donnent envie de danser. C’est le meilleur remède contre la mélancolie.

Dominique PRÉHU