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François Hollande : Les révélations de son chauffeur !

Publié le 24 janvier 2014

� Rachid Kasri � a été pendant dix ans garde du corps et chauffeur de notre actuel président. Depuis l’élection, il était devenu chargé de mission au PS avant de réapparaître dans le sillage du chef de l’état…

Il aura fallu une simple distribution de tracts dans le hall d’un immeuble de la cité du Bois-l’Abbé à Chennevières-sur-Marne pour que le destin de Rachid Kasri bascule… Lui qui travaillait alors en intérim dans le bâtiment ou comme agent de sécurité dans un supermarché est passé de simple sympathisant de la gauche à chauffeur et garde du corps d’un certain François Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste !

Durant dix ans, cet ancien boxeur a accompagné l’homme politique dans tous ses déplacements, en France comme à l’étranger… « Lui et moi on s’est très bien entendus […], a-t-il confié tout récemment dans la revue Charles. Ça s’est fait normalement, naturellement, le courant est vite passé. Je l’appelais François, lui m’a tout de suite tutoyé. Au début j’ai eu du mal, mais ça n’a pas duré très longtemps. »

Cover 3517Discrétion

Si cet homme de l’ombre a dû quitter son poste en 2012, dès l’élection de son patron à la présidence de la République, l’Élysée disposant déjà de son propre service de sécurité, il est toutefois resté au PS où il est désormais chargé de mission. Pourtant, étrangement, ce proche d’entre les proches, qui, à l’époque du début de la liaison entre François Hollande et Valérie Trierweiler, était dans le secret des dieux avant tout le monde, aurait été rappelé par le chef de l’État il y a peu.

À l’heure où l’on apprend que, dans la plus grande discrétion, le président aurait fait, depuis un an, de fréquentes allées et venues entre l’Élysée et la rue du Cirque à Paris, afin de retrouver l’actrice Julie Gayet, il semble difficile de ne pas faire le lien avec ce rappel soudain… Qui d’autre que celui qui avait conduit, en voiture ou à scooter, le premier secrétaire du parti et passait alors presque tout son temps auprès de lui, pouvait escorter, dans la discrétion la plus absolue, le président amoureux vers sa bien-aimée ?

Alors que tous se demandent si (et quand) le président annoncera sa rupture avec la première dame, l’ex-chauffeur de Hollande en saurait-il plus que les autres sur cet amour secret ? On le dirait bien… Car ce fidèle compagnon de route semble très au courant de la personnalité et des habitudes de l’homme qu’il protégeait envers et contre tous. « Je le connais par cœur, vient-il en effet de révéler dans Charles. Je savais quand il avait besoin de quelque chose, je savais où il allait mettre les pieds, quand il allait se gratter, quand il avait envie d’aller aux toilettes, quand il avait soif, besoin d’un Kleenex, d’un stylo…

C’était un sacré boulot. » Plus qu’un « sacré boulot », travailler avec le n° 1 du PS était toute sa vie ! Car durant toutes ces années passées auprès de François Hollande, Rachid ne comptait pas ses heures… Loin de là ! « Certains soirs je finissais à 1 h parce qu’il allait au théâtre, à l’opéra, en sorties privées, confie-t-il encore. Et il fallait le ramener et être chez lui le lendemain matin à 6 h 30 avec les journaux. »

De même, loin de se laisser tromper par l’apparente bonhomie du personnage, Kasri donne une image inhabituelle de celui que Les guignols de Canal + présentent comme un pantin rigolard peu à même de diriger le pays : « S’il faisait de la boxe, il serait très bon cogneur, explique ainsi le garde du corps. Parce qu’il sait donner des coups là où on s’y attend le moins. C’est comme ça qu’on crée des K-O en boxe comme en politique. Un K-O, c’est un coup que le cerveau n’a pas vu venir, qu’il n’a pas pu enregistrer. » Et cet ami pour la vie d’ajouter : « Il y a chez lui un soupçon de naturel, mais tout le reste c’est de la stratégie. »

Toujours est-il que l’ex-maire de Tulle n’a jamais oublié Rachid, à côté duquel il s’asseyait en voiture, ne supportant pas de s’installer sur la banquette arrière. Cette proximité a cessé avec l’élection de François Hollande et a laissé dans le cœur de Kasri une nostalgie que l’on devine derrière ces mots : « Ça fait bizarre quand ça s’arrête… J’aurais bien aimé poursuivre l’aventure, mais je suis très content qu’il soit devenu président […]. J’attends une nouvelle affectation en interne et je me verrais bien conseiller en déplacement plus tard… Je suis bien ici… Sauf si le grand manitou m’appelle. »

Peut-être est-ce bien ce qu’il a fait…

Clara Margaux

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