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Françoise Hardy : Proche de la fin !

Publié le 20 septembre 2021

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Alors qu’elle se bat depuis des années contre un cancer agressif, François Hardy doit désormais faire face aux terribles effets secondaires de ses lourds traitements. Affaiblie et épuisée, la chanteuse confie avec émotion son effroyable quotidien.

“Je suis proche de la fin, je vais trop mal”, confiait-elle au magazine Technikart ce 17 septembre. Voilà les mots de l’icône de la nouvelle vague désormais exsangue de toute énergie.


En effet, l’artiste paie le prix fort coté santé. D’abord atteinte par un cancer du système lymphatique, puis du pharynx, elle est aujourd’hui traitée depuis trois ans pour une tumeur du cavum (cancer du nasopharynx). Et justement, c’est son traitement, une très lourde radiothérapie, qui la laisse terriblement amenuisée.

À 77 ans, les “effets secondaires cauchemardesques" ont presque eu raison d’elle, et son quotidien ressemble plus à une lente et terrifiante agonie. Seule et isolée, Françoise Hardi n’a d’autre choix que de s’en remettre à l’aide précieuse d’amis, seulement la pandémie n’a rien arrangé à son désarroi : "Je vis confinée depuis 2019 et dépends des autres pour m’alimenter, se remémore-t-elle avec la sincérité qu’on lui connaît. Lors du premier confinement, mon grand ami Marco, qui vit en banlieue, ne pouvait plus m’apporter mes courses alimentaires de produits frais, l’approvisionnement en eau s’avérait très problématique, et d’un seul coup l’attente pour les précieuses livraisons Picard durait un mois ! J’ai ressenti une grande détresse."

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, maintenant, la chanteuse est prise au piège de sa maladie. Impossible pour elle de se faire vacciner contre le Covid-19. Les médecins ont jugé que son état n’était plus compatible avec le vaccin, de quoi la plonger encore plus dans un abîme de solitude : "Je n'ai quasiment plus de lymphocytes et l'efficacité des vaccins ARN messager passe par la réponse lymphocytaire comme l’a expliqué la chercheuse Katalin Kariko".

Sentant la fin approcher, Françoise a informé sa volonté de “mourir paisiblement” en ayant recours à l’euthanasie. Mais avant cela, elle a pris le soin d’organiser son grand départ : “Avec l’aide de mon notaire, j’ai rédigé mon testament il y a quelques années. J’espère laisser à Thomas de quoi payer les frais de succession exorbitants qui lui seront réclamés, ainsi que les charges qu’un studio et un appartement où habitent de très proches amis lui coûteront."

On lui souhaite tout le courage du monde, dans ces heures douloureuses.

Andréa Meyer

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