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Frédéric François : " J'aurais pu faire une crise cardiaque !

Publié le 5 mars 2010

Alors que le "latin lover" s'apprête à fêter ses 60 ans, nous l'avons retrouvé en pleine forme, évoquant au passé les soucis de santé qui ont failli coûter très cher à Frédéric François !

Il nous aura fait peur, très peur ! Heureusement, après avoir tremblé pour lui pendant plus d'un an, nous voilà désormais tout à fait rassurés : Frédéric François va mieux que bien !

La preuve ? Depuis quatre mois, il a repris sa tournée, arpentant les routes de France, de Navarre, et même d'Égypte ! Et il s'apprête à sortir, en septembre prochain, un nouvel album, avant d'investir, en février 2011, la scène mythique de l'Olympia...

->Voir aussi - Frédéric François : "Je m'en suis sorti grâce à mon coach !"

Rencontre avec un « rescapé » en pleine forme !

France Dimanche (F.D.) : Comment vous portez-vous depuis vos récents pépins de santé ?

Frédéric François (F.F.) : Très bien ! J'ai enfin repris le dessus. Par respect pour ceux qui m'aiment, j'ai voulu aller trop loin. J'ai donc, à tort, pris des médicaments, pensant que ça allait m'aider à aller mieux. Si j'avais su, je me serais juste reposé une quinzaine de jours pour repartir frais et dispos. Au lieu de quoi, j'ai dû tout arrêter pendant un an !

F.D. : Avez-vous eu peur de ne plus pouvoir recommencer à chanter ?

F.F. : Oui surtout après avoir passé deux mois, alité dans le noir. Les médicaments que j'ai ingérés ont fait beaucoup de dégâts. J'aurais pu faire une crise cardiaque. Depuis, je vais certes mieux, mais je me sens encore moralement un peu fragile. Je crois qu'on ne ressort jamais indemne de ce genre d'épreuve. D'ailleurs, quand j'ai appris la mort de Michael Jackson, quelques mois après mes ennuis de santé, cela m'a donné des vertiges. Comme moi, il a abusé des médicaments. Mais lui a malheureusement eu la piqûre de trop.

F.D. : Avez-vous changé votre façon de vivre ?

F.F. : Oui, bien sûr ! Avant, j'étais dans un engrenage infernal. Je fonçais, privilégiant ma passion sans faire attention à mes proches. J'ai donc choisi de m'occuper davantage de moi et des miens. Si j'avais pensé à l'époque un seul instant à ma femme et mes enfants, je n'aurais jamais pris ces médicaments ! Car j'ai mis véritablement ma vie en jeu. Aujourd'hui, j'essaie d'être plus cool. Je suis conscient que j'ai eu de la chance et que je m'en suis bien sorti. Bien évidemment, ma famille est là pour essayer de me freiner. Mon épouse et mes enfants vérifient que je n'en fais pas trop. Désormais, je ne peux pas faire autrement que les écouter...

F.D. : Qu'avez-vous fait pendant cette longue absence ?

F.F. : J'ai profité de mon repos forcé pour avancer sur mon nouvel album. Car, curieusement, j'ai été très productif. Les mélodies semblaient me tomber du ciel. Je précise que ce ne sont que des chansons d'amour. En effet, j'ai envie de ne donner que du rêve à mon public. Il est donc exclu de leur parler des problèmes de la vie de tous les jours. Nous sommes déjà en permanence harcelés par la misère dans le monde. Je me suis moi-même protégé de ça. Pendant un an, je n'ai pas regardé la télévision. Je savais que j'étais fragile, je me suis donc interdit d'allumer mon poste, ou d'écouter la radio. Ce qui m'a permis de refaire le plein d'énergie pour pouvoir enfin reprendre les concerts !

F.D. : Votre grand retour tant attendu sur scène, fin octobre 2009, a donc dû être émouvant...

F.F. : Ma première scène était à Liège, près de chez moi, là où il y a un an, j'avais dû arrêter soudainement ma tournée. L'émotion était intense et le public exceptionnel. J'étais si heureux de le retrouver ! Sur mon lit d'hôpital, je n'ai cessé de penser à mes fans. Si je vais mieux, c'est en partie grâce à eux...

F.D. : Vous avez récemment chanté en Égypte. Comment s'est passé votre séjour ?

F.F. : C'était une semaine formidable ! J'ai visité les pyramides pour la première fois. J'ai chanté à l'opéra d'Alexandrie, et au Caire où réside une large communauté française. J'y ai aussi rencontré Omar Sharif, un acteur que j'ai toujours adoré parce qu'il me fait penser à mon père.

F.D. : Le 3 juin prochain, vous aller fêter vos 60 ans. Appréhendez-vous cet anniversaire et de devenir sexagénaire ?

F.F. : Pas vraiment, je n'ai pas l'impression de faire mon âge. Je me sens encore dans la quarantaine. Et puis je pense être pas mal conservé. Mes enfants continuent de m'emprunter mes jeans et mes pulls, c'est dire ! J'ai certes quelques cheveux blancs, mais il paraît que ça a son charme. Je m'amuse à dire que c'est un cadeau de George Clooney !

F.D. : Avez-vous prévu de faire une fête pour cette occasion ?

F.F. : Je suppose qu'on risque de me faire une surprise, comme pour mes 50 ans où étaient réunis toute ma famille et mes amis artistes. Une chose est sûre, je ne serai pas sur scène ce jour-là. Maintenant plus que jamais : priorité à ma famille !

Philippe Callewaert

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