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Frédéric François : “Mon corps a tiré la sonnette d’alarme !”

Publié le 25 décembre 2017

En pleine 
tournée 
triomphale, Frédéric François 
a soudain 
dû tout 
arrêter 
après une 
fulgurante infection. 
Il se retrouve 
aujourd’hui 
au repos forcé.

Souffrant depuis plusieurs semaines, fiévreux, sans voix, cloué au lit, le célèbre chanteur a quand même tenu à nous donner des nouvelles de son état de santé. Il lève ainsi le voile sur le mal terrible qui l’a contraint à reporter sa tournée.

France Dimanche : Depuis combien de temps êtes-vous malade ?

Frédéric François : Tout a commencé par une simple toux qui a fini par inquiéter mon entourage. J’ai subi toute une batterie d’examens : analyses sanguines, bilan respiratoire… Et il se trouve que tout semblait normal. Mais j’étais très fatigué à cause de cette vilaine toux qui ne passait pas.

F.D. : Que vous ont dit les médecins ?

F.F. : Ils étaient unanimes à dire que j’avais une santé de fer ! Ils ne comprenaient pas non plus d’où le problème provenait… Or ce souci a commencé à avoir des répercussions sur ma voix, m’handicapant terriblement dans l’exercice de mon métier.

F.D. : Certaines sources évoquent un germe… Comment l’avez-vous contracté et en connaissez-vous l’origine ?

F.F. : Il ne s’agit pas d’un germe, mais d’une bactérie, que j’ai attrapée à la suite d’une bronchite mal soignée. C’est une prise de sang très ciblée qui a révélé que j’étais atteint d’un Chlamydia pneumoniae [bactérie pouvant provoquer des pneumonies, ndlr].

F.D. : Quelles douleurs ressentez-vous ?

F.F. : À vrai dire, il ne s’agit pas de douleurs mais d’un état général de fatigue extrême. J’ai éprouvé tous les symptômes de différentes maladies : angine, bronchite, sinusite ou encore état grippal… Or, les différents examens médicaux que j’ai subis n’ont rien montré. En plus des troubles physiques, je ne comprenais rien à mon état. Maintenant, je suis soulagé d’en connaître la cause.


F.D. : La décision d’arrêter votre tournée a dû être terrible à prendre ?

F.F. : En effet, l’interrompre a été très dur pour le professionnel que je suis, qui aime profondément son public. Cependant, j’insiste sur le fait que la tournée n’est pas annulée, mais reportée. Et les nouvelles dates sont désormais connues.

F.D. : Quel traitement pourrait vous remettre sur pied ?

F.F. : Je viens de passer deux années extraordinaires avec la sortie de mon album Les femmes sont la lumière du monde, le succès du titre À tous ceux qu’on aime [plus de deux millions de vues sur YouTube, ndlr], la remise d’un disque d’or, mon élévation au rang de chevalier des Arts et des Lettres, une tournée dans le monde entier. J’étais physiquement et moralement exténué. Et mon corps a tiré la sonnette d’alarme. Je suis dans un tel état d’épuisement que je suis contraint de me reposer. De plus, j’ai récemment perdu mon frère aîné, Rosario, et ce choc n’a bien sûr rien arrangé. Le seul point positif dans tout ça est que j’ai compris la situation et décidé de prendre soin de moi et de ma famille.

F.D. : Que projetez-vous de faire durant votre convalescence ?

F.F. : Je tâche de me reposer, comme les médecins me l’ont conseillé. Cependant, même au lit, je garde ma guitare à côté de moi. Cet état de méditation dans lequel je me trouve me permet de créer des chansons. Car je pense toujours, malgré tout, à mon fidèle public et mon merveilleux métier. Si les médecins le savaient, je crois que je me ferais taper sur les doigts ! Je suis un travailleur acharné et j’ai vraiment du mal à m’arrêter.

F.D. : Comment votre famille, vos proches, vos fans, vivent-ils cette épreuve ?

F.F. : J’ai beaucoup de chance, car tous sont très compréhensifs et me soutiennent au quotidien. On se croit invulnérable, et puis, un jour, on est rappelé à l’ordre par la vie, qui nous montre que nous sommes faillibles. J’ai bien conscience que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Je remercie aussi vivement mon épouse, Monique, qui est devenue mon infirmière particulière [rire], ainsi que toute ma famille. Désormais, j’ai compris que je devais penser à moi, et à eux. Si je lève le pied de temps à autre, ce n’est pas grave, je n’ai pas à culpabiliser. Je souhaiterais terminer par cette citation d’Albert Einstein qui semblait avoir trouvé la recette du bonheur : « Une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente. » Je pense qu’il avait raison, mais j’avoue avoir bien du mal à appliquer ce sage principe, car, pour moi, ma vie c’est mon métier, mon public, ma musique, avec tout ce que cela comporte comme risque…

Caroline BERGER

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