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Frédéric François : Terrassé par une maladie mystérieuse

Publié le 12 décembre 2008

Le dimanche 26 octobre, le chanteur Frédéric François s'était écroulé avant de monter sur scène. Depuis, c'est l'angoisse !

Parce qu'ignorer un problème c'est éviter de le résoudre, il a longtemps préféré se voiler la face. Ainsi, des mois durant, Frédéric François s'est dupé lui même jusqu'à nier l'évidence.

Et ce qui devait arriver, arriva... le 26 octobre dernier. Ce soir-là, le chanteur s'est écroulé avant de monter sur scène. Depuis, c'est l'angoisse ! Hospitalisé depuis plusieurs semaines dans un hôpital de Liège, son état est jugé préoccupant. « Je souhaite simplement être avec les miens pour Noël », a-t-il pu glisser dans un filet de voix à l'édition belge de Paris Match.

Hélas, rien n'est moins sûr ! Car il semblerait que Frédéric soit atteint d'une maladie rare sur laquelle les plus grands spécialistes ne peuvent, pour l'instant, se prononcer. Or, tant que le diagnostic n'est pas posé avec précision, tout espoir d'un traitement adapté est illusoire. Épuisé, le chanteur enchaîne actuellement les examens tout en se reprochant cruellement de ne pas avoir été plus prudent...

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Alerte

Car ses ennuis de santé ne datent pas d'hier. Ils se sont en effet manifestés pour la première fois cet automne à Genève. Victime d'une grosse laryngite en octobre dernier, Frédéric s'est soigné lui-même, persuadé d'être sur pied quelques jours plus tard.

Or, depuis, sa voix ne s'est jamais complètement remise, le laissant parfois même aphone. Pourtant, l'artiste ne s'est tout d'abord pas inquiété. Constamment sur scène depuis février dernier, il ne lui semblait pas anormal que ses cordes vocales le lâchent de temps à autre...

Heureux de voir les salles de ses concerts pleines à craquer, l'Italian Lover continuait donc de chanter son hymne à la vie, chaque soir, non sans avoir auparavant avalé à la sauvette des comprimés de cortisone. Mais les doses qu'il s'administre avant de rentrer sur scène sont tous les jours un peu plus importantes pour pouvoir donner le change à son fidèle public.

Usant et abusant de prétextes aussi variés que fallacieux, Frédéric François ignore les signaux d'alarme que lui lance son organisme surmené. Même les sept kilos mystérieusement perdus n'attirent pas son attention... Pris dans un engrenage infernal, il se veut un surhomme et répète tel un mantra, « The show must go on » avant d'entrer sur scène.

Amaigri, fatigué, le visage marqué par la souffrance, le chéri de ces dames est devenu en quelques semaines le pâle reflet de lui-même. Son malaise à Liège, le 26 octobre dernier, finit par avoir raison de sa résistance. Ce soir-là, il s'effondre quelques minutes avant le début du spectacle, contraint désormais d'appeler un médecin à son chevet.

Ce dernier lui prescrit le repos forcé et lui interdit de chanter. « Si au bout d'un mois vous n'avez toujours pas retrouvé votre voix, il faudra s'inquiéter », lui précise-t-il.

Dégâts

Or, bien qu'il ait suivi l'ordonnance et les conseils au pied de la lettre, ses cordes vocales ne laissent plus sortir qu'un son dont le timbre n'a plus rien en commun avec sa tessiture autrefois si chaude. Cette fois, Frédéric n'oppose aucune résistance à Monique et à ses enfants, qui le supplient d'aller à l'hôpital de toute urgence. Las, malgré une batterie d'examens, les médecins ne savent toujours pas de quoi est atteint leur célèbre patient.

Bien sûr, une caméra a décelé un renflement suspect au niveau de la corde vocale. Mais, pour l'instant, impossible de savoir si c'est un polype tant son gonflement rend difficile le diagnostic. De plus, un stimulateur posé durant quarante-huit heures sur son torse, a décelé une arythmie cardiaque. Enfin, des échographies assorties de prises de sang, mettent en évidence les importants dégâts causés par la cortisone au niveau des glandes surrénales.

Si le chanteur de charme s'oblige à rester optimiste, il attend avec impatience que le doute quant à la nature de son mal soit enfin dissipé. Considérablement affaibli, il n'a qu'une crainte : que les médecins lui annoncent la fin de sa carrière.

« Ce serait un contresens du destin que ma voix me soit enlevée », a confié Frédéric François aux journalistes. Une seule chose semble aujourd'hui certaine : tous ses galas du mois de décembre et de janvier sont reportés.

Anna Hadrien

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