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Frédéric Lopez : Ce que les invités m'ont raconté...

Publié le 5 juin 2015

Parmi tous les souvenirs rapportés par les participants à l’émission de  Frédéric Lopez Rendez-vous en terre inconnue, il en est qu’ils aimeraient peut-être mieux oublier : nous les avons exhumés pour vous.

Mardi 9 juin, les téléspectateurs de France 2 ont rendez-vous en terre connue. On peut bien en parler ainsi, puisque voilà maintenant dix ans qu’ils sont fidèles à l’émission de Frédéric Lopez, Rendez-vous en terre inconnue. Le principe doit vous en être familier : l’animateur embarque une personnalité pour l’emmener vivre chez l’habitant, à des milliers de kilomètres de Paris.

C’est justement sur ces invités que l’on reviendra, dans la spéciale du 9 juin qui sera d’ailleurs baptisée Retour en terre inconnue. Elle offrira l’occasion d’une rétrospective, avec notamment Marianne James et Frédéric Michalak sur le plateau. Mais comme il est des anecdotes que certains préféreraient peut-être passer sous silence, ou auront tout bêtement oubliées, nous avons décidé de leur rafraîchir un peu la mémoire.

Si tous sont d’accord pour dire à quel point cette expérience fut enrichissante, ils ne se souviennent pas forcément qu’elle fut d’abord exténuante ! C’est que, quand on est né dans le cocon douillet des villes européennes, on n’est pas nécessairement préparé à aller crapahuter dans les steppes de Mongolie, les montagnes de la cordillère des Andes ou les forêts d’Afrique !

Après quatre heures de pérégrination à 4 500 mètres d’altitude, chez les Quechuas du Pérou, Arthur pouvait s’exclamer : « C’est plus que je n’ai marché dans toute ma vie ! »
Marianne James, elle, emmenée par Frédéric Lopez chez les Bajaus d’Indonésie, avoue avoir craqué le premier soir, quand toute une escadrille de moustiques, avides de bon sang exotique (pour eux, évidemment !), a fondu sur elle : « Je me suis mise à sangloter de fatigue, avec la peur de ne pas tenir. » Bon, finalement, elle a tenu.

Virginie Efira aussi, d’ailleurs, même si elle a failli s’effondrer, chez les Tsaatans de Mongolie ; moins de fatigue que de froid : « Engoncée dans mes habits, je me suis sentie inapte à vivre là-bas. Le coup de blues était terrible… » Eh oui, les soirées sont parfois frisquettes en Mongolie !

Frédéric Lopez busteDu reste, Virginie a dû affronter d’autres écueils, non moins redoutables, parmi lesquelles les conditions d’hygiène, expérience neuve pour la jeune femme. « Les nuits étaient spéciales : j’avais les pieds de Frédéric Lopez sur ma tête. On était tout le temps en groupe. » Qui n’a pas passé au moins une nuit avec les pieds de l’animateur sur le crâne ne saura jamais ce qu’est le véritable dépaysement !

Mais même sans cela, les nuits loin de chez soi posent des problèmes potentiellement très angoissants. Zazie, partie en villégiature chez les Korowais de Papouasie, peut en témoigner : « La nuit, je n’osais pas aller faire pipi dans la jungle, de peur de me perdre ou de rencontrer un marcachon. »

Un marcachon ? Quèsaco ? Il s’agit d’un mot-valise forgé par Zazie, pour désigner un animal de la jungle, mi-marcassin mi-cochon. Du coup, exit du soulagement d’un besoin naturel en milieu forestier. Ça donne plutôt envie de se retenir en attendant l’aube…

François-Xavier Demaison a aussi souffert de problèmes urinaires lors de son séjour auprès des nomades du Rajasthan, en Inde : « Des veaux sacrés censés nous purifier ont fait pipi sur nos sacs ! » C’est bien les veaux, ça, tiens : sous prétexte qu’ils sont sacrés, ils se croient tout permis ! Cela dit, François-Xavier n’est pas le seul à avoir eu maille à partir avec la faune locale.

Par exemple, Zabou ignorait que, pour rejoindre les Nyangatoms d’Éthiopie, il fallait remonter dans une frêle pirogue une rivière infestée de crocodiles presque aussi longs et baraqués qu’un autobus parisien !

Marianne James a découvert que, pour participer à la partie de pêche à la seiche chez ses amis bajaus, il lui faudrait manipuler les appâts, des vers gluants aussi gros que des saucisses de Toulouse.

Et n’oublions pas la tête ­d’Arthur, lorsque le lama qu’il venait d’attraper à grand-peine s’est retourné pour lui cracher en pleine figure ! Après ça, Frédéric Lopez ne l’appelait plus que « capitaine Haddock »…

Bruno Solo, lui, à cause d’une bestiole locale, a carrément vu rouge et exigé qu’on mette immédiatement fin à son expérience. Enfin, pour être franc, l’animal en question n’y était pour rien. Il s’agissait d’un innocent mouton que l’acteur avait été chargé de tondre. Jugeant qu’il travaillait trop lentement, un cavalier mongol lui a arraché son outil des mains et l’a frappé avec, au point de le blesser ! Ça s’est arrangé ensuite, mais c’était juste.

Mélissa Theuriau a eu un problème avec une chèvre de Tanzanie qu’on lui a présentée sous forme de soupe : « C’était ignoble ! Quand j’y repense, j’en ressens encore le goût ! J’ai failli vomir, mais l’accueil des Massaïs était si gentil qu’il me fallait faire honneur à cette soupe, bourrée d’énergie selon eux. » Elle a bon dos, l’énergie…

Séduction

Remarquez, peut-être bien que Frédéric Michalak, lui, aurait été ravi qu’on se contente de lui présenter un bouillon de cochon, plutôt que de lui demander d’aller lui-même chercher l’un de ces remuants gorets au village voisin : « Trois heures de marche pour s’y rendre et un enfer pour revenir avec. Je devais en guider un, et entre les cris, la chaleur et la peur de me faire mordre, ça a été éprouvant ! »

Mais le beau rugbyman a eu des compensations inattendues. Notamment le jour où l’une des jeunes filles de la tribu nord-vietnamienne qui l’accueillait (les Lolo noirs) l’a demandé en mariage ! « Quand j’ai raconté ça à ma femme, elle a beaucoup ri ! Enfin, jaune ! »

Il n’a pas été le seul à faire une conquête. Marianne James a été l’objet d’un savant jeu de séduction de la part d’un fils d’agriculteur : « Je me suis laissé charmer, mais avec une sagesse tout à fait exemplaire ! » On dit ça, on dit ça…

En tout cas, par-delà leurs mésaventures, les participants sont unanimes : ce Rendez-vous en terre inconnue qu’ils ont vécu compte parmi leurs plus bouleversants souvenirs.

Didier Balbec

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