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Frédéric Zeitoun : Bloqué à cause de son handicap !

Publié le 28 mai 2021

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Frédéric Zeitoun en a gros sur le cœur. Immobilisé sur un quai de gare à cause de son handicap, le chroniqueur a poussé un gros coup de gueule pour dénoncer cette situation insupportable.

C’était la goutte d’eau en trop pour Frédéric Zeitoun. Ce vendredi 28 mai, le journaliste de Télématin était invité sur le plateau de L’instant Deluxe. Très à l’aise avec sa situation de handicap, Frédéric n’hésite jamais à parler de son quotidien. Une manière pour lui de sensibiliser et d’évoquer sans tabou sa situation. Mais cette fois-ci, c’est une aventure bien déplaisante qu’a vécue l’homme de 59 ans.


Le chroniqueur a ainsi raconté sa mésaventure et en a profité pour pousser un sacré coup de gueule, dénonçant la “situation dégueulasse” qui lui était arrivée au lendemain du déconfinement.

"Je vais prendre le train pour un reportage pour un Télématin. Il se trouve que la remplaçante de mon assistante n'avait peut-être pas fait la bonne démarche, ne m'avait pas inscrit en tant que personne à mobilité réduite auprès de la SNCF", explique-t-il.

Puis il poursuit : "Vous devez arriver 30 minutes avant, mon train était à 11 h 39 (...) Je suis arrivé à 11 h 14. Je n'avais donc pas 30 minutes d'avance, mais 25 minutes d'avance. La personne me regarde au guichet et me dit : 'monsieur, on ne peut pas vous monter. La règle, c'est 30 minutes (...) C'est de la prise d'otages et c'est dégueulasse !"

Loin de s’en laisser compter, Frédéric décide de s’avancer sur le quai pour interpeller un contrôleur. Persuadé que ce dernier lui viendrait en aide, il tente de lui expliquer la situation, en vain : "Je me suis dirigé vers le quai, j'ai rencontré un premier contrôleur, il m'a dit : 'Ah ça ce n'est pas de ma responsabilité, je n'assume pas.' Il y avait juste un petit tour de clé pour que le plancher s'élève et que je puisse monter !"

Furieux, le journaliste a alors pris la parole sur le plateau pour dénoncer ces injustices envers les handicapés. Ainsi, il explique que le vrai problème n’est pas le handicap, mais “le regard des autres” : "Vous imaginez le parcours du combattant pour le mec qui vient d'avoir un accident de voiture, à qui on dit que la vie va être facile... Non !"

Fort heureusement, Frédéric a fini par trouver un second contrôleur qui l’a reconnu et l’a aidé à monter dans le train, à temps. Il a donc tenu à faire passer un message, espérant que la SNCF le regarde, mais aussi les pouvoirs publics : "Encore une fois, qu'on adapte juste les villes, qu'on fasse que la cité au sens latin du terme soit accessible pour tout le monde. On ne demande pas autre chose. Aujourd'hui, on est surhandicapés !"

Voilà qui est dit !  

Andréa Meyer

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