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Geneviève de Fontenay : “Brigitte Macron n’aurait pas pu devenir Miss France !”

Publié le 19 décembre 2017

Geneviève de Fontenay garde un œil avisé sur le concours de beauté qui s'est déroulé le week-end dernier.

Quoi qu’il arrive, l’image des Miss France est et restera à jamais associée à Geneviève de Fontenay. Alors que la 88e élection a lieu samedi 16 décembre, à Châteauroux, nous avons pris des nouvelles de la reine mère des Miss. Et celle qui a décidé en début d’année de se retirer des concours de beauté n’a rien perdu de sa verve légendaire. Elle a toujours quelque chose à dire, et n’est pas près de se taire.

France Dimanche : Comment allez-vous, Geneviève ?

Geneviève de Fontenay : Je me porte à merveille. Mais je n’en suis pas moins remontée sur ce qu’il se passe autour de nous. La société part en vrille. Pollution, corruption, contamination… Mais où va-t-on ?

F.D. : À quoi faites-vous référence ?

G. de F. : Je pense notamment à ce qu’il se passe avec les Restos du cœur. J’ai appris qu’Aymeric Caron [ancien chroniqueur d’On n’est pas couché, ndlr] avait poussé une gueulante parce qu’Emmanuel Macron avait fait des selfies dans un centre à Paris. Il rappelle que si les Restos du cœur existent, c’est justement parce que l’État ne fait pas son travail pour nourrir les gens. Et donc, poser avec le sourire devant les photographes à cet endroit était indécent. Eh bien, je suis entièrement d’accord avec lui ! J’ai même proposé que notre président verse un chèque à cette association d’un montant équivalent à son salaire mensuel.

F.D. : Y a-t-il eu une réaction de la part du chef de l’État ?

G. de F. : Pas encore, hélas. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir déjà été en contact avec lui. Il m’avait donné son numéro de portable lors d’un meeting durant la campagne présidentielle. Je l’ai même félicité après son élection. La dernière fois que l’on a discuté, c’était au sujet du changement d’heure. Je lui ai envoyé un SMS pour lui suggérer que, comme nous essayons d’économiser l’électricité, l’on garde l’heure d’été. Il m’a répondu que j’avais la même obsession que Brigitte. Ça me fait donc un point commun avec la première dame ! [Rire] Je rigole, mais je finis quand même par me demander si ce monsieur ressent des choses.

F.D. : Vous regrettez donc de l’avoir soutenu durant la campagne ?

G. de F. : Je ne l’ai pas réellement soutenu, j’ai juste été invitée par Gérard Collomb, à l’époque maire de Lyon. Brigitte était ravie que je sois présente. Je n’étais là qu’en tant qu’observatrice, puisque je n’adhère pas au mouvement En Marche. J’espérais à l’époque qu’Emmanuel Macron n’ait pas une banque à la place du cœur. Je constate hélas que c’est un coffre-fort ! Je ne le supporte vraiment plus. C’était la seconde fois que j’allais à ce genre de réunion. La première, c’était pour Ségolène Royal. Je regrette d’ailleurs qu’elle n’ait pas été élue présidente de la République. Aujourd’hui, c’est un véritable foutoir ! Je ne sais pas du tout pour qui voter lors des prochaines élections.

F.D. : Brigitte Macron aurait-elle fait une bonne Miss France ?

G. de F. : Je la trouve charmante, mais elle aurait été trop petite pour concourir. Cela dit, elle reste une femme admirable. Sans elle, son mari n’aurait très certainement jamais accédé à la magistrature suprême. Je pense d’ailleurs qu’il en est conscient.

F.D. : Est-il vrai que Sylvie Tellier vous a 
proposé d’être jurée à son élection ?

G. de F. : Jamais ! C’est de toute façon hors de question. Je n’ai jamais fait partie d’un quelconque jury. Sylvie m’a toutefois demandé si j’étais d’accord pour assister à la soirée, mais je n’ai aucun intérêt à venir montrer ma tête sur TF1. J’ai déclaré en janvier dernier dans France Dimanche que je tournais définitivement la page des organisations de concours de beauté. Et que je ne veux plus être impliquée, ni de près ni de loin, dans des élections. Il n’empêche que je garde de très bons souvenirs de Sylvie. On se voit d’ailleurs régulièrement…

F.D. : Quel regard portez-vous sur cette élection ?

G. de F. : Tout s’est vraiment américanisé. J’ai déjà dit à Sylvie que le défilé en costumes folkloriques était devenu inutile. La dernière fois, la Miss Bretagne était en short ! Vous vous rendez compte ? C’est une insulte faite aux Bretons ! De mon temps, il n’y avait pas de maillots de bain deux pièces. Et c’était bien mieux comme ça ! La femme ne doit pas devenir un appât sexuel !

Philippe CALLEWAERT

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