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Geneviève de Fontenay : “En voyant ce défilé j’ai piqué une crise !”

Publié le 16 octobre 2014

Pour son adieu au prêt-à-porter, Jean Paul Gaultier s’est inspiré des Miss France et de la Dame au chapeau. Un � hommage � qu’elle n’a pas du     tout apprécié…

Alors que se déroulent les élections de ses Miss Prestige National, Geneviève de Fontenay évoque l’actualité : les otages égorgés par l’État islamique, François Hollande et Valérie Trierweiler, le dernier défilé de Jean Paul Gaultier… Et la Dame au chapeau a toujours des avis aussi tranchés !

France Dimanche (F.D.) : Comment allez-vous Geneviève ?

Geneviève de Fontenay (G.d.F.) : Très bien, je suis occupée par les élections régionales de mes Miss. La finale arrive à grands pas [le 18 janvier­ 2015, au Royal Palace, à Kirrwiller, près de Strasbourg, ndlr]. J’ose espérer qu’on pourra aligner trente jeunes filles qui feront rêver les gens, parce qu’avec tout ce qui se passe dans le monde il y a de quoi faire des cauchemars !

F.D. : À quoi pensez-vous ?

G.d.F. : Quand j’entends aux infos ces histoires d’otages égorgés par l’État islamique, ça me rend malade. On ferait mieux de ne pas s’en mêler. Je m’attends au pire. Ce ne serait pas étonnant qu’il y ait un jour une grenade dans un TGV ou un avion dans une tour de la Défense. La Troisième Guerre mondiale peut arriver très vite. Et ce sera de la faute des politiciens. Du coup, je suis moins focalisée sur les concours de beauté. Soixante ans de Miss, ça commence à bien faire ! Il y a des moments où je me demande pourquoi je continue. Quand je sais qu’il y a des pauvres gens qui se font décapiter, ça me fait presque honte.

Rossy de Palma au défilé Jean Paul Gaultier
Rossy de Palma au défilé Jean Paul Gaultier

F.D. : La faute des politiciens, dites-vous ?

G.d.F. : Qu’ils soient de gauche ou de droite, c’est épouvantable ce qui se passe en ce moment. Tout le monde le sait, j’ai une sensibilité de gauche, mais aujourd’hui je ne supporte plus les socialistes. Il faudrait peut-être passer à la VIe République pour espérer que les choses s’améliorent. Je suis très déçue par François Hollande. Surtout après avoir lu le livre de Valérie Trierweiler. On y apprend que c’est un mufle qui n’a pas le courage de s’affirmer. J’ai été outrée par la façon dont il a mis un terme à leur relation. C’est un type au comportement bizarre. C’est à se demander comment elle a pu rester neuf ans avec lui. À sa place, je lui aurais dit « salut » depuis longtemps !

F.D. : Qu’avez-vous pensé du dernier défilé de Jean Paul Gaultier, inspiré de l’élection Miss France ?

G.d.F. : Quand j’ai vu les photos, j’ai piqué une crise ! Si j’avais été là, je serais partie sur-le-champ. Cette bonne femme [Rossy de Palma, ndlr] qui est supposée me représenter est d’une vulgarité incroyable ! Surtout quand elle dévoile son corset. Je suis très choquée par Jean Paul Gaultier. On s’était récemment croisés à la gare de Lyon, et je lui avais déjà dit ce que je pensais de lui après qu’il a fait appel à Nabilla et sa « poitrine farcie » pour défiler. Honteux ! Il m’a répondu qu’il fallait « être moderne ». Si c’est ça la modernité, ce sera sans moi !

F.D. : Êtes-vous toujours en froid avec Xavier, votre fils ?

G.d.F. : Tout va bien. On a beaucoup exagéré les tensions qu’il y a pu avoir entre nous. On n’a certes pas toujours été d’accord, ça n’empêche qu’il restera à jamais mon fils, le fruit de ma vie avec Louis de Fontenay. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. J’ai beaucoup d’admiration pour lui. C’est un homme intelligent, bien plus cultivé que moi. Il m’a surtout donné deux magnifiques petites-filles [Adèle, 18 ans, et Agathe, 14 ans, ndlr]. J’étais d’ailleurs ravie qu’ils aient été présents lors de ma remise de médaille de la ville de Saint-Cloud.

Fontenay étoleF.D. : Comment s’est déroulée cette cérémonie ?

G.d.F. : Le maire a fait un superbe discours, racontant avoir reçu de nombreux coups de fil de personnes qui ne comprenaient pas pourquoi je n’avais toujours pas reçu cette médaille alors que je suis résidente depuis près d’un demi-siècle. On en a aussi profité pour parler de mon projet de musée. Chez moi, c’est une vraie caverne d’Ali Baba. J’ai plus d’une centaine de robes, de chapeaux, d’affiches, de brochures… Ce serait dommage que ça parte aux oubliettes. J’aimerais donc créer un musée Geneviève-de-Fontenay pour exposer ces souvenirs de Miss. Ou, pourquoi pas, vendre des objets au profit d’associations caritatives ? Le maire m’a dit qu’il allait y réfléchir.

F.D. : Où en sont vos relations avec la société Miss France, dirigée par Sylvie Tellier ?

G.d.F. : La guerre des Miss, c’est de l’histoire ancienne. Et tant mieux parce que ça m’a coûté une fortune ! Près de 100 000 euros en procès ! Contrairement à ce que l’on peut penser, nous sommes toujours restées en contact. Je l’ai d’ailleurs eue récemment au téléphone après avoir reçu le faire-part de naissance de sa petite Margaux [née le 25 mars dernier, ndlr]. En fait, j’étais surtout en conflit avec Virginie Calmels [directrice générale d’Endemol, propriétaire de la société Miss France jusqu’en 2013, ndlr]. Je m’entends bien mieux avec son successeur. Je lui ai fait comprendre que je ne lui causais aucun préjudice commercial avec mon concours. TF1 et Endemol, ça reste une grosse machine. Je ne suis qu’un grain de riz à côté d’eux… Qu’ils me laissent donc finir ma vie tranquille avec ma Miss Prestige National !

Philippe Callewaert

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