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Geneviève de Fontenay : Sa famille vole en éclats

Publié le 31 janvier 2020

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© BESTIMAGE Geneviève de Fontenay

Très affectée par la disparition de Gaëlle Voiry, reine de beauté en 1990, en septembre dernier, Geneviève de Fontenay vit depuis peu un nouveau drame.

Sa vie n’a pas toujours été, loin s’en faut, un long fleuve tranquille. Des drames, la dame au chapeau en a connus, perdant à trois années d’intervalle, son compagnon, Louis Poirot, et leur fils aîné, Ludovic, qui en mars 1984, s’est donné la mort.

Dévastée, Geneviève de Fontenay s’était alors raccrochée à cette autre famille, fondée en 1954 par Louis et Guy Lévy, le comité Miss France. Pendant près de cinquante-six ans, elle s’est donnée corps et âme pour ce prestigieux concours de beauté et d’élégance, qu’elle a dirigé d’une main de maître avec son benjamin Xavier, jusqu’en 2010.

Séparée d’Endemol, la société qui produisait les Miss, Geneviève, toujours assistée de son fils, a alors créé sa propre manifestation, Miss Nationale, qu’elle présidera durant six ans avant d’annoncer, en 2016, son retrait de tous les concours de beauté. Ce qui ne signifie pas qu’elle a posé son bâton de pèlerin depuis ! à 87 ans, qu’elle a fêtés en août dernier, la très populaire marraine du comité des Reines de Cœur, dont les candidates défendent chacune une œuvre caritative, continue de battre la campagne, sillonnant les routes de France et de Navarre…

Toutes ces activités ne l’empêchent pas de garder un œil critique sur le travail de Sylvie Tellier, qui lui a succédé à la direction de la société Miss France. En octobre dernier, apprenant que cette dernière se disait prête à ouvrir l’élection à des candidates transsexuelles, la dame au chapeau était sortie de ses gonds. Avec son franc-parler habituel, elle exprimait ainsi son indignation dans les colonnes du Point : « Je suis choquée, révoltée. C’est une trahison et une injure. Une Miss France ne peut pas être un homme qui a changé de sexe ! Ce n’est pas possible, c’est vraiment contre-nature. Et une Miss France n’est pas là pour symboliser le contre-nature. »

Certes, voilà dix ans qu’elle a claqué la porte de cette association dans laquelle elle s’était tellement investie. Mais, même si elle n’en fait plus partie, elle se sent toujours aussi concernée par tout ce qui touche ce clan auquel elle demeure attachée. Comment pourrait-elle en effet oublier ces hommes et ces femmes avec lesquels elle a travaillé si dur pour élever le concours des Miss au rang d’événement national ? Et ces jeunes filles qu’elle a choisies aux quatre coins de France et de son outre-mer, qu’elle a chaperonnées, guidées pour que l’une d’entre elles devienne l’atout charme du pays ? Pour elle, ses collaborateurs étaient comme une famille, sa famille de cœur.


Alors oui, Geneviève a pris ses distances. Mais elle reste un peu comme une mère avec son enfant devenu grand et autonome : si ce dernier souffre, alors elle souffre aussi. Or, en 2019, le comité des Miss a vécu une année particulièrement douloureuse. En avril dernier, Morgane Rolland, 22 ans, deuxième dauphine de Miss Loire 2017 et Miss Pays stéphanois, était victime d’un terrible accident de la route. Alors qu’elle se baladait en vélo, elle a percuté violemment un tracteur, est morte quasiment sur le coup sous les yeux de son compagnon Teddy.

Cinq mois plus tard, le comité était secoué par un second drame, dans des circonstances quasiment identiques. C’est également lors d’une promenade en vélo que Gaëlle Voiry, élue reine de beauté en 1990, a trouvé la mort, fauchée par une voiture le 28 septembre dernier.

Pour Geneviève, le choc avait été très rude. C’était en effet sur ses conseils avisés que la native de La Rochelle s’était présentée et avait remporté l’élection nationale. D’ordinaire discrète sur tout ce qui touche à ses sentiments personnels, la dame au chapeau, très affectée, avait exprimé sa peine au Dauphiné libéré : « Je pense tous les jours à Gaëlle. Une photo d’elle posant à côté du président Chirac est affichée chez moi. […] Elle était très belle. »

Or ce 15 janvier, hélas, le destin a de nouveau frappé cette famille des Miss, déjà si durement éprouvée. Ce jour-là, en effet, elle apprenait la mort de Michel Marinelli, 66 ans, des suites d’une longue maladie. C’est aux côtés de cet homme jovial, chaleureux, engagé que Geneviève avait créé le comité Miss Bourgogne en 1992, dont il était depuis le président. Très impliqué dans sa mission, il avait tenu, malgré la maladie, à présider le jury qui avait sacré Sophie Diry en septembre dernier.

« Notre ami et délégué bourguignon, Michel Marinelli, nous a quittés aujourd’hui. Tous nos délégués régionaux se joignent à moi pour adresser nos pensées et notre soutien à sa famille », se désolait Sophie Tellier sur Twitter. « Il a été prévenant, rassurant et chaleureux, tout au long de mon parcours. Avec son épouse, ils ont été un peu comme des grands-parents pour moi et les autres candidates », témoignait pour sa part, la reine de beauté 2013, Marine Lorphelin.

La dame au chapeau très affectée par la perte de cet ami cher n’a, quant à elle, toujours pas réagi à l’annonce de cette disparition. Sans doute préfère-t-elle garder pour elle les souvenirs merveilleux d’une collaboration de plus de dix-huit années… « Les Miss France sont à jamais associées aux Fontenay », nous confiait-elle, en février dernier. Comme le sont tous ceux qui ont contribué au rayonnement du concours. C’est peu de dire que Michel Marinelli en était l’un des piliers…

Lili CHABLIS

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