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Geneviève Delpech : Une profileuse de choc !

Publié le 4 juillet 2020

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Geneviève Delpech, la veuve du chanteur décédé en 2016, possède des dons de clairvoyance depuis son plus jeune âge et a aidé à résoudre plusieurs célèbres affaires criminelles…

Le don de clairvoyance peut être une torture pour celui ou celle qui le possède… Car être hypersensible aux signes venus d'ailleurs ou aux messages de l'au-delà est parfois un calvaire de chaque instant. Mais pour Geneviève Delpech, l'ultime épouse du chanteur disparu en 2016, c'est un cadeau ! Un héritage familial qu'elle a, pour la première fois, mis en pratique lorsqu'elle était adolescente dans les Landes, sa région natale, pour retrouver le corps d'un ami de la famille jusque-là introuvable. Ce présent de ses ancêtres, la belle brune a compris très vite qu'il pourrait être utile aux autres et, notamment, pour aider les proches de personnes disparues dans des circonstances suspectes et douloureuses.


Dans Les Enquêtes d'une médium, quand la police a recours à l'invisible, son dernier livre publié ces jours-ci chez First Éditions, Geneviève lève le voile sur cette étonnante mission qu'elle pratique aux côtés des forces de l'ordre depuis longtemps, dans de nombreuses affaires criminelles. Ainsi, cette profileuse de choc a-t-elle notamment collaboré avec les enquêteurs chargés de trouver le coupable du meurtre d'Estelle Mouzin, enlevée à 9 ans sur le chemin de l'école, le 9 janvier 2003 à Guermantes. « La nuit de sa disparition, j'ai entendu la voix d'une petite fille m'indiquant sa présence à Saint-Thibault-des-Vignes en Seine-et-Marne. Je savais que c'était Estelle », a-t-elle confié dans Closer. Une expérience glaçante pour la voyante qui, de plus, affirme alors connaître l'identité du monstre responsable du rapt et de l'assassinat de la malheureuse enfant : « Je savais qu'elle était morte et j'ai dessiné son assassin, poursuit Geneviève. Quelques semaines plus tard, la police me montre la photo d'un potentiel suspect et je lance : “Cet homme est coupable de vingtaines de meurtres de jeunes filles”. »

Le meurtrier qu'elle désigne alors n'est autre que Michel Fourniret ! Mis en examen fin novembre 2019, pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » dans l'affaire Mouzin, suite aux révélations de sa compagne, Monique Olivier, le tueur en série avait longtemps clamé son innocence sur ce dossier. Dix-sept ans après les faits, ce dernier a finalement reconnu, le 5 mars 2020, avoir tué la fillette. Il a toutefois refusé de dévoiler où était le corps.

Autre cas sur lequel madame Delpech a travaillé, la disparition d'Arthur Angé… En janvier 2017, la famille de ce trentenaire originaire de l'Hérault, parti faire le tour du monde sac à dos trois ans plus tôt, s'inquiète de ne plus avoir de ses nouvelles. Le baroudeur se trouve alors dans le sud-est du Bangladesh, une région instable, frontalière de la Birmanie.

Frustré par les maigres avancées dans l'enquête officielle, un proche du jeune homme contacte Geneviève Delpech : « J'ai demandé une photo et j'ai immédiatement eu des flashs, a raconté la voyante à France Info. C'est comme cela que je procède. Si je n'en ai pas tout de suite, j'arrête, je réponds à la famille que je ne peux pas continuer. […] Pour Arthur Angé, j'ai donné des détails que je ne pouvais pas connaître avant ces flashs. J'ai fait des dessins d'un lieu précis au Bangladesh, que personne ne trouvait, et où je suis persuadée qu'il est passé. Quand sa mère les a vus, elle m'a crue. Elle a donc obligé le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade de France à y aller. Ce n'était pas facile car c'est une zone dangereuse. Nous étions sous étroite protection. » Bien que ce voyage n'ait pas permis de localiser le disparu, la mère d'Arthur a plus tard estimé dans Le Midi Libre qu'il avait pu « faire bouger des choses » et s'en félicitait, tout comme Geneviève qui a également expliqué : « Les enquêteurs étaient impressionnés, ils m'ont bien accueillie. »

Ce n'est pas toujours le cas, comme la médium l'a aussi confié à nos confrères : « Il y a beaucoup de mythomanes et de charlatans. Quand on a ce don, il faut rester humble et discret, n'en tirer aucune gloire. […] Moi-même j'essaie de comprendre ce phénomène. Je n'en vis pas et je n'en fais pas un métier, je suis peintre à la base. »

Si malgré l'intervention de cette exceptionnelle profileuse, les recherches pour retrouver le routard n'ont pas abouti, Geneviève Delpech a fourni une aide précieuse dans l'affaire Maëlys de Araujo, disparue le 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère. C'est elle, en effet, qui a guidé la police vers certaines preuves de la culpabilité de Nordahl Lelandais, cet ancien maître-chien de 37 ans, impliqué dans une autre affaire de meurtre et pour agressions sexuelles. « Tout s'est passé par téléphone », a-t-elle expliqué à Closer, indiquant que les enquêteurs lui avaient demandé si elle « voyait » quelque chose. « Je leur conseille alors de pousser assidûment les recherches dans le coffre de la voiture, car j'étais persuadée qu'ils y trouveraient des taches de sang. » Jusqu'à cette découverte, l'homme avait nié toute implication dans cette affaire. Mais, le 14 février 2018, il a reconnu avoir tué la fillette de 8 ans et finalement conduit les policiers jusqu'à sa dépouille…

Face à ses collaborations très souvent fructueuses avec la police, celle qui a partagé les derniers instants de l'interprète de Pour un flirt regrette le manque de considération de ses compatriotes pour le travail des voyants. « Il y a une sorte de honte en France à avoir recours à une médium, déplore-t-elle sur le site Pure People. Aux États-Unis, c'est monnaie courante. En Angleterre, ça ne choque personne, ni dans les pays du nord, la Russie… Et pourtant, auprès des personnages importants qui nous gouvernent, je peux vous dire qu'il y a un voyant à côté. Tout le temps et depuis toujours. »

Clara MARGAUX

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