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Gérald Dahan : Bloqué dans un TGV !

Publié le 27 juillet 2021

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Ce 25 juillet, Gérald Dahan s’est retrouvé bloqué dans le TGV en direction de Bordeaux après un éboulement sur un chantier de la SNCF qui a causé la mort d’un ingénieur de 55 ans. Paralysé au milieu du trafic, il s’est fait fi des interdictions et a tenté d’améliorer le confort sommaire des voyageurs. Retour sur cette soirée difficile.

On le connaissait humoriste, mais pas sauveur de la veuve et de l’orphelin. Ce dimanche 25 juillet, un accident dramatique a entraîné la mort d’un agent de la SNCF dans le secteur de Massy-Palaiseau (Essonne). En cause, un tragique éboulement qui a immobilisé le trafic sur tout l’axe ouest du pays.


Pendant de longues heures, les trains qui se rendaient dans l’ouest de la France ont été mis à l’arrêt, entrainant d’immenses perturbations du trafic et laissant les passagers à bord, désemparés. Gérald Dahan se trouvait à ce moment dans un train reliant Paris à Bordeaux. Bloqué en gare de Chemin d’Antony dans les Hauts-de-Seine, « en pleine voie, à l’arrêt », Gérald est revenu sur cette soirée exceptionnelle.

"À l'intérieur on n'avait aucune information pendant toutes ces heures. Évidemment manque d'eau, manque de nourriture, masqués, des personnes aussi fragiles et à risque dans des voitures sans ventilation, et sans aucune prise en charge des voyageurs et des familles par le personnel pendant des heures et des heures", a expliqué l'humoriste.

Seulement voilà, au bout de plusieurs heures d’attente sans explication, le chaos s’est emparé des wagons. “On était prisonnier, et les gens commençaient à s’invectiver les uns, les autres, tout le monde n’était pas d’accord sur ce qu’il fallait faire. C’était compliqué. Le personnel ne savait rien et n’avait rien à proposer, a assuré Gérald Dahan. C’était un peu affligeant de se retrouver dans une situation comme ça sans que rien ne soit prévu ou rien ne soit imaginé”, a confié Gérald.

N’écoutant que son courage, l’humoriste a décidé de prendre les choses en main en dépit des interdictions formelles de la part du personnel à bord : "J’ai pris la décision, à mon humble niveau parce que les gens n'en pouvaient plus, d'ouvrir une des portes du train grâce au système d'ouverture d'urgence malgré l'interdiction des contrôleurs sous peine d'amende."

Grâce à cette intervention, Gérald a remarqué qu’en réalité, le train était stationné qu’a quelques mètres seulement du quai de la gare. Ainsi, il a entrepris des négociations afin de faire avancer le train pour que les voyageurs puissent descendre : “Je me suis dit qu’il fallait agir avec bon sens. J’ai finalement réussi à obtenir du conducteur d’avancer un peu le train, de quelques mètres seulement, de manière à se que les voyageurs puissent descendre à quai, sans aucun risque pour leur sécurité. Tout simplement. Et je peux vous dire que ce ne fut pas une mince affaire d’obtenir tout ça…”

Finalement, les passagers eux, s'en sortent plutot bien en comparaison au pauvre malheureux qui a perdu la vie dans cette catastrophe, ce qui n'empeche pas l’humoriste de ne pas décolérer pour autant : “Il a fallu braver l’interdit, les menaces d’amende, se faire entendre assez fort et agir avec détermination, a-t-il assuré. Il y a des moments où on a le devoir moral d’agir ensemble sans forcément attendre de nouveaux ordres qui ne viennent pas, sans respecter un interdit qui dans un contexte d’urgence devenait une absurdité.”

Andréa Meyer

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