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Gérard Holtz : “J’ai transmis à mes garçons le goût de l’effort !”

Publié le 4 juillet 2015

Avant de partir sur les routes pour commenter le Tour de France, le journaliste Gérard Holtz nous a dévoilé les liens exceptionnels qu’il entretient avec ses fils.

Du samedi 4 au dimanche 26 juillet, ce mordu de cyclisme, Gérard Holtz va couvrir la 102e édition du Tour de France. Mais s’il nourrit toujours une passion pour la petite reine, Gérard a deux grands amours dans sa vie : sa famille – sa femme Muriel, ainsi que ses deux fils – et le théâtre.

France Dimanche (F.D.)  : Avec Julien et Antoine, on a l’impression que vous êtes un papa poule !

Gérard Holtz (G.H.)  : Il faut dire qu’entre eux et moi, ça a été le grand amour dès la seconde où ils ont poussé leur premier cri. Leur naissance à la clinique de la Muette a été un événement vraiment magique. J’ai assisté aux accouchements de Framboise, leur maman. Je les ai recueillis dans mes mains, ai coupé le cordon, et c’est moi qui leur ai donné leur premier bain. Depuis, il y a un lien qui nous unit.

F.D. : Avez-vous souvent puni vos deux fils ?

G.H. : Je ne me suis jamais conduit en père Fouettard ! Je n’en avais pas besoin. Tous les deux ont en effet d’énormes qualités. J’ai plutôt été un guide. Entre nous, il y a une confiance à 100 %. Ils peuvent tout me dire.

F.D. : Quelles valeurs avez-vous voulu leur transmettre ?

G.H. : D’abord j’ai établi des règles ­d’éducation basiques. Dire bonjour, au revoir et merci. C’est très important. Ensuite je leur ai enseigné le respect des autres et aussi le goût de l’effort. Un goût que m’ont légué mes parents. C’est le plus bel héritage qu’un enfant puisse recevoir. D’ailleurs ils n’auraient pas pu me laisser de l’argent car ils n’en avaient pas. Mais mon « papouchka » – cela signifie papa en russe – aimait le travail bien fait. C’était un maroquinier, il fabriquait de très beaux bracelets-montres en cuir.

F.D. : Vos enfants sont-ils très différents ?

G.H. : Oui. Julien, mon fils aîné, a une vraie passion pour le sport. C’est avec lui que j’ai écrit mon dernier livre 100 histoires de légende du rugby. C’est une grosse tête, il gamberge beaucoup et vit un peu dans son monde. Il travaille dans une grosse boîte comme consultant internet et a eu notamment des missions chez Chanel et Axa. C’est aussi un grand romantique. Il va se marier en décembre avec Julie, qui est journaliste. Antoine, lui, est comédien. Je lui ai transmis le virus du théâtre. Il a fait le cours Florent. Cet été, sur la tournée Vive le théâtre, qui suit les étapes du Tour, nous allons à nouveau nous donner la réplique, dans Le malade imaginaire de Molière. La première aura lieu ce mardi 30 juin aux arènes de Lutèce, à Paris.

F.D. : Un papa poule comme vous, si fier de ses deux garçons, doit trembler lorsqu’il les voit faire de la moto…

G.H. : Il ne se passe pas un jour sans que je pense à tous les risques qui les guettent. À chaque fois que je les vois, je leur parle des dangers de la route, je les exhorte à être prudents. Ça me rassure.

F.D. Et quels sont leurs rapports avec votre femme, Muriel Mayette ?

G.H. : C’est aussi une vraie histoire d’amour entre Muriel et eux. Elle les adore et ils le lui rendent bien. Ils lui offrent souvent des cadeaux. Tous les quatre, nous sommes très soudés, comme un vrai clan.

F.D. Muriel, qui a été administratrice de la Comédie-Française, vous donne-t-elle des conseils sur votre façon de jouer ?

G.H. : Non. Elle me dit seulement : « Amuse-toi. Si tu t’amuses bien, tu joueras bien ! »

F.D. D’où vous est venue la passion du théâtre ?

G.H. : À 16 ans et demi, j’ai vu Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare au poulailler de la Comédie-Française. Ç’a été le choc, le coup de foudre ! Depuis, je ne pense qu’à brûler les planches !

F.D. : Avez-vous pris des cours d’art dramatique ?

G.H. Oui, à 17 ans, je suis entré au cours Simon, que j’ai suivi parallèlement à mes études de droit et de journalisme.

F.D. : Cet été, vous allez à nouveau incarner un personnage de Molière. D’où vous vient cette envie de mêler le sport et la culture ?

G.H. : J’ai voulu rendre le théâtre plus populaire, plus proche des gens. Grâce au mécénat d’Optic 2000, nous donnons des représentations gratuites, accessibles à tous. C’est vraiment génial quand on joue sur la place du village comme le faisait Molière. Au château de Fougères, nous avons battu notre record : il y avait 1 700 spectateurs…

Catherine Venot

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