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Grace De Capitani : "Le confinement a consolidé mon couple !"

Publié le 7 février 2021

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© BESTIMAGE Grace De Capitani et son compagnon Jean Pierre Jacquin

À 63 ans, Grace De Capitani, l’inoubliable actrice des “Ripoux” et des “Sous-doués en vacances” vit un vrai conte de fées avec Jean-Pierre, le cuisinier de son cœur…

La situation sanitaire ne semble pas peser sur tout le monde de la même façon. Car c’est une Grace de Capitani véritablement aux anges qui nous a répondu depuis Bordeaux. Mais qu’est-ce qui peut ainsi donner à l’inoubliable actrice des Ripoux et des Sous-Doués une telle joie de vivre ? L’amour, pardi ! Et l’heureux élu n’est autre que le chef Jean-Pierre Jacquin, qui a trouvé auprès de sa célèbre princesse la recette du bonheur !


France Dimanche : Chère Grace, vous semblez en pleine forme !

Grace de Capitani : Je le suis, effectivement ! Comment pourrait-il en être autrement ? Je viens de passer plusieurs jours magnifiques au Domaine du Cassard, un vignoble au nord de Bordeaux, où nous avions déjà participé aux dernières vendanges en septembre de l’année passée. Il y avait cette fois-ci un événement avec plusieurs jeunes futurs sommeliers en formation à qui nous avons, Jean-Pierre et moi, préparé à manger. En tant que cuisinier professionnel, c’est évidemment mon chéri qui s’est occupé du buffet, mais il m’a laissé l’honneur de mitonner le dessert. Je leur ai donc concocté de succulentes pommes au four. On croit que c’est tout bête à faire, mais je considère au contraire qu’il s’agit d’une véritable œuvre de maîtrise. Avec un peu de confiture maison et de la cannelle, c’est un délice ! À la fin du repas, j’en ai profité aussi pour leur déclamer un peu de poésie. Un véritable moment de… grâce !

FD : La période que nous traversons n’est pas idéale pour les professionnels de la cuisine. Comment Jean-Pierre s’en sort-il ?

GdC : Jean-Pierre est chef à domicile, c’est donc évidemment très compliqué pour lui en ce moment. Depuis le mois de mars, il n’a travaillé que vingt-deux jours. C’est terrible ! Il a quand même cuisiné pour un très bon client le soir de Noël, un repas de fête limité à six personnes.

FD : N’avez-vous pas regretté de ne pas le passer avec lui ?

GdC : Mais je l’attendais sagement à la maison près de la cheminée ! Comme un enfant qui guette impatiemment l’arrivée du Père Noël !

FD : Et le Père Noël vous a-t-il bien gâtée cette année ?

GdC : J’avoue qu’il ne m’a pas déçue. Mais je n’en dirais pas plus ! [rires]

FD : Malgré toutes ces contraintes liées au Covid, votre moral reste au beau fixe !

GdC : Eh oui ! Vous savez, avec ce que nous vivons actuellement, il est important de s’octroyer des moments de plaisir. Je vais d’ailleurs vous faire une confidence : contrairement à beaucoup de gens qui ont hélas souffert du confinement, soit en raison de la maladie, soit du fait de violences conjugales, moi j’ai adoré ça ! Et pour cause, Jean-Pierre et moi avons passé beaucoup de temps au lit ! À bien y réfléchir, nous avons vécu une merveilleuse année 2020 ! Je me demande même si le confinement n’a pas contribué à consolider notre couple.

FD : Depuis quand dure cette belle romance ?

GdC : Nous nous sommes rencontrés il y a déjà dix ans. Que le temps passe vite ! Je précise que je n’ai volé cet homme formidable à personne. À l’époque, je n’étais plus avec mon mari, le père de mes deux enfants [Christophe, 30 ans, et Julien, 22 ans, ndlr], depuis longtemps. Jean-Pierre venait quant à lui de perdre sa femme d’une longue maladie, trois mois auparavant. Et nos chemins se sont miraculeusement croisés. Trouver des hommes aussi exceptionnels que lui, je le souhaite à tout le monde !

FD : En quoi est-il aussi exceptionnel ?

GdC : Parce que c’est tout simplement une bonne âme. Il a, par exemple, accompagné sa compagne jusqu’au bout. Quand je l’ai connu, il n’était pas encore guéri de cette tragique disparition. Je lui ai colmaté toutes ses plaies. Cette histoire d’amour me change tellement de mes précédentes expériences et, surtout, de celle avec mon ex-mari qui n’était pas quelqu’un de bien. Je n’ai pas peur de dire qu’il m’a juste épousée parce que mon père était milliardaire. Il a failli me briser totalement, alors que Jean-Pierre, lui, m’a ressuscitée. Il n’est pas question d’imaginer un instant que notre idylle puisse s’assombrir un jour.

FD : Avez-vous déjà songé à officialiser cette union devant le maire ?

GdC : Oui, j’aimerais tant l’épouser. Avec Jean-Pierre, nous en avons longuement discuté, mais mes enfants ne sont pas encore au courant. J’ai pourtant déjà offert à mon futur époux une alliance en or blanc serti de diamants. Eh oui, je suis toujours en avance ! [Rires] Ce mariage est donc en projet, mais, avec le confinement, tout est retardé. Je sais toutefois déjà que ce sera la maire duVIIIe arrondissement de Paris qui procédera à la cérémonie. Il n’y aura que Jean-Pierre et moi. Et nous serons habillés le plus simplement possible, en blue-jeans. Bref, il ne nous reste plus qu’à fixer la date !

FD : Quelle relation entretiennent vos enfants avec Jean-Pierre ?

GdC : Ils l’aiment beaucoup ! Et pas uniquement parce qu’ils aiment la bonne cuisine. Qui ne peut pas aimer un être aussi exceptionnel et talentueux que lui ? Lui qui n’a pas eu d’enfants avec sa compagne est très attentif aujourd’hui avec les miens. Quelle chance j’ai encore quand on sait que le schéma des familles recomposées n’est pas forcément toujours évident. Mais lui a réussi à se faire accepter de mes deux fils.

FD : Quels sont les hommes qui ont compté dans votre carrière ?

GdC : Claude Zidi évidemment, avec qui j’ai démarré. Dans Les sous-doués en vacances, en 1982, puis en 1984, dans Les Ripoux. C’était quelqu’un de très distant, mais doté d’un don d’observation incroyable. J’ai beaucoup appris avec lui. Je pense aussi à Serge Moati ou encore à Jean-Pierre Mocky avec qui j’ai tourné pas moins de quatre films, en trois ans à peine. Il était pour moi le dinosaure du cinéma français et j’avais le pouvoir de le faire rire et de le surprendre. Ce qui était assez rare pour une actrice…

FD : Que peut-on vous souhaiter de plus pour cette nouvelle année ?

GdC : Que Les Cabots, le programme court qu’un ami est en train d’écrire pour moi, voie vite le jour. C’est l’histoire d’un couple d’acteurs vieillissants mais qui ne l’accepte pas et qui se la pète encore. J’ai hâte de le jouer ! J’ai aussi en préparation un quatrième recueil de poésies que j’ai déjà baptisé Certaines nuances de Grâce… Le manuscrit est prêt, je dois trouver une maison d’édition. À bon entendeur !

Philippe CALLEWAERT

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