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Guy Bedos : Sa famille a implosé !

Publié le 12 avril 2021

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Depuis la mort de Guy Bedos, il y a presque un an, le chaos s'est abattu sur son clan, comme vient de le confier sa fille Victoria…

Le 28 mai prochain, cela fera un an que Guy Bedos aura tiré son ultime révérence… Un an depuis le message poignant de son fils, Nicolas, qui avait annoncé la triste nouvelle sur les réseaux sociaux avec un mélange de vive émotion et de délicate sobriété : « Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux, écrivait-il alors sur son compte Instagram. Comme je suis fier de t'avoir eu pour père. Embrasse Desproges et Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis. »


De son côté, sa fille, Victoria, avait, elle aussi, partagé son chagrin sur le même réseau social dans un tendre message adressé à ce génie du one-man-show : « Au revoir mon père adoré », avait-elle simplement publié. Oui, un an déjà, et cette année passée en l'absence de ce patriarche attentionné a littéralement fait imploser sa famille ! « La disparition de papa, mon frère, ma mère et moi, on ne s'en remet pas du tout », vient en effet de révéler la journaliste, écrivaine et scénariste de 37 ans dans l'émission L'Instant De Luxe, sur la chaîne Non Stop People.

L'humoriste de 85 ans, qui avait fait ses adieux à la scène en 2013, s'était éteint, selon la formule consacrée « des suites d'une longue maladie ». L'artiste souffrait en effet d'une forme proche de la maladie d'Alzheimer, un mal neurodégénératif qui avait déjà, pour son grand malheur, grignoté une partie de ses souvenirs et altéré son rapport au monde. Pourtant, ce n'est ni cette épouvantable affection ni le maudit coronavirus – lequel avait déjà emporté dans la tombe tant de nos aînés –, qui a eu raison des dernières forces de la star. En réalité, le comédien a succombé à un tout autre fléau, comme l'a expliqué, très émue, la jeune femme sur le plateau de Jordan De Luxe : « Quand il y a eu le confinement, nous n'avons plus eu le droit de venir voir notre père, a-t-elle avoué. Il ne comprenait pas ce qui se passait. C'était trop insupportable ! »

Souvenez-vous, les règles strictes imposées par la crise sanitaire ont été extrêmement douloureuses pour les grands-parents, privés de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Pour cet homme très attaché aux siens, ne pas avoir auprès de lui ces êtres si chers était un véritable supplice, et les voir à travers un écran n'était plus suffisant pour continuer à vivre. Très abattu face à cette situation qu'il ne parvenait pas à s'expliquer en raison des affres de sa maladie, le natif d'Alger à l'humour et à l'engagement politique chevillés au corps n'a pas eu le courage de surmonter cet isolement et d'attendre que viennent des jours meilleurs : « Il s'est laissé crever, a également raconté la sœur de Nicolas, visiblement bouleversée. Donc il a arrêté de manger, il ne supportait plus cette réalité-là. Mon père aurait préféré mourir du Covid que de ne pas voir ses enfants. Ma mère préférait qu'il meure à la maison, donc on est tous venus le voir et on l'a tous veillé. De toute façon, il avait décidé de crever ! »

Et l'héroïne de Vicky, un film coécrit avec Denis Imbert, d'ajouter en pleurant, tirant du même coup les larmes de son interlocuteur : « Avant de partir, il m'a fait un bisou avec la main, avec sa main très fragile », avant de se reprendre : « Mais il a vu ma fille, il était très très heureux que je sois maman. »

Une épreuve terrible, insurmontable pour les Bedos qui ont dû dire adieu à celui qui, depuis toujours, était le pilier de la famille, le point d'ancrage de cette bande de talentueux saltimbanques : « On était vraiment un clan, a aussi confié Victoria. C'est terrible quand le chef de la tribu s'en va, on est comme amputé de quelque chose. Mon frère ne va pas très bien, c'est difficile de retrouver notre équilibre. »

Selon la fille de Guy Bedos et Joëlle Bercot, le réalisateur de La Belle Époque a sombré dans la dépression après la disparition de celui qui, en plus d'être son papa adoré, était son modèle : « Depuis que mon père est mort, il a l'impression d'avoir dû reprendre le flambeau, alors qu'il n'y a pas de flambeau à prendre, mais il se trouve que personne ne le prend. Bien sûr, il ne veut pas remplacer mon père, mais il y a trop de choses qui lui sont tombées dessus. Mon frère a reçu des insultes, il y a eu des polémiques alors que notre père venait de mourir ! Il faut que les gens le sachent, c'est quelqu'un de très fragile ! […] Il n'avait plus envie de rien, il n'arrivait plus à s'exprimer. »

Très choqué au lendemain de la mort de Guy Bedos, Nicolas avait en effet publié une tribune sur les réseaux sociaux dans laquelle il fustigeait le port du masque et la politique du gouvernement face à la crise sanitaire. Le cri du cœur d'un homme terriblement meurtri et désespéré qui pleurait à sa manière la disparition de son guide…

Mais ces mots prononcés par un fils brisé par le chagrin ont très mal été perçus par de nombreux internautes qui n'ont pas tardé à contre-attaquer, parfois de façon très violente : « Il a arrêté Instagram depuis que mon père est mort », a d'ailleurs révélé Victoria.

Aujourd'hui, la douleur de la perte est donc encore très vive dans le cœur de ces dignes héritiers du talent de Guy Bedos. Ce talent est sans doute le legs le plus important que l'artiste ait transmis à ses enfants, comme l'a encore déclaré la coscénariste du film La Famille Bélier… « Il ne nous a rien laissé ! Avec l'argent, mon père n'avait pas la main verte ! Nous avons eu un rendez-vous chez le notaire et nous avons bien ri car nous savions qu'il n'y avait rien du tout ! »

Clara MARGAUX

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