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Igor Bogdanov : “J’ai été trahi et blessé au plus profond de moi !”

Publié le 16 décembre 2017

Pour “France Dimanche”, Igor Bogdanov revient 
sur l’incident qui 
l’a opposé à son ex-petite amie, le mannequin
 Julie Jardon.

C’est un homme dévasté par le chagrin et outré du tapage médiatique dont il fait l’objet que nous avons interviewé. Placé en garde à vue dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22  novembre pour avoir débarqué dans l’appartement parisien de son ex-compagne de 24 ans, Igor tient aujourd’hui à rétablir la vérité sur le déroulement d’une triste affaire qui l’affecte terriblement.

France Dimanche  : Julie Jardon, votre ancienne petite amie, dit de vous des choses graves. Vous seriez entré de force chez elle, l’auriez physiquement malmenée et de 
surcroît menacée…

Igor Bogdanov  : Non, non, justement, tout ça est faux ! Ces trois affirmations sont archifausses.

F.D. : Pire, vous lui auriez déclaré vouloir intervenir auprès de son producteur afin qu’il la retire de son prochain film. Elle aurait été obligée, pour vous faire sortir de chez elle, 
de vous prendre par la veste…

I.B. : C’est ce qu’elle affirme dans le procès-verbal. Faux. Vous devez savoir une chose : ce procès-verbal a été établi conjointement entre elle et son nouveau petit ami. Cet individu est quelqu’un que je connais depuis quinze ans. J’estime que cet homme a trahi ma confiance en séduisant Julie à mon insu. Je le considérais comme un ami, et il s’est emparé dans mon dos de la femme que j’aime. Et je n’ai jamais contacté son producteur, jamais.

F.D. : Ce nouveau compagnon aurait appelé la police. Vous confirmez ?

I.B. : Je confirme : c’est lui qui a appelé la police, alors que j’étais entré par la porte, ouverte par Julie, dans son appartement, évidemment sans effraction. Appartement que je connais bien pour l’avoir habité pendant deux ans et demi. Donc, je suis rentré parce qu’elle a ouvert la porte. Ensuite, je lui ai dit : « Julie, on doit parler de ce qui est en train de se passer. » Lorsque je suis chez elle, il n’y a évidemment aucune violence exercée : on parle tranquillement. Elle va à la fenêtre, elle découvre à ce moment-là que la police est en bas, en compagnie de son nouvel amant. C’est lui qui les a appelés ! Vous voyez l’élégance de ce type ! Quand les policiers arrivent, ils me disent : 
« Monsieur Bogdanov, descendons, tout va se terminer tranquillement. »

F.D. : Les policiers ne vous ont pas menotté ?

I.B. : Non, ils ne m’ont pas menotté dans un premier temps, mais dans un deuxième temps, et à ma demande. Car je veux que Julie se souvienne que je quitte cet appartement les menottes à la main… Le policier qui est en face de moi me dit : « Écoutez monsieur Bogdanov, je vous estime et je vous admire beaucoup, et c’est la première fois de ma vie de policier que je vois quelqu’un me réclamer d’être menotté. »

F.D. : C’est donc vous qui avez demandé d’être menotté. Pourquoi ? Pour le symbole ?

I.B. : Oui, pour le symbole : pour lui montrer qu’elle m’humilie et me fait mal, alors que je l’aime…

F.D. : Vous allez être prochainement convoqué au tribunal pour violation de domicile et dégradation de biens privés. Comment ­comptez-vous répliquer ?

I.B. : Je suis serein : les éléments de l’accusation sont infondés, car largement dictés par son nouvel amant. Moi, en revanche, je peux produire des textos qui m’ont été envoyés par Julie la veille, dans lesquels elle me dit : « Je t’aime, tu es tout pour moi, je te remercie infiniment et du fond du cœur. » Elle m’envoie cela le mardi 21 novembre. Elle m’écrit aussi : « Je t’aime, je te remercie pour ce cadeau d’anniversaire que tu m’as donné et qui nous représente sous la forme de deux étoiles qui gravitent l’une autour de l’autre pour toujours. » Voilà des éléments qui sont forts et qui sont de nature à prouver qu’elle est manipulée.

F.D. : Manipulée par son nouveau compagnon ?

I.B. : Je constate juste que Julie est sous influence. Elle est en contact avec un personnage dont la silhouette morale est, de mon point de vue, pour le moins contestable, dans la mesure où son comportement à mon égard est vraiment limite : il lui a fait sa cour de manière sournoise, alors que nous étions encore ensemble. Ce monsieur savait très bien que Julie était l’amour de ma vie et que j’avais tout sacrifié pour elle. Donc il a agi de façon presque perverse.

F.D. : À vous écouter, c’est lui qui agit à travers elle…

I.B. : Exactement : il agit à travers elle, dans son désir forcené de conquête. Il est question d’un play-boy qui passe ses nuits dehors, qu’on voit tous les soirs au bras d’une fille différente et qui, malheureusement, a présenté le visage le plus charmant possible à Julie. Aujourd’hui, il a réussi à la séduire. Et moi, je suis dans un état de souffrance totale, absolue.

F.D. : Avez-vous pris des avocats pour vous défendre ?

I.B. : Bien entendu, j’ai pris Édouard de Lamaze et Marie-Laure Barré, qui sont tous les deux dans le cabinet d’Édouard de Lamaze. Je compte bien défendre mes droits et surtout rétablir la vérité des faits. Je vais prouver que c’est son amant qui inspire toutes les déclarations de Julie. C’est lui seul qui provoque son attitude belliqueuse envers moi.

F.D. : Malgré tout, vous aimez encore Julie ?

I.B. : Oui, en dépit de tout le mal qu’elle m’a fait. Parce qu’elle m’a fait un mal inimaginable. J’ai trois peines : d’abord la peine de la perte de l’être aimé ; la peine juridique, puisque j’ai traversé des événements très violents, telle la garde à vue au commissariat du VIe arrondissement ; et enfin la peine médiatique, parce que je suis présenté dans la presse comme une personne mise en examen. Ce qui est totalement faux. Mais ce mensonge a été publié dans les journaux. Vous imaginez à quel point les termes « mis en examen » sont dévastateurs ? Pire, on me présente comme un personnage violent, moi qui ne me suis jamais battu de ma vie, jamais. Je ne suis pas violent, car je pense qu’il y a toujours une solution à des conflits. Je ne peux même pas imaginer un instant être violent envers Julie. Je n’ai jamais été brutal avec aucune femme et pas plus avec Julie qu’avec les autres. C’est quelque chose que je ne peux même pas imaginer !

F.D. : Vous déplorez aussi l’emballement médiatique suscité par une histoire somme toute assez banale…

I.B. : Cette affaire a en effet été à l’origine d’un emballement médiatique inédit qui n’aurait jamais dû se produire. Je pense que les histoires sentimentales devraient toutes être réglées dans la sphère privée, et non sur la place publique. Les affaires de cœur devraient simplement susciter l’élégance du cœur, qui relève de notre seule intimité.


La version de Julie Jardon

Le mercredi 22  novembre, aux alentours de 5 heures du matin, Igor Bogdanov a été interpellé par les policiers du commissariat du VIe arrondissement après avoir forcé l’entrée de l’appartement de son ex-petite amie, la comédienne et étudiante en biologie Julie Jardon. Auprès des enquêteurs, la jeune femme a insisté sur sa séparation d’avec Igor Bogdanov, survenue quelques semaines plus tôt. Julie Jardon indique en outre n’avoir laissé planer aucun doute au moment de la rupture, expliquant même à son ancien compagnon qu’elle le quittait pour un autre homme.

Elle a aussi détaillé aux enquêteurs les raisons précises de sa rupture avec Igor Bogdanov, reprochant à l’homme de quarante-quatre ans son aîné d’être « toujours marié ». « Je lui ai dit que je faisais ce que je voulais et que ma vie ne le regardait plus », a témoigné la plaignante à l’agent de police judiciaire qui a pris sa déposition. Dans cette plainte, la jeune femme affirme que son ex-compagnon n’en est pas à son coup d’essai et qu’il l’aurait déjà plusieurs fois menacée. Une version des faits formellement démentie par Igor Bogdanov, qui parle d’une « procédure vide » et affirme : « Je n’ai rien à me reprocher. »

Jean-Baptiste DROUET

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