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Ingrid Chauvin : “C’est désespérant !”

Publié le 23 mai 2019

Ingrid Chauvin tremble à l’idée de ne pas avoir ce troisième enfant tant attendu…

Certaines femmes ont cette chance inouïe de pouvoir devenir mère le temps d’un claquement de doigts… Pour d’autres, c’est un véritable chemin de croix, une route faite d’espoirs vains et d’amères frustrations. Sur ce point, et sur beaucoup d’autres hélas, les êtres humains ne sont pas égaux, et cette injustice ne frappe évidemment pas que le commun des mortels ! Il n’est en effet un secret pour personne que, sur ce plan, la ravissante   Chauvin a non seulement affronté la plus grande difficulté à donner la vie, mais qu’elle a, en plus, dû surmonter la pire des épreuves : celle de devoir dire adieu à son bébé !

Souvenez-vous, en 2013, après avoir été victime d’une fausse couche, la jolie héroïne de la série quotidienne Demain nous appartient, sur TF1, attend enfin une petite fille. Le 17 octobre de cette année-là, Jade vient au monde, et ce moment qu’Ingrid et son mari, Thierry Peythieu, espéraient tant remplit les parents émerveillés d’un bonheur sans pareil. 

Hélas, cette joie indicible est trop vite assombrie par le malheur : leur fragile petite princesse, atteinte d’une grave malformation cardiaque, n’y survivra pas et, le 25 mars 2014, Jade s’envole, laissant son papa et sa maman inconsolables… 

Pétris de désespoir face à la disparition de leur nourrisson, et conscients par ailleurs de leur difficulté à devenir parents, Ingrid et Thierry prennent alors une grande décision : puisque la nature ne les aide pas, ils vont trouver le moyen de s’aider eux-mêmes ! Ainsi font-ils une demande d’agrément afin d’adopter un enfant. Une démarche qui, on le sait, peut prendre de longues années mais cet écueil ne décourage pas ces deux belles âmes prêtes à donner tout l’amour du monde à un petit ange dans le besoin…

Sans doute persuadés qu’il s’agit là de la seule manière de fonder enfin une famille, Ingrid et Thierry apprennent soudain que la douce comédienne est de nouveau enceinte ! Un rebondissement digne d’une des séries policières dans lesquelles l’actrice a si souvent tourné, mais qui n’anéantit pas le désir chevillé au corps de cette artiste au grand cœur d’accueillir dans son foyer un petit délaissé.

Tom naît le 10 juin 2016 et bien que, selon la loi, la procédure d’adoption a été mise entre parenthèses durant 10 mois – soit pendant la grossesse d’Ingrid et les premières semaines de la vie du bébé –, le couple n’a pas abandonné l’idée de donner à leur fils un petit frère ou une petite sœur. Hélas, cet acte si généreux s’avère en réalité un véritable parcours du combattant ! Car le fameux agrément n’est concédé que pour une durée de cinq ans, et l’échéance arrive bientôt à son terme.


Si en juillet 2018, l’artiste nous confiait : « On ne peut rien faire, à part continuer d’espérer », quelques mois plus tard, en octobre, Ingrid – aujourd’hui âgée de 45 ans –, commençait à douter d’une issue favorable : « L’étau se resserre car au mois de novembre 2019, notre agrément touchera à sa fin. […] Il y a une certaine frustration, bien sûr, car on déborde d’envie de donner de l’amour à un enfant qui en aurait besoin… L’attente est parfois difficile. D’autant que les nouvelles que l’on reçoit, c’est un peu les montagnes russes. à un moment, on a l’impression que notre dossier va remonter dans la pile… puis quelque temps après, un mail nous informe “gentiment” que nous sommes “comme tout le monde”. Je n’ai en tout cas jamais souhaité jouer sur le fait que j’étais connue. à aucun moment, je n’ai voulu abuser de ce pseudo-pouvoir. Je me considère comme n’importe qui. »

Mais si la maman de Tom, bientôt 3 ans, était alors encore confiante, l’heure n’est plus désormais à l’attente passive… C’est même un cri du cœur qu’elle vient de pousser dans les colonnes du Parisien : « C’est désespérant. Il n’y a pas de loi nationale sur l’adoption, chaque département gère comme bon lui semble. C’est frustrant, quand on sait le nombre d’enfants délaissés en France, ballottés de foyer en foyer ou d’une famille d’accueil à une autre, abîmés… Il n’y a pas quelqu’un qui soit sensibilisé par ce sujet au gouvernement ? »

Un pavé dans la mare, un vrai coup de gueule qui ne devrait d’ailleurs pas passer inaperçu auprès des pouvoirs publics et pourrait même ouvrir les yeux des décisionnaires en la matière : « Il y a une urgence absolue à faire changer les choses, assure-t-elle encore. Je pense aux enfants qui restent en foyer. Un sans domicile fixe sur quatre est un enfant placé. On nous parle de la France de demain, des futurs adultes… Mais sauvons déjà les petits qui seront les citoyens de demain. »

Et cette pasionaria excédée par la lenteur de cette procédure de conclure : « Il y a en France des milliers d’enfants délaissés que certains surnomment les “enfants sac à dos”. Il y a des priorités et la petite enfance n’en fait pas partie. Je voudrais une prise de conscience, que ces enfants puissent devenir adoptables, afin de leur offrir une vie équilibrée, de l’amour, de l’instruction, une famille tout simplement. »

Cette tribune pleine de fougue atteindra-t-elle ceux qui président à la destinée de ces jeunes âmes sacrifiées et de ceux qui rêvent de leur donner un foyer aimant ? Espérons-le. En tout cas, une issue heureuse est devenue urgente pour Ingrid et Thierry qui, dans quelques mois, verront leur dossier supprimé de la pile après cinq ans d’une éprouvante attente…

Clara MARGAUX

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