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Iris Mittenaere : Miss superstition !

Publié le 22 décembre 2018

Gris-gris, porte-bonheur, attrape-cauchemars, notre Miss France 2016, Iris Mittenaere collectionne les rituels magiques…

Son incroyable parcours valait bien un livre ! Cette native de Lille, fille de professeurs qui se sont séparés quand elle avait 3 ans, se rêvait médecin. En mai 2015, alors qu’elle est en cinquième année de chirurgie dentaire, elle s’inscrit par jeu à un concours de beauté. Six mois plus tard, Iris est élue plus belle fille de France, et, le 30 janvier 2017, décroche la couronne de Miss Univers ! Et au bras d’Anthony Colette, son partenaire dans Danse avec les stars, la ravissante brune continue à faire des étincelles.

Le secret de cette flamboyante réussite ? Il tient tout entier dans le titre de son autobiographie, sortie le 7 novembre aux éditions HarperCollins : Toujours y croire. Croire en soi, bien sûr, mais aussi en certains pouvoirs surnaturels. La superstition, Iris la cultive sous toutes ses formes ! Il faut dire que, dès son plus jeune âge, notre beauté ch’ti a baigné dans les rituels magiques.

Ainsi, chaque fois qu’elle souffrait de la gorge, sa mère, Laurence, lui enveloppait le cou d’une chaussette qui avait été portée toute la journée ! L’auteure ne précise pas si l’odeur jouait un rôle dans la guérison. Pour faire disparaître les verrues, Iris a également sa recette : les frotter avec un bout d’oignon avant d’enterrer celui-ci au fond du jardin !

Quant à sa peur de l’avion, elle la domine en appelant sa maman juste avant le décollage, pour que ses pensées la protègent. La jeune femme prend également soin d’emporter dans ses bagages deux ou trois petits objets qui lui sont chers.

Enfant, « Libellule », comme la surnommait sa mère, était sujette aux angoisses nocturnes. Pour rassurer sa fille, Laurence avait donc mis en place un drôle de cérémonial : « Chaque soir, elle me caressait la tête et faisait mine d’en extraire des cauchemars en tirant sur un fil. Elle les jetait alors par terre, au rythme des incantations qu’elle inventait. »

Plus tard, sa mère offrira à Iris un attrape-cauchemars dont Iris ne s’est jamais séparée. Dans son appartement, la belle, tel le petit Poucet, a également disposé de précieux cailloux un peu partout. Car les pierres ont un pouvoir, notre Miss en est convaincue ! L’améthyste lui apporte calme et sagesse et le cristal de roche inspiration et énergie. Quant au grenat qu’elle porte autour du cou, il favorise l’harmonie et lui donne du courage. Et du courage, il lui en a fallu, pour supporter les moqueries dont elle a été la cible. Car avant d’être une beauté aux formes sculpturales, Iris était une fillette très mince.


Et non pas maigre comme pourtant l’écrivaient certains médecins sur son carnet de santé, ce qui avait le don d’exaspérer sa maman. Néanmoins sa silhouette filiforme lui a valu bien des déboires. Iris a eu droit à tous les surnoms possibles, du tendre Cuisse de mouche, donné par ses grands-parents, au moins sympathique Clou (ou Cloute) attribué par son frère et sa sœur, en passant par l’affreux Pic à brochette dont ont usé et abusé les gamins de sa classe. Mais elle a eu beau dévorer charcuteries, frites, gâteaux et carbonnades (une spécialité flamande), ses jambes sont restées
de longues baguettes jusqu’à ses 15 ans !

Elle apprend alors à se défendre, et met en place des stratégies qui lui seront fort utiles lors des élections de Miss. Car le vilain petit canard devenu une sublime sirène brune suscite bien des jalousies, et certaines candidates sont prêtes à tout pour l’évincer. Elle s’est ainsi fait voler du maquillage, son portable, et a été la proie d’insultes et d’odieuses rumeurs sur Internet.

Comment y a-t-elle répondu ? « En gardant la tête haute et en m’interdisant de rendre les coups bas. L’intégrité est une qualité qui en impose. » Le moins qu’on puisse dire c’est que cette formule a été efficace ! Comme l’explique Iris avec humour à ses lecteurs : « On dit que vous êtes moche, grosse, stupide ? Répliquez avec un sourire : “Tu as pourtant l’air de beaucoup t’intéresser à moi !” » 

Le sourire est l’arme fatale de cette battante à la tête aussi bien faite que bien pleine. Avec 17,5 de moyenne au test de culture générale des Miss, Iris caracolait loin devant ses concurrentes.

Ce qui ne l’empêche pas de cultiver la simplicité et de placer plus haut que tout l’amour de ses proches, comme le prouve le bracelet porte-bonheur qui ne la quitte jamais. Reçu en cadeau pour ses 18 ans, ce talisman se compose de charms (amulettes miniatures), tous offerts par ses amis. « Quand je le porte, j’ai l’impression d’être protégée », écrit Iris. Un prénom prémonitoire pour une Miss Univers, selon sa maman, qui elle aussi croit beaucoup aux signes. Messagère des dieux dans la Grèce antique, Iris prenait en effet la forme d’un arc-en-ciel.

Lili CHABLIS

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