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Isabelle Adjani : “Je suis spasmophile”

Publié le 13 octobre 2014

Enfant fragile et adulte angoissée, la comédienne aux cinq Césars vient de faire une incroyable révélation…

Magnétique et fascinante, il suffit qu’Isabelle Adjani apparaisse dans un film ou au théâtre pour que le public accoure sans se faire prier !

L’actrice de 59 ans sera justement de nouveau sur les planches, au Théâtre de Paris, du 16 octobre au 16 novembre prochain, dans "Kinship", une pièce de Carey Perloff, aux côtés de Carmen Maura et Niels Schneider.

Hypersensible

Gageons que l’engouement qu’inspire cette artiste hors norme sera une fois encore au rendez-vous ! Hors norme, cette femme aux allures de déesse habitée par la passion l’est assurément. Celle qui, à tout juste 20 ans, a quitté la Comédie-Française et fait la carrière que l’on sait est même devenue un mythe vivant, récompensée par un prix d’interprétation à Cannes, cinq Césars et deux nominations aux Oscars. Une comédienne époustouflante qui a su, au fil du temps, se faire suffisamment rare pour attiser encore davantage le mystère.

Cette personnalité marquante, la « reine » Isabelle la tient peut-être de ses jeunes années. Elle vient en effet de révéler dans les pages de Vogue Hommes : « Dans l’enfance, pendant des années, j’avais des épisodes de vomissements la nuit pendant mon sommeil. Ce que je vomissais, c’est peut-être une vie que je ne supportais pas bien, ou un malheur que je ne savais pas exprimer. »

On imagine la terreur qu’elle devait ressentir en émergeant de ses rêves, ainsi que celle de son père et sa mère, se demandant au matin si leur fillette serait encore de ce monde ! « Il y avait toujours la crainte de mes parents que je me sois étouffée, a-t-elle encore expliqué. J’étais petite et je me réveillais dans un état second, mais je me disais : “Ah, je suis vivante !” »

Asabelle adjani chapeauElle, dont le petit frère, Éric Hakim, photographe réputé, est décédé le 25 décembre 2010 d’une crise cardiaque, confie aussi : « Je suis spasmophile, hyperfragile, hypersensible, j’étais sujette à des chutes de magnésium, et je luttais contre cette sensation de vertige, de flottement intérieur qui me déconnectait de la réalité. »

Victime de fréquentes attaques de panique, la star, au contraire de son frère, n’a pas eu la tentation de succomber aux paradis artificiels : « J’ai su très vite – un somnifère me fait dormir deux semaines – que mon organisme n’était pas fait pour ça », a-t-elle confié.

Une chance pour nous que l’inoubliable interprète de Camille Claudel ait plutôt choisi une autre addiction : celle d’incarner magistralement des personnages à sa mesure…

Clara Margaux

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