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Isabelle Adjani : Mêlée à un scandale sexuel !

Publié le 13 mai 2019

Bien malgré elle, Isabelle Adjani se retrouve entre “exhibition et harcèlement sexuels” et autres “gestes obscènes”…

Dans le XVIe arrondissement de Paris, bien à l’abri derrière de hautes grilles, se cache un petit coin de paradis, la Villa Montmorency. Une centaine de maisons somptueuses, aux vérandas lumineuses, flanquées de terrasses, entourées de jardins, de fontaines… Pour les chanceux et fortunés personnages qui peuvent habiter ce très rare îlot de verdure, tout ne devrait être que luxe, calme et volupté.

Mais si le premier adjectif semble correspondre à la situation, étonnamment, pour certains habitants de la Villa Montmorency, l’existence semble être devenue un enfer… Que se passe-t-il donc dans « le ghetto du gotha » ainsi que l’a surnommé la sociologue Monique Pinçon-Charlot ? Tout est parti d’une banale affaire de voisinage. Au rez-de-chaussée d’une des demeures de la rue des Peupliers, dans un duplex bénéficiant d’un jardin privatif, habite Dominique Ambiel, producteur de télévision de 64 ans. Au-dessus, vit une ethnologue, Isabelle Denamur. Or, comme l’a récemment relaté notre confrère Le Parisien, cette dernière se plaint, depuis sept ans déjà, du comportement de son voisin. La chercheuse l’accuse, entre autres, de « prendre régulièrement son bain en pleine lumière, fenêtre ouverte », et de se donner en spectacle, lui reprochant des « gestes obscènes » ! De son côté, le producteur l’accuse de nuire à sa tranquillité, en chantant des chansons « agressives », et par le biais de différentes nuisances sonores, comme des cris, des coups frappés…


Les deux parties n’ont apparemment pas pu se mettre d’accord sur leurs façons de vivre respectives, et Isabelle Denamur l’a fait savoir à la police, par différentes mains courantes et plaintes. Mais l’ethnologue a, semble-t-il, décidé de régler les choses à sa façon en prenant des photos de son voisin, alors qu’il était dans son bain en plein après-midi, histoire de prouver la véracité de ses dires et de leur donner du poids…

En réaction à cette « paparazzade » qu’il a très mal vécue, Dominique Ambiel a riposté. Il a intenté une procédure pour « atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image d’une personne », comme l’a révélé Le Parisien, et la photographe amateur a été un moment placée en garde à vue, son appartement, perquisitionné.

De son côté, il y a quelques semaines, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « exhibition et harcèlement sexuels » à l’encontre de Dominique Ambiel, après une énième plainte de sa voisine.

Ouvrons là une petite parenthèse pour rappeler pourquoi le nom de Dominique Ambiel peut vous sembler familier. Cet homme a été conseiller de la communication de Jean-Pierre Raffarin entre 2002 et 2004, quand celui-ci était Premier ministre. Il avait été arrêté, à Paris, en avril 2004, avec une prostituée mineure dans sa voiture. à la suite de cette interpellation, il avait démissionné de son poste pour, disait-il, pouvoir se défendre librement. Reconnu coupable de « sollicitation de prostituée mineure »par la Cour d’appel de Paris, il avait été condamné à une amende de 2 500 euros, ainsi qu’à verser un euro symbolique de dommages et intérêts et 500 euros de frais de procédure pour l’association La voix de l’enfant. S’il a toujours nié sa responsabilité dans cette affaire, avançant que la jeune fille s’était réfugiée dans son véhicule sans qu’il lui ait demandé d’y entrer, la cour de cassation a confirmé son jugement en 2006.

Revenons au conflit qui l’oppose à sa voisine. Des habitants de la rue des Peupliers ont affirmé qu’émanaient de la maison des « cris hystériques et effrayants » ou « rires en cascades à vous glacer le sang. » Une ex-voisine d’Isabelle Denamur a ajouté avoir pâti des « hurlements, des menaces, des insultes à caractère sexuel », proférés par l’ethnologue.

C’est là où, au cœur du scandale, intervient Isabelle Adjani. Comme Sylvie Vartan et Johnny, Carole Bouquet, Céline Dion ou Gérard Depardieu, la comédienne a vécu à la Villa Montmorency. Juste au-dessus de chez Isabelle Denamur, entre 2003 et 2005. Elle a tenu à écrire une lettre de trois pages, pour dire à quel point ce voisinage était idéal. « Sa gentillesse attentive et le respect mutuel que nous avons l’une pour l’autre permettaient la garantie d’une vie paisible, et nos chers chats, enfants s’en trouvaient bienheureux ! », a-t-elle tenu à confier.

L’affaire est aujourd’hui entre les mains de la justice. Espérons que bientôt, le calme sera revenu rue des Peupliers.

Laurence PARIS

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