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Isabelle Nanty : Tallulah, sa fille, son miracle !

Publié le 22 février 2016

À 40 ans, en tournant le film “Le Bison”, Isabelle Nanty réalise qu’elle ne sera jamais mère ; mais c’est aussi pendant ce tournage qu’elle apprend l’agrément de son dossier � d’adoption.

Elle fait partie de ces comédiennes qui n’ont pas besoin de tenir le premier rôle pour marquer les esprits ! Ainsi, dans Tatie Danielle, le film qui l’a révélée au grand public, son personnage de Sandrine, lui a valu d’être nominée pour le César du meilleur espoir féminin ! Depuis, Isabelle Nanty a fait du chemin, et de nombreux films bien sûr, dont, parmi les plus récents, les hilarants Profs 2, de Pierre-François Martin-Laval, et Les Tuche 2, d’Olivier Baroux, qui sort le 3 février.

Mais aussi du théâtre et de la mise en scène : elle a ainsi travaillé sur la pièce de son ami Bénabar, Je vous écoute, actuellement à l’affiche au Tristan-Bernard à Paris. Elle s’est également fait une place à la télévision avec son rôle de Christiane Potin, la femme de ménage de la famille Lepic dans la série Fais pas ci, fais pas ça. Pas mal pour quelqu’un qui avouait il y a quelque temps dans Gala avoir « tout loupé à peu près deux fois » !

Mais la comédienne a eu beau réussir sa carrière, elle n’a, hélas, pas réalisé son rêve d’enfant. Un rêve qui, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer n’était pas de jouer les princesses sur une scène ou devant une caméra. Non, quand elle était petite, la native de Mussey, dans la Meuse, aspirait à un bonheur bien plus simple : avoir un mari…

Bien sûr, à 54 ans, qu’elle a fêtés le 22 janvier dernier, Isabelle a connu des aventures sentimentales. Mais, comme elle s’en est ouverte dans une récente interview accordée à Femme Majuscule : même si elle a eu des hommes dans sa vie, aucun d’entre eux n’a vraiment eu envie de partager son existence.

Une confidence que la pétillante blonde fait sans la moindre nuance d’aigreur. Philosophe, elle admet même que, si elle est passée à côté de certaines occasions, c’est sans doute un mal pour un bien : « J’ai renoncé à ça, sans frustration. »

Il faut dire que, depuis une dizaine d’années, l’actrice a exaucé un autre de ses vœux les plus chers, un accomplissement qui fait d’elle une femme comblée. En effet, si elle a fait une croix sur le mariage, Isabelle n’a jamais renoncé aux joies de la maternité.

Là encore, les choses n’ont malheureusement pas été aussi simples qu’elle les imaginait petite fille. Car, si elle aurait pu faire un bébé toute seule, comme le dit la chanson, Dame Nature en a décidé autrement, comme la comédienne le raconte, toujours dans Femme Majuscule : « Je ne pouvais pas avoir d’enfant. »

Coïncidences

Une réalité cruelle, dont Isabelle prend pleinement conscience, en 2002 – elle a alors 40 ans – en tournant une scène du film Le bison (et sa voisine Dorine), dont elle est aussi la réalisatrice. Une scène hautement symbolique puisqu’il s’agit d’un accouchement !

Mais, tandis qu’elle donne la vie devant la caméra, l’un de ses plus grands espoirs s’éteint, comme elle l’a évoqué dans Psychologies Magazine : « Je jouais une mère enceinte de son cinquième enfant. […] J’ai réalisé que je venais d’enterrer mon idée de maternité, en tout cas l’idée d’avoir un enfant biologique. »

La comédienne avait déjà quelque peu anticipé ce cruel constat, puisque, quelques mois plus tôt, elle avait déposé une demande d’adoption. Dossier, qui par une de ces coïncidences étranges dont le destin a le secret, avait été accepté au début du tournage !

Un autre hasard, plus troublant et touchant, fera de l’actrice la mère qu’elle rêvait d’être. En effet, au moment où elle est en train de simuler un accouchement, à des milliers de kilomètres de là, en Chine, un bébé, abandonné, vient d’être découvert. Comme Isabelle l’apprendra un an et demi plus tard, cette adorable gamine, prénommée Tallulah, est destinée à devenir sa fille adoptive !

Quelque douze années se sont écoulées depuis cette merveilleuse rencontre. Celle d’une mère et d’une fille aujourd’hui aussi soudées et complices qu’il est possible de l’être.

Comme le confiait récemment dans Gala l’interprète de Gladys, l’enseignante un peu foldingue de Profs : « Je suis convaincue qu’on n’éduque pas son enfant. On lui donne des repères, on provoque des occasions de se trouver. »

Une chose est sûre : Isabelle Nanty et Tallulah se sont miraculeusement bien trouvées !

Lili Chablis

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