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Jacques Chirac : Oh, le sacré menteur !

Publié le 2 février 2019

Pour s’éviter les foudres de Bernadette, Jacques Chirac utilise un truc infaillible.

On le savait du genre coquin mais peut-être pas à ce point-là ! Interviewé au micro d’Europe 1, l’ex-ministre et confident de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, a révélé, au travers d’une anecdote croustillante, que l’ex-chef de l’État a toujours tenu à profiter de tous les plaisirs de la vie, et ce même à l’âge de la retraite !

L’histoire remonte à plus de dix ans. En août 2008, l’ancien président, qui a alors 75 ans, n’a en rien perdu son esprit canaille. En vacances à Saint-Tropez, il compte bien profiter – en solo, bien sûr – de l’ambiance détendue qui règne sur le port varois. Seulement voilà, comment fausser compagnie à Bernadette ?

Lui vient alors l’idée d’un stratagème plutôt bien pensé. Accompagné par l’un de ses anciens collaborateurs, il pourrait prétexter un repas tout ce qu’il y a de sérieux, aux fins de deviser, par exemple, sur la politique de son grand « ennemi » Nicolas Sarkozy, qui est alors au pouvoir. Ni une, ni deux, il passe un coup de fil à Jean-Louis Debré, resté à Paris, pour lui proposer de le rejoindre. De prime abord, ce dernier, qui dit détester l’ambiance « bling-bling » qui règne à Saint Trop’, n’est guère tenté. Mais Jacques se montre si persuasif que son complice accepte finalement de le rejoindre dans le Sud.


Arrivé sur place, l’ex-président lui expose illico son plan pour fausser compagnie à son épouse et partir tranquille à l’assaut des innombrables lieux festifs de la station balnéaire : « J’ai trouvé un petit restaurant sur la plage… on va laisser maman à la maison », lui annonce, goguenard, son pote de toujours. 

Les deux compères filent aussitôt à l’anglaise, direction Nikki Beach, la plage privée préférée de la jet-set et du show-biz. Ce jour-là, les serveuses du restaurant, très avenantes, offrent un spectacle propre à réjouir les amateurs de jolies femmes présents dans l’assistance, puisque c’est seins nus que ces demoiselles vaquent de table en table. 

Jacques est aux anges, mais cette torride récréation va être de courte durée. Bernadette, avertie de la présence de son mari dans ces lieux, vient de débarquer avec la ferme intention de le ramener à la maison !

Pris la main dans le sac, Jacques a trouvé sans tarder une parade : « Je ne sais pas pourquoi Jean-Louis a tenu à m’inviter sur cette plage », a-t‑il alors affirmé à sa femme, la main sur le cœur, pas gêné le moins du monde de mettre son compère dans l’embarras. 

Convaincu de sa sincérité, Bernadette s’est rapidement calmée, loin de soupçonner le complot qui s’était tramé dans son dos. Sacré Jacquot !

Sophie MARION

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