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Jane Birkin : Sous le signe de l'amour !

Publié le 28 mai 2020

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Grâce à son nouveau compagnon, Jane Birkin a vécu cet isolement forcé comme une parenthèse enchantée…

Elle ne s'en est jamais cachée. Quand Jane Birkin aime, elle aime follement ! Entière, incapable de tromper l'homme qui partage sa vie même si elle endure le pire à ses côtés, cette grande amoureuse se donne sans restriction. De son amour de jeunesse, le compositeur John Barry, son seul mari, épousée à 19 ans, elle aura comme souvenir Kate qu'elle a eu la douleur de perdre il y a quelques années. Mais le compositeur, de treize ans son aîné, se révélera rapidement « quelqu'un de dangereux » et un an plus tard, la jeune femme, rentrée chez ses parents, divorce. Puis, ce sera Serge Gainsbourg, rencontré en 1968, qu'elle aimera plus que de raison au cours d'une passion aussi créatrice que destructrice. Serge, qui en avait fait sa muse, lui écrira des chansons sur-mesure que la délicieuse Anglaise susurrait avec son inimitable et si charmant accent londonien. De cette histoire tumultueuse naîtra Charlotte, mais, devenu mythique, le couple finira par voler en éclats, rongé par la jalousie maladive de « Gainsbarre ».


À bout, après douze ans, Jane claquera finalement la porte de l'hôtel particulier de la rue de Verneuil un matin de 1980 pour trouver refuge chez un autre artiste, le ténébreux réalisateur Jacques Doillon, qui deviendra le père de sa fille Lou. Las, onze ans plus tard, cette idylle partie sur les chapeaux de roues prendra l'eau et aux amours défuntes, celle qui ne peut aimer que sans modération préférera éprouver des sentiments qui durent. Dès lors, l'interprète de La Ballade de Melody Nelson ne rêve que d'un partenaire solide auprès duquel elle pourrait se poser.

Elle avait bien cru trouver la perle rare en la personne d'Olivier Rolin lors d'un voyage humanitaire à Sarajevo, en 1995. Auprès de ce baroudeur engagé, qui la surnomme son « Anglaise excentrique », renaît l'espoir de vivre un amour plus apaisé mais elle déchante vite. « Il est difficile de manger des œufs sur le plat face à quelqu'un qui te regarde avec dédain », confiait-elle après leur séparation.

Depuis cet échec, Jane vit seule, tout en nourrissant secrètement l'espoir de trouver le compagnon idéal. Confinée dans son appartement parisien, cette indécrottable romantique a le vague à l'âme. « En restant à la maison, qu'est-ce qu'on peut faire pour se divertir ? Je fais la seule chose que je sais faire, un peu, sans musique, sans rien parce qu'on est coincé », expliquait-elle en diffusant sur son compte Facebook une vidéo en soutien au personnel soignant. Répondant à l'appel de Radio France et du théâtre du Châtelet qui avaient lancé l'opération « Le temps d'une chanson », Jane y reprenait a cappella La Javanaise.

Mais cet isolement forcé aurait pu virer au calvaire si cette femme éprise d'absolu n'avait su trouver du réconfort auprès d'un être plein de tendresse qui, par la magie de sa présence a fait de cet isolement un enchantement. À ses côtés, l'Anglaise débordante d'amour n'a pas vu les jours passer.

Oui ! Alors qu'elle n' y croyait plus, ce fidèle compagnon, prénommé Dolly, a su lui apporter soutien et réconfort dans une période terrible faites d'incertitudes. Pas question, en effet pour ce bouledogue anglais de quitter d'un poil sa maîtresse.

Au contraire ! De peur que le bonheur ne se sauve, la gentille bête a redoublé d'effort pour lui faire oublier qu'à l'extérieur, en cette triste période de crise sanitaire, la mort rôdait. Depuis qu'elle l'a adopté à la suite d'un coup de foudre instantané survenu en 2016, il en a toujours été ainsi.

Du salon à la cuisine, Dolly la suit pas à pas. Et sur le canapé, où tous les soirs ils se blottissent l'un contre l'autre, ils se font des papouilles tendres. La nuit, le bouledogue à la musculature imposante s'installe sur le lit de sa maîtresse et entre deux roupillons lui envoie des râles d'amour qui en disent long sur

l'affection qu'il lui porte. Et une fois le déconfinement venu, le duo va pouvoir repartir en virée, rien qu'eux deux, bien que Dolly pèse son poids ! « C'est quand même très difficile à porter, et il faut choisir les hôtels qui l'acceptent, les restaurants, les pays, les vo i t u r e s, les trains… Je suis très reconnaissante envers les personnes qui traitent Dolly si bien », raconte-elle, des étoiles dans les yeux. Preuve que l'amour d'un chien, cela vaut, pour Jane, autantque celui d'un homme…

Valérie EDMOND

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