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Javier (Koh-Lanta) : “Je suis un petit rigolo  !”

Publié le 13 avril 2018

javier

INTERVIEW KOH-LANTA. Eliminé en 2012, le Belge revient plus déterminé 
que jamais. Javier est prêt à employer tous les moyens pour gagner.

Dans l’un des premiers épisodes, ce patron d’une société de rénovation dans le bâtiment a brillé par un redoutable coup de bluff. En fabriquant lui-même un faux collier d’immunité dans l’espoir de duper Nathalie, ce père de famille de 45 ans a autant fait rire ses camarades de jeu qu’il a choqué certains téléspectateurs. Une chose est sûre, le Belge d’origine espagnole ne laisse personne indifférent.

France Dimanche : Selon vous, pourquoi avez-vous été sélectionné par la production parmi de nombreux candidats potentiels ?

Javier : Pour deux raisons, je pense. D’abord parce que j’assume totalement mon côté stratège pour aller le plus loin possible. Et vu ma carrure, je peux difficilement m’en passer. Je suis bien conscient d’être moins sportif que stratège. La deuxième raison, c’est sans doute parce que je suis un petit rigolo. J’apporte ma touche d’humour dans cette grande aventure. J’en joue beaucoup, c’est une arme redoutable. Faire rire me permet d’influencer le jeu comme je l’entends. C’est clairement un avantage : comme je mets de l’ambiance sur le camp, les autres sont moins pressés de m’éliminer. Dans les moments difficiles, c’est toujours agréable d’avoir un mariole comme moi pour détendre l’atmosphère. Cela dit, je me méfie quand même. Je sais que mon attitude risque aussi d’en agacer certains.

FD : Pensez-vous faire le poids face à des adversaires bien plus aguerris que lors de votre premier Koh-Lanta ?

J : Les stratégies sont en effet plus difficiles à mener face à des candidats beaucoup moins naïfs qu’au cours de ma précédente aventure. Mais je suis assez serein. Malgré mon manque de physique par rapport à un Yassin ou un Jérémy, je n’ai pas moins de chance de gagner qu’un autre. Je me sens d’ailleurs clairement meilleur qu’il y a cinq ans. Et pour cause, je me suis beaucoup plus préparé physiquement. Depuis mon élimination en 2012, je suis allé deux fois par semaine dans une salle de sport. C’est un programme que je me suis imposé dans l’optique d’être un jour rappelé par la production pour une éventuelle édition All Stars. Je voulais à tout prix être prêt au cas où l’occasion se présenterait.


FD : Vous avez dû être d’autant plus heureux en apprenant que vous aviez été sélectionné une deuxième fois…

J : Comme le casting avait duré deux bons mois, alors j’étais évidemment aux anges ! Mes proches ont eux aussi partagé cette joie. Mon épouse, qui veut toujours le meilleur pour moi, a cependant eu quelques craintes. Elle ne souhaitait pas que je retombe dans une longue dépression de neuf mois, comme il y a cinq ans à mon retour de Malaisie. Celle-ci était due entre autres à une crise de la quarantaine assez difficile. Par chance, je vais beaucoup mieux. J’ai réussi à retrouver mon équilibre auprès de mon épouse et de mes deux filles [Célia, 13 ans, et Alexia, 16 ans, ndlr] dès mon retour en Belgique. Elles me font confiance car je leur ai prouvé avant de repartir que j’avais toutes les clés pour ne plus retomber dans cet état.

FD : La séparation avec elles n’aura pas été trop dure à vivre ?

J : Je suis en couple avec ma femme depuis plus de vingt-quatre ans. Nous nous sommes connus très jeunes. Valérie avait à peine 9 ans, et moi 11. On est tombés amoureux l’un de l’autre six ans plus tard. Elle aura donc été ma première petite amie et reste la seule femme avec qui j’ai été. Dès lors, s’éloigner aussi longtemps à l’autre bout du monde peut faire du bien au couple. Nos retrouvailles n’en ont été que plus émouvantes. Quant à mes filles, elles l’ont évidemment mieux vécu que la première fois. À l’époque, je leur avais caché la vérité. Elles pensaient que j’étais parti travailler un mois en Chine… Allez savoir pourquoi ! Mais cette fois-ci, je les ai mises dans la confidence dès le début. Elles ont eu peur que je ne me blesse lors d’une épreuve, ou encore que je sois la cible de moqueries sur les réseaux sociaux.

FD : En fabriquant un faux collier d’immunité, vous avez dû vous attirer les foudres de certains téléspectateurs…

J : Les réactions ont été multiples. Certains estiment évidemment que ce que j’ai fait n’est pas très bien. Quoi qu’il en soit, j’assume totalement. Si j’ai agi ainsi, c’est pour une bonne raison. C’était ça ou être éliminé dès le premier conseil des Rouges. Il faut dire que tout le monde avait dans l’idée de sortir Nathalie. Elle s’est donc aussitôt mise à chercher activement un collier pour sauver sa peau. Si elle en trouvait un, c’est son vote à elle qui allait compter. Or j’ai appris par deux candidats (Cassandre et Pascal) à qui elle s’était confiée, qu’elle voulait voter contre moi, alors qu’elle m’avait dit le contraire. J’ai aussitôt pris ça pour une trahison. N’en déplaise à certains, je n’avais donc pas d’autre choix que d’utiliser cette ruse pour sauver ma peau.

FD : N’avez-vous eu à aucun moment de scrupules à le faire ?

J : On ne l’a pas vu, mais je suis revenu deux heures plus tard chercher ce faux collier là où je l’avais caché. J’avais surtout peur que Yassin et Pascal éclatent de rire au conseil au moment où Nathalie le sortirait en croyant qu’il s’agissait d’un vrai.

FD : Pensiez-vous rire autant à Koh-Lanta ?

J : C’était impensable ! J’ai eu de la chance de tomber sur deux acolytes bon public qui sont rentrés dans mon jeu. Je savais déjà que Pascal aimait bien rigoler, mais j’ai été agréablement surpris par Yassin que je pensais être quelqu’un de très froid. Je redoutais même de faire toute cette aventure à son côté. Cet épisode a prouvé que j’avais eu tort…

Philippe CALLEWAERT

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