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Frank Michael : " Je crois que j'ai trouvé l'amour !"

Publié le 20 juillet 2020

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A 73 ans, le chanteur italo-belge Frank Michael n’est plus un cœur à prendre, même s’il se languit de pouvoir chanter à nouveau sur scène devant ses admiratrices… de tout âge !

Comme beaucoup d’artistes, l’interprète de Toutes les femmes sont belles attend patiemment de pouvoir retrouver le chemin de la scène et croise les doigts pour que ce virus ne soit bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Pour France Dimanche, le charmeur de ces dames se confie sur son long confinement, ses craintes encore bien présentes par rapport au Covid-19, ses espoirs pour demain, mais aussi sur ce grand amour, clamé depuis plus de quarante ans, et qu’il semble bien avoir trouvé.


France Dimanche : Comment allez-vous ? Comment avez-vous vécu ces derniers mois ?

Frank Michael : Je vais bien, merci. Mais il est vrai que cette période a été, et continue d’être, bien compliquée. Avant cela, c’était pourtant bien parti. En novembre, j’avais sorti mon nouvel album, Le Grand Amour, qui était déjà disque d’or. Le 19 janvier, j’ai chanté à l’Olympia, puis en Bretagne, au Luxembourg, à Lille… Et là, tout s’est arrêté. Il y a eu le confinement, du coup je suis rentré chez moi, à Liège, alors qu’en mars il était prévu que je fasse mon grand retour au Canada après quinze ans d’absence, et aussi que je me rende enfin en Australie, où je m’étais toujours refusé de partir tant que ma mère était là. J’espère pouvoir y aller en 2021. Sinon, la tournée européenne devrait reprendre au mois de novembre… On croise les doigts !

FD : Qu’avez-vous fait pendant ce confinement ?

FM : J’en ai profité pour écrire de nouvelles chansons et peaufiner celles de mon prochain album. Comme j’ai un petit studio d’enregistrement à la maison, j’ai eu tout le temps de travailler mes maquettes, et j’ai aujourd’hui entre 25 et 30 nouveaux titres. J’ai aussi fait beaucoup de sport, de la natation et de la marche.

FD : Parvenez-vous à rester optimiste pour la suite ?

FM : Oui, nous nous efforçons de garder bon espoir, même si je crains qu’il y ait un relâchement de certains durant l’été et, du coup, une deuxième vague à la rentrée. J’ai un peu peur de ça. En Belgique, comme en France, nous avons été particulièrement touchés, et le Premier ministre nous recommandait encore récemment de rester très vigilants pendant les vacances.

FD : Vous, vous avez fait très attention ?

FM : Bien sûr ! Comme j’ai la chance d’avoir tout ce qu’il me faut à la maison, je ne suis quasiment pas sorti. Les quelques fois où c’est arrivé, j’enfilais mon masque et mes gants !

FD : Avez-vous maintenu un lien avec votre public, par exemple via des live sur les réseaux sociaux ?

FM : Oui, sur Facebook, je chantais régulièrement pour mes fans qui, au fil des semaines, étaient de plus en plus nombreux. Très heureux, ils en demandaient toujours plus, du coup je n’arrivais jamais à stopper ! Mais c’était une telle joie de les sentir avec moi, et si réconfortant durant cette période solitaire. Je sais que certains pensent qu’il n’y a que les mamies qui m’aiment, mais pas du tout. Elles sont là, bien sûr, mais souvent aussi avec leurs filles, leurs petites-filles, et même leurs arrière-petites-filles ! Quelle merveille de les voir toutes ensemble chanter en chœur !

FD : Vous nous avez encore concocté des chansons d’amour ?

FM : Naturellement ! Même si, il faut bien reconnaître que, pour une fois, Claude Lemesle, mon parolier que j’aime beaucoup, m’a écrit des textes un peu différents, Comme une chanson italienne, L’amour est un gitan, ou Ma terre, Mon pays, c’est vous… Des chansons magnifiques que j’ai hâte de vous faire découvrir !

FD : Vous avez un répertoire de plus de 400 titres, comment choisissez-vous les 25 ou 30 que vous chantez en concert ?

FM : Je sélectionne d’abord les incontournables, comme Toutes les femmes sont belles que les fans adorent et dont il n’existe pas moins de 50 versions différentes à travers le monde. Puis, comme les gens réclament souvent mes plus vieux titres, je fais toujours un petit medley de Dites-lui que je l’aime, Je ne peux vivre sans toi, Mama, Entends ma voix, San Angelo… Car même si ça fait plus de quarante ans que je les chante, je prends toujours autant de plaisir ! Quand je monte sur scène, à part pour les deux premières chansons où j’ai un peu le trac, vous ne pouvez pas imaginer à quel point je me métamorphose !

FD : Vous venez de fêter vos 73 ans, craignez-vous le temps qui passe ?

FM : C’est vrai qu’il file très vite ! Mais, mis à part ce terrible coup dur que l’on vient de traverser, je le vis plutôt bien. Aujourd’hui, j’espère de tout cœur qu’on trouve un vaccin pour qu’on puisse enfin être libéré de cette épée de Damoclès. Je ne cesse de me demander comment on a pu arriver à plus de 500 000 morts à travers le monde… Dieu merci, personne dans ma famille, mes amis ou mes musiciens, n’a été touché. Malgré tout, depuis ces longs mois, beaucoup de mes collaborateurs ne travaillent pas et attendent, c’est terrible. On parle de reprendre les spectacles en septembre, mais je vous laisse imaginer un concert avec les mesures barrières… Ça va un peu casser la magie !

FD : Vous ne pourrez plus lancer dans la foule votre foulard trempé de sueur…

FM : [Rires.] Ah non, ce rituel sera malheureusement terminé. J’espère quand même qu’on pourra, malgré tout, vivre encore quelques belles années de spectacle ! Cette fin d’année risque d’être un peu compliquée, mais on croise les doigts très fort pour que 2021 soit radieuse !

FD : Sur votre dernier album, vous chantez Le Grand Amour, l’avez-vous rencontré ?

FM : Oui, je pense. Je suis avec quelqu’un depuis plusieurs années, elle s’appelle Christelle et on s’entend vraiment très bien. Sa présence et son soutien me sont précieux, ils m’aident beaucoup, surtout dans les moments douloureux comme lorsque j’ai perdu ma maman, puis Johnny. Ma fille Sandra prend également bien soin de moi, ainsi que son mari qui travaille à mes côtés, sans oublier mes deux petits-enfants. Tous habitent à quelques mètres de chez moi, donc on se voit tous les jours. C’est important de se sentir entouré.

FD : Comptez-vous quand même prendre un peu de vacances cet été ?

FM : Oui, j’aurais bien fait un petit saut en Italie, près du lac de Garde dont je suis originaire, afin de rendre visite à une partie de ma famille qui vit dans ce coin particulièrement touché par le virus. Mais j’irai en voiture, car je suis bien trop angoissé de reprendre l’avion pour le moment. J’ai eu très peur pour eux, mais heureusement ils ont bien passé le cap. On va être heureux de tous se retrouver.

Recueilli par Caroline BERGER

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