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Jean Imbert pour Top chef : "Je suis un compétiteur"

Publié le 16 avril 2012

Le Parisien amoureux de la Bretagne adore cette émission qui colle parfaitement à son tempérament de battant. Il ne l’a jamais caché… Jean est rentré dans la compétition Top chef avec comme objectif de remporter la victoire finale. Quitte à agacer, parfois même à heurter, les autres candidats, ce restaurateur de 30 ans sait ce qu’il veut et où il va.

France Dimanche (F.D.) : Lors de la dernière émission, où vous deviez cuisiner pour des tennismen français, vous sembliez particulièrement heureux et fier de rencontrer ces grands champions…

Jean Imbert (J.I.) : C’est vrai, car je suis un grand fan de sport, surtout de tennis ! Leur état d’esprit, notamment celui de Jo-Wilfried Tsonga, le meilleur joueur français, correspond tout à fait au mien. Quand il est sur le terrain, c’est un tueur… Mais dans la vie, c’est un homme d’une gentillesse absolue. Pour ma part, à chaque épreuve de Top chef, c’est pareil. Quand je prends un café avec les autres candidats, je passe un super moment, mais quand la compétition commence, je fais tout pour gagner. C’est ainsi que je vois la vie.

Epreuve avec les participants de l'émission L'Amour est dans le pré

F.D. : D’où vous vient cet état d’esprit ?

J.I. : Peut-être de mon éducation. Quand j’avais 18 ans, je menais une vie très saine, basée uniquement sur ce que j’aimais, le sport et la cuisine. Là où les autres jeunes de mon âge pouvaient sortir jusqu’à pas d’heure, peut-être même boire et fumer, moi, je me concentrais sur mes passions. J’ai développé ainsi un véritable esprit de compétiteur.

F.D. : Où avez-vous grandi ?

J.I. : Je suis né et j’ai vécu à Paris, mais j’ai passé mes plus belles années en Bretagne. Mes parents avaient acheté une maison aux Sables d’Or, près de Dinard, où nous passions toutes nos vacances, ainsi que tous les week-ends ou presque. Avec mes frères, Raphaël, 25 ans, et Léopold,14 ans, on y jouait au foot, au tennis, on y pêchait aussi… C’était magique.

F.D. : Et comment avez-vous développé cette passion pour la cuisine ?

J.I. : De la même façon. La plupart des jeunes regardaient la télé. Moi, dès mon plus jeune âge, je lisais des livres consacrés à la cuisine. Tout me passionnait ! Pourquoi une tomate a telle ou telle couleur ? Comment préparer un bon ris de veau ? Chaque jour, je cherchais à répondre à une nouvelle question. Je me souviens même d’un Noël où j’avais commandé des casseroles en cuivre comme cadeau ! Et si mes parents ou des amis me rapportaient le menu d’un restaurant où ils étaient allés, j’étais l’homme le plus heureux du monde… C’était devenu ma collection de timbres à moi (rires) !

F.D. : Parlez-nous de votre restaurant, L’Acajou, à Paris XVIe.

J.I. : C’est l’aboutissement de tout ça. C’est mon bébé ! Je l’ai acheté il y a huit ans, en prenant un prêt à la banque, que j’ai remboursé seul. L’endroit était en dépôt de bilan, et j’ai sauté sur l’occasion. Depuis, j’y consacre toute ma vie. Mes amis, parfois même mes petites amies, me le reprochent ! Car il est vrai que je ne suis pas très disponible… Quand je vois Norbert, un autre candidat, accompagné de ses deux enfants, ça me fait envie, c’est sûr… Mais mon rêve est de devenir étoilé au Guide Michelin. L’an prochain, qui sait…

Jean Imbert avec Cyrille Zen

F.D. : Pour conclure, racontez-nous votre aventure dans Top chef.

J.I. : Si j’avais voulu m’écrire ma propre émission, je n’aurais pas trouvé mieux ! C’est tout ce que j’aime. Outre le fait d’être confronté à de grands professionnels, j’adore l’idée d’allier cuisine et compétition, mes deux passions ! Et lors du tournage du prochain épisode, qui sera diffusé lundi prochain, je me suis régalé. Nous devions cuisiner du poisson fraîchement pêché à la criée de Cherbourg… Un vrai bonheur !

Interview : Florian Anselme

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