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Jean-Jacques Debout : "J'ai failli y passer !"

Publié le 28 novembre 2014

En se produisant sur la scène de Tarascon contre l’avis de son médecin, le chanteur Jean-Jacques Debout a pris un risque qui aurait pu lui être fatal…

L’an passé, Jean-Jacques Debout n’était, hélas, pas au mieux de sa forme ! Victime d’un « maudit virus », le chanteur avait dû renoncer à tous ses projets, et notamment déclarer forfait pour la tournée Âge tendre et têtes de bois. « Lorsque j’étais au plus mal, je me suis vu mourir, nous avait-il confié en début d’année. J’ai déjà perdu tellement de copains sur cette tournée – Alamo, Charden, Topaloff – que j’ai vraiment pensé être le prochain sur la liste. »

Mais après avoir finalement remonté la pente, en grande partie grâce aux soins prodigués par Chantal Goya, l’amour de sa vie, voilà que le mauvais sort s’acharne encore sur l’artiste. C’est à sa sortie de l’hôpital, durant le trajet qui le ramène chez lui, qu’il nous raconte sa dernière mésaventure.

JJ Debout + Chantal noirFrance Dimanche (F.D.) : Pour quelle raison avez-vous été hospitalisé en toute urgence à La Pitié-Salpêtrière ?

Jean-Jacques Debout (J.-J.D.) : C’est une longue histoire. J’avais un concert prévu à Tarascon le dimanche 19 octobre. La veille, dans le train qui m’emmenait là-bas, j’ai ressenti une douleur étrange à la poitrine. Une fois arrivé à l’hôtel, j’étais toujours très inquiet à cause de cette gêne. J’ai donc aussitôt appelé mon cardiologue qui m’a vivement conseillé d’annuler mon concert. Le moindre effort m’était interdit. Selon lui, si je chantais le lendemain, je pouvais mettre ma vie en danger…

F.D. : Pourquoi n’avez-vous pas suivi les conseils de votre médecin ?

J.-J.D. : Il était hors de question pour moi d’annuler mon spectacle. Il m’a donc prescrit des médicaments pour tenir le coup. Par chance, le concert s’est bien passé. Le public ne s’est heureusement douté de rien. Mais j’ai quand même dû rentrer à Paris d’urgence le lendemain pour être hospitalisé.

F.D. : Que vous a-t-on dit à l’hôpital ?

J.-J.D. : Que j’avais un sérieux problème : les artères coronaires étaient bouchées. Les médecins ont confirmé que j’avais pris de gros risques en chantant la veille durant plusieurs heures. J’ai donc été opéré le lendemain, à l’aube. L’intervention a duré une heure. Ils m’ont d’abord débouché les artères avant de me placer des stents [ressorts métalliques glissés dans l’artère pour la maintenir ouverte, ndlr]. Sans cette intervention chirurgicale, je risquais un infarctus fatal.

F.D. : Votre épouse a dû être très inquiète…

J.-J.D. : C’était évidemment terrible pour Chantal. J’ai beaucoup de chance de l’avoir à mon côté. C’est elle qui est venue me chercher à la sortie de l’hôpital, et qui a notamment pris en charge toute la partie administrative. Je lui suis d’autant plus reconnaissant qu’elle aussi a été récemment opérée.

JJ Debout + Chantal roseF.D. : Que lui est-il arrivé ?

J.-J.D. : Elle s’est cassé le poignet cet été, pendant nos vacances à Djerba. Une vague l’a renversée. En tombant, son poignet droit a tout pris. Elle a donc été opérée sur place. On lui a placé des broches qui ont été retirées il y a peu à Paris. Mais cela ne l’empêche pas de garder le moral.

F.D. : Comment va le vôtre ?

J.-J.D. : J’accuse encore le coup ces jours-ci, mais j’ai déjà hâte de me remettre au travail. J’écris en effet de nouvelles chansons pour le prochain album de Chantal. Et je compte, bien entendu, honorer mes dates de concert [dont le prochain à Lille, le 16 novembre 2014, ndlr]. Je ne suis bien dans ma peau qu’en faisant mon métier. La fin ? Je ne préfère pas y penser…

Philippe Callewaert

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