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Jean-Jacques Goldman : 24 heures dans la vie du papa chanteur

Publié le 1 février 2013

À 61 ans, l'artiste Jean-Jacques Goldman aux goûts simples s'investit dans l'éducation de ses trois filles, âgées de 5 à 8 ans.À 61 ans, l'artiste Jean-Jacques Goldman aux goûts simples s'investit dans l'éducation de ses trois filles, âgées de 5 à 8 ans.

Il est 8 heures et, ce matin, comme souvent en semaine, une silhouette familière, accompagnant trois adorables petites filles, s'arrête devant la grille de l'école primaire située dans le quartier chic du Roucas-Blanc, à Marseille. Après les avoir embrassées, l'homme (Jean-Jacques Goldman) regarde ses bambines rejoindre les autres enfants dans la cour où retentissent des cris et des rires.

Lorsque la sonnette appelant les élèves en classe se fait entendre, il leur adresse un tendre au revoir de la main, avant de repartir... Ce bon père de famille, que l'on peut croiser sur le chemin du retour à la supérette du coin, où il vient régulièrement s'approvisionner, vous le connaissez, comme la plupart d'entre nous.

Vous avez peut-être dansé, pleuré, rêvé sur ses chansons, à l'instar des jeunes d'aujourd'hui qui continuent à le faire, alors même qu'il n'a rien enregistré depuis douze ans ! Heureusement, d'autres s'en sont chargés pour lui : sorti en novembre dernier, l'album de ses reprises Génération Goldman caracole toujours en tête des ventes, avec plus de 550.000 exemplaires écoulés, à ce jour !

->Voir aussi - Jean-Jacques Goldman : Perdu pour la chanson !

Enfoiré en chef

Un petit miracle à l'heure où l'industrie du disque semble à l'agonie. C'est aussi à cela qu'on reconnaît les grands : le temps passe, leur œuvre perdure... Vous comptiez d'ailleurs peut-être parmi les nombreux téléspectateurs qui, le 19 janvier dernier, ont suivi sur TF1 Samedi soir, on chante Goldman, l'émission spéciale qui lui était consacrée... et dont il était le grand absent !

Car, hormis pour les Enfoirés, dont il est le leader, et avec lesquels il était fin janvier sur la scène du Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), Jean-Jacques Goldman ne se montre plus. Et si celui qui se définit comme « un retraité qui aime bien la chanson », a écrit récemment deux titres pour son ami et ex-acolyte Michael Jones, il n'a, selon ce dernier qui le connaît bien, aucune envie de refaire une tournée. Ou un nouveau disque.

Mais alors que fait-il de son temps ? Comment occupe-t-il les journées qu'il emplissait autrefois de refrains et de tournées aux quatre coins du monde ? Ce n'est un secret pour personne, si aujourd'hui encore, il gagne très bien sa vie, percevant chaque année plusieurs millions d'euros de droits, l'artiste a des goûts simples. Le luxe et les chichis, très peu pour lui... même si, avec l'âge, il semble plus sensible au confort.

Ainsi, en 2010, il quittait Plan-de-Cuques et le modeste trois pièces où il s'était établi avec sa femme, Nathalie, et leurs trois filles, Maya, Kimi et Rose, respectivement âgées de 8, 7 et 5 ans, pour emménager dans la belle et vaste villa qu'il s'est fait construire dans la cité phocéenne. Les pieds, ou presque, dans la Grande Bleue...

Mais ce n'est pas parce que le Midi est devenu sa région d'adoption, qu'il s'est métamorphosé en cigale ! S'il lui arrive de s'amuser, il faut que ce soit pour la bonne cause ! Ce papa poule, très investi dans l'éducation de ses enfants, n'hésite pas, par exemple, à payer de sa personne, chaque fois qu'il le faut : « Il s'implique vraiment dans la vie de l'école ! Il participe à l'organisation de la kermesse. L'an passé, il avait tenu le stand de jeu de quilles », a ainsi confié une maman à notre confrère Le Parisien.

Ce père modèle n'hésite pas non plus à mettre son talent au service des enfants des autres. Il a même accepté d'intervenir dans une classe afin d'aider les élèves à composer une chanson pour leur chorale. On vous l'a dit : il ne s'amuse que quand la cause est bonne !

Discret

Époux comblé, au côté de sa tendre Nathalie, qui enseigne les mathématiques, et avec laquelle il ne fait... qu'un, Jean-Jacques Goldman profite tout de même de sa liberté pour s'adonner à sa passion : le sport, et plus particulièrement le jogging qu'il pratique quasi quotidiennement. Si vous vous promenez sur la corniche, à la fraîche, vous avez en effet des chances de croiser sa silhouette, trottant, face à la mer...

Et, pour un senior qui a soufflé ses 61 bougies le 11 octobre 2012, en course à pied, il se défend ! Preuve en est le bon résultat qu'il a obtenu lors de sa dernière participation à la célèbre course Marseille-Cassis, soit 20 kilomètres qu'il a parcourus en moins de deux heures !

S'il tient la forme, le chanteur a dû néanmoins mettre un bémol sur le tennis, dont il a longtemps été adepte. Comme l'explique le patron du magasin où il venait faire corder ses raquettes : « Il joue moins maintenant, car il a un problème à l'épaule qui l'empêche de servir. »

Mais il est un sport dont il reste le champion toutes catégories confondues, c'est... la discrétion ! Pas question, en effet, de se servir de son nom pour obtenir passe-droits ou avantages. Comme l'explique Mélanie Uzan, responsable de communication de la course Marseille-Cassis : « Il paie son inscription comme tout le monde, et ne demande aucun traitement de faveur, ni garde du corps. »

Et quand il lui prend l'envie de s'offrir un déjeuner à la brasserie Chez David, proche de chez lui, il use d'un stratagème pour ne pas être reconnu, comme l'a expliqué le patron, au Parisien : « Quand il vient chez nous, c'est quelqu'un qui réserve à un autre nom. Et on le voit débarquer par surprise. »

Son public aimerait sans doute que Jean-Jacques Goldman lui fasse le même coup : qu'un jour, bientôt, sans crier gare, il s'invite dans les bacs et sur les scènes de France et de Navarre, avec de nouvelles chansons...

Lili Chablis

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