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Jean-Jacques Goldman : La guerre de succession fait rage !

Publié le 4 novembre 2016

  Après trente ans à la tête des Enfoirés, le chanteur, Jean-Jacques Goldman, créateur de l’hymne des restos du cœur a décidé de passer la main. Depuis, les � rivalités � s’intensifient…

Vous souvenez-vous de ce que, à propos des Enfoirés, j’écrivais ici même en mars dernier ? Non ? Dans ce cas, laissez-moi vous rafraîchir un peu la mémoire. Je disais ceci : « Dépassé, le chacun pour soi de la chanson de Jean-Jacques Goldman, en 1986 ? Tu parles, Charles !

Trente ans plus tard, si les Enfoirés sont toujours là, et heureusement, il s’en passe de belles, dans les coulisses de leurs fameux concerts ! À côté, le feuilleton Dallas passerait presque pour la série des Bisounours ! Et si tous les artistes affichent une belle et émouvante fraternité lorsqu’ils sont face au public, il arrive que, le rideau baissé, ils retournent se vautrer dans ce que nous appellerons le tout-à-l’ego. »

->Voir aussi - Jean-Jacques Goldman : Il quitte les Enfoirés !

Et je concluais cet article sur une note optimiste, en disant en gros que, par chance, Jean-Jacques Goldman, le « patron », était toujours là pour remettre les choses en ordre et faire cesser les querelles de cour d’école. Le problème, aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus de patron et que, derrière, c’est un peu la foire d’empoigne, pour savoir qui réussira à devenir « calife à la place du calife » !

En effet, après trente ans de bons et loyaux services, l’interprète d’Envole-moi a décidé de passer la main : l’édition 2017 des Enfoirés, qui approche à grands pas (toute la bande sera au Zénith de Toulouse, du 18 au 23 janvier prochains), se fera sans lui. Sans lui… mais avec qui ? C’est là que ça se corse.

Jean-Jacques Goldman a annoncé publiquement son retrait le 13 mai dernier. Son micro était à peine débranché que Michaël Youn affirmait pouvoir consacrer plus de temps aux Enfoirés, si besoin en s’associant à Lorie et Bénabar, pour imaginer le futur spectacle. Aussitôt, tollé général chez les autres « piliers », soupçonnant l’humoriste de vouloir faire un véritable putsch !

Du coup, le trio s’est lancé dans un rétropédalage effréné, Bénabar et Youn déclarant, chacun de son côté, la bouche en cœur, qu’il n’était pas question de remplacer le « patron » qui, de toute façon, était irremplaçable. Sauf que… Eh bien, sauf qu’il fallait tout de même songer à le remplacer, si possible sans froisser les susceptibilités des uns et des autres : pas facile.

C’est le « vétéran » Michael Jones qui, interrogé par Télé Star, s’est chargé le premier d’appliquer du baume cicatrisant sur la plaie : « Jean-Jacques est un homme clairvoyant, a-t-il affirmé. Il a préparé le terrain pour que de plus jeunes prennent le relais. Il n’y aura pas une personne qui le remplacera, ce sera collégial. » Collégial, vraiment ? Cela veut dire qu’il n’y aura pas un patron, mais plusieurs demis ou quarts de patron ? Pas sûr que cela calme les appétits…

De fait, il y a deux semaines, sur Europe 1, M. Pokora, qui sera de la prochaine édition, lançait sa propre idée : « Le truc, c’est de trouver un leader pour chaque génération. Pour la mienne, je vais essayer d’insuffler mon énergie. » Aïe ! Un leader par génération, on voit tout de suite se profiler l’ambiance combat des chefs !

Comme pour confirmer que les couteaux s’affûtent en coulisse, on dit que... (...)

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Jean-Louis Vinteuil

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