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Jean-Jacques Goldman : Quand la riposte est bonne !

Publié le 5 mars 2015

Jean-Jacques Goldman a répondu à la polémique touchant les Enfoirés. Le chanteur a choisi de riposter en maniant l'humour, dans un sketch assez grinçant, et n'a pas hésité à s'attaquer à Jacques Attali.

Jean-Jacques Goldman a choisi de s'exprimer sur la scène publique. Un exploit au vu de sa discrétion, lui qui ne s'était pas adressé à un média depuis quinze ans ! Personnellement attaqué sur les réseaux sociaux depuis la sortie de la chanson 2015 des Enfoirés, le compositeur a décidé de riposter. Son simple communiqué, concis et froid, n'aura donc pas suffi au chanteur. Il a fallu qu'il vienne se défendre sur le plateau du "Petit Journal". Et s'il a décidé de manier l'humour (grinçant), en présentant un sketch insistant sur son côté réac, Jean-Jacques n'a pas hésité à répondre aux attaques personnelles subies. L'économiste immarcescible Jacques Attali en a fait les frais.

L’autodérision, l'arme principale de Jean-Jacques Goldman

La réponse de l'interprète de Quand la musique est bonne a pris la forme d'une fausse interview, menée par Éric et Quentin, les deux trublions de l'émission de Yann Barthès. Rondement mené, le sketch place un Goldman médusé, assailli de questions sur son supposé côté "réac", tentant vainement de se justifier. Invariablement, les deux compères l'accusent alors des pires maux. "Je suis un peu surpris, parce que le thème de la chanson c'est justement des jeunes qui demandent des comptes aux adultes", débute le compositeur. "Vous ne vous rendez pas compte que c'est réac ?", lui assènent les deux acolytes. À la description "Être réac, c'est de penser que la vie était mieux avant", Jean-Jacques s'insurge : "Mais la chanson ne dit pas du tout que la vie était mieux avant" ! "Ah, vous venez de le dire, espèce de réac !", s'entend-il répondre. Sur le même modèle, le chanteur se voit traiter de complotiste, totalitariste, "anarcho-réac", paranoïaque...

La meilleure défense, c'est l'attaque

Au fil de la performance, l'artiste donne deux arguments implicites venant clouer au pilori ses principaux détracteurs. Tout d'abord, il estime étrange que la polémique se soit déclarée uniquement à la sortie du clip de cette chanson, alors que celle-ci était jouée "depuis deux mois devant le public et la presse". Une donnée que très peu de monde a pris en compte. "C'est parce que tout le monde était réac", osent Éric et Quentin.

Toujours sous couvert de l'humour, le chanteur s'offre également la tête de Jacques Attali. L'économiste avait été un des premiers à dégainer via Twitter, qualifiant la chanson des Enfoirés de "monument de vulgarité". "Pour moi, la vulgarité, c'est de plagier un livre", lance Jean-Jacques, faisant directement référence aux suspicions de plagiat pesant sur l'économiste, pour ses deux ouvrages Verbatim et Histoires du temps. Une passe d'armes qui a son petit effet, et qui devrait remettre les choses à leur place.

Raphaël Marchal

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