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Jean-Luc Mélenchon : Vidéo surprenante d’une perquisition à son domicile !

Publié le 17 octobre 2018

Dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, le domicile de Jean-Luc Mélenchon a été perquisitionné ce mardi 16 octobre. Le chef de file de La France Insoumise dénonce une atteinte à la démocratie.

« On croirait l’arrestation d’un gang, d’une bande », a lâché Jean-Luc Mélenchon dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, ce mardi 16 octobre. Derrière lui, huit officiers de police s’activent dans son salon. Dans le cadre de deux enquêtes préliminaires concernant le chef de file de la France Insoumise ainsi que son parti, ils sont venus, ce jour, perquisitionner son domicile privé. 

« Huit personnes chez moi, à sept heure du matin […] ce n’est pas normal », s’indigne l’homme politique de 67 ans sur son Facebook live. En partageant lui-même la nouvelle, Jean-Luc Mélenchon espère dénoncer ce qu’il voit comme une « opération d’intimidation politique » : «  En ce moment, tous ceux qui ont travaillé avec moi ou qui ont été proches de moi ces dernières années subissent une perquisition. On leur prend leurs téléphones, on leur prend leurs ordinateurs. Voici les débuts du nouveau ministre de l'Intérieur, et de la ministre de la Justice. Voilà ce qu'ils sont en train de faire pour intimider et faire peur ».

L’appartement de Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul lieu à avoir reçu la visite des forces de l’ordre. Selon le député des Bouches-du-Rhône, pas moins de huit de ses anciens collaborateurs sont concernés ainsi que le siège de son parti de gauche. 

Lors de cette dernière perquisition, des violences entre un magistrat, les policiers ainsi que les députés de la France Insoumise ont été filmées. Sur cette vidéo, on voit Jean-Luc Mélenchon tenter de forcer la porte d’entrée du local, alors bloquée par un policier : « Vous ne m’empêcherez pas de rentrer dans mon local. Je suis un parlementaire, ma personne est sacrée », tonne-t-t-il. Une information judiciaire a été ouverte, ce mercredi 17 octobre, pour « menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique ».

Ces perquisitions, menée par l’Office centrale de lutte contre la corruption et les infractions, ont pour but de faire la lumière sur deux affaires qui agitent le calendrier du parti de la France Insoumise. La première concerne des soupçons d’emplois fictifs d’attachés parlementaires au Parlement Européen. La seconde relève de soupçons d’irrégularités concernant les comptes de campagne de l’ancien candidat des élections présidentielles de 2017.

Julia NEUVILLE

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