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Jean-Luc Reichmann "Je base ma vie sur l'amour des enfants !"

Publié le 3 novembre 2006

L'animateur vedette de TF1 et RFM nous dit tout sur les valeurs qui le poussent à aller de l'avant et sur l'amour des enfants...

Tous les matins, il est sur RFM,tous les midis, et à 20h50 pour des soirées exceptionnelles, sur TF1. Mais Jean-Luc Reichmann, Toulousain d'origine, n'oublie jamais le sport avec lequel il a grandi : le rugby.

De ce sport, il admire les valeurs de partage, d'amour et entend bien les porter avec lui sur les plateaux de télé ou de radio. Entretien.

France Dimanche (F.D.) : Qu'est-ce qui vous plaît dans le rugby?

Jean-Luc Reichmann (J.-L.R.) : Le mental, les valeurs, le collectif. Dans ce sport, on n'est rien tout seul. C'est un sport basé sur l'écoute de l'autre.

F.D. : Vous y avez joué ?

J.-L.R. : Oui, en tant que Toulousain, c'était un passage obligatoire. Pour l'anecdote, je me souviens d'un prof de français qui, tous les lundis matin, passait une heure à «débriefer» le match de rugby du week-end avant de parler de Molière...

F.D. : Toulousain, oui, mais aujourd'hui, plutôt Parisien ?

J.-L.R. : Je suis à Paris depuis une bonne dizaine d'années. Mais c'est pour le boulot, il ne faut pas se leurrer. Ça ne m'empêche pas de retourner au minimum deux fois par mois à Toulouse. J'y ai tous mes potes, ma famille, mes parents, ma sœur, mon frère.

F.D. : Quels sports pratiquez vous ?

J.-L.R. : Je ne fais plus de rugby, mais de la télé et de la radio! (Rires) Ce sont des sports collectifs pour lesquels il faut mouiller le maillot !

F.D. : Des sports fatigants ?

J.-L.R. : Tout dépend... Si vous ne prenez pas de recul, c'est épuisant. Il faut avoir au moins un autre centre d'intérêt. En ce qui me concerne, c'est la famille. Du vendredi midi au dimanche midi, je laisse de côté le travail. J'ai une grande famille, j'essaie de la préserver.

F.D. : Concilier travail et enfants, c'est possible ?

J.-L.R. : Certes, ce n'est pas facile, mais je m'oblige chaque jour à passer autant de temps que possible avec eux. C'est super important.

F.D. : Qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier ?

J.-L.R. : Sur RFM, entre 6h et 9h, c'est un vrai défi. On est au coeur de la mêlée : toucher à l'actualité pour la rendre sympathique et souriante, dialoguer et échanger avec les auditeurs en respectant l'avis de chacun... Là prend tout l'essor du direct... Comme dans un match, c'est sans filet. Si j'arrive à me lever tous les matins à 4h30, ce n'est que pour ça. Sur TF1, j'essaie chaque jour de donner le meilleur de moimême, pour, avant tout, faire du bien aux gens. Le plus important, c'est qu'ils se sentent le mieux possible avec moi. À la limite, dans Attention à la marche (sur TF1), le jeu n'est qu'un prétexte au dialogue. Je pense que dans la vie, quand il n'y a plus de dialogue, il n'y a plus d'amour. Je base ma vie sur l'amour d'autrui, l'amour des enfants.

F.D. : Vous avez confié avoir le sang chaud...

J.-L.R. : Aujourd'hui, je me montre tel que je suis. J'ai souffert des gens qui ne disaient pas les choses en face. Je ne fais pas de grands sourires quand je n'en ai pas envie. Je suis comme mes enfants. Une bronchiolite pour les uns, les premiers examens pour les autres. On a tous nos petits soucis. D'ailleurs, ce qui peut me mettre vraiment en rogne, c'est quand on touche aux enfants. Là je peux être très très bête.

F.D. : Pourriez-vous opter une carrière artistique ?

J.-L.R. : Je viens de la comédie et de la radio. Aujourd'hui, la comédie me trotte dans la tête. J'ai envie de voir les gens sourire, qu'ils se sentent bien. Alors pourquoi pas? J'y réfléchis.

F.D. : Des projets à la télé ?

J.-L.R. : Vous savez, à la télé, c'est dur d'envisager l'avenir. Vous pensez à aujourd'hui, à demain, mais pas trop à aprèsdemain. Cela étant, si tout devait s'arrêter, j'aurais envie de m'occuper d'enfants, des miens et des autres. Mais, pour revenir à la télé, c'est étonnant : les gens qui y sont font tout pour y rester, et ceux qui n'y sont plus font tout pour y revenir.

F.D. : La Coupe du monde de rugby sera sur TF1 : vous aimeriez jouer un rôle pendant la compétition ?

J.-L.R. : Je ne suis pas journaliste, mais si je peux être un petit maillon pour participer à cette grande aventure, ça me ferait plaisir.

Cyril Bousquet

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