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Jean-Luc Reichmann : Une effroyable agression en pleine rue !

Publié le 29 juillet 2020

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A 59 ans, l’animateur de “12 coups de midi !” Jean-Luc Reichmann reste gravement traumatisé par cette terrible tragédie…

«Il faut remettre l’essentiel au centre de nos vies. Prendre soin de nos proches mais aussi de la Terre qui en a bien besoin. Je rêve d’une France plus unie, plus solidaire », confiait-il le 11 avril dernier dans Télé Star. Confiné en Bourgogne, dans la maison de son grand-père avec son épouse, Nathalie Lecoultre, et leurs enfants, l’animateur n’a jamais rompu le lien avec son cher public, donnant régulièrement de ses nouvelles sur les réseaux sociaux.


Et si ces semaines d’isolement lui ont permis de vivre des moments privilégiés avec ses proches, Jean-Luc Reichmann était impatient de retrouver le plateau des 12 Coups de midi ! Le 11 mai, c’est un homme heureux qui reprenait le chemin des studios de TF1 pour y poursuivre le tournage de son émission. En effet, malgré des conditions sanitaires très contraignantes, le port du masque, le respect des gestes barrières et surtout l’absence du public, le bonheur de renouer avec les millions de fidèles qui le suivent chaque jour était intact. Et réciproque, comme en témoignent les nombreux messages d’internautes saluant le retour de leur divertissement favori.

Comment Jean-Luc qui aspire tant à l’avènement d’un monde meilleur, et qui y contribue à sa façon en donnant chaque jour leur dose de bonne humeur à des téléspectateurs conquis, aurait-il pu prévoir ce drame qui allait le toucher si profondément ? Comment aurait-il pu imaginer que le simple rappel des consignes sanitaires, à savoir le port du masque obligatoire dans les transports en communs, provoquerait ce déchaînement de violence gratuite, sauvage et meurtrière ? En quelques minutes, ce père de famille de 59 ans, qui ne faisait que son devoir de citoyen, a été pour cette raison frappé, roué de coups, battu à mort, par quatre voyous. Tous ceux qui ont assisté, impuissants, à cette scène d’une ignoble barbarie, sont encore, et sans doute pour longtemps, sous le choc.

Il est 19 heures, ce 5 juillet, dans le bus qui relie la gare de Bayonne à Biarritz. Trois individus, accompagnés d’un chien, montent à bord. Ils n’ont pas de masque, tout comme le quatrième qui les rejoint à la station suivante.

Une conduite irresponsable qui pousse le conducteur, Philippe Monguillot, à contrôler leur titre de transport, leur demandant de se protéger le visage, comme l’exige la loi. Le quatuor réplique par une flopée d’injures. Deux d’entre eux décident alors d’en venir aux mains. Bousculant les autres passagers, ils se ruent sur le chauffeur, l’arrachent de son siège et le jettent sur le trottoir. Philippe Monguillot est alors roué de coups de pied et de poing au thorax et à la tête.

Leur forfait accompli, les malfrats prennent la fuite, abandonnant leur victime à terre. Aidé par des passants, le machiniste parvient à se relever. Il se tient la tête. Après quelques pas, il s’écroule, retombant sur le dos, sous les yeux de Floriane, l’une des passagères : « Son tee-shirt était déchiré, sa figure couverte de sang. Le peu de questions qu’on lui posait, il ne répondait pas. On voyait qu’il respirait encore, fort, mais il n’avait aucune réaction, il ne serrait plus la main, il ne bougeait plus la tête. »

Le lendemain du drame, quatre hommes ont été arrêtés et mis en examen. Les deux suspectés d’avoir battu Philippe à mort sont âgés de 22 et 23 ans et bien connus des services de police. Quant aux deux autres suspects, un peu plus âgés, ils sont accusés de « non-assistance à personne en danger ».

Conduit en état de mort cérébral à l’hôpital, Philippe Monguillot est décédé le 10 juillet des suites de ses blessures. « Nous avons décidé de le laisser partir. Les médecins étaient pour et nous aussi », a expliqué l’une de ses filles, Marie, 18 ans. Broyée par le chagrin sa femme, Véronique, postait ce bouleversant message sur les réseaux sociaux : « Mon époux est parti à 17 h 30. RIP mon amour. »

Dévasté par la mort tragique de ce héros ordinaire qui avait le même âge que lui, originaire comme lui du Sud-Ouest, et papa de trois filles, Jean-Luc Reichmann a tenu à exprimer son indignation sur les réseaux sociaux. Publiant une photo de Philippe, Véronique et leurs enfants prise quelque temps avant le drame, l’animateur a écrit : « Une famille brisée au nom de quoi ? ! Je suis bouleversé par tant de violence et de lâcheté. Je continuerai à me battre, à vos côtés tant que je le pourrai, et à dénoncer toute forme de violence. » Une émotion et une colère partagée par des milliers de personnes, anonymes ou non.

D’Omar Sy à M. Pokora, en passant par Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, venu présenter ses condoléances à la famille, et qui a dénoncé « des actes barbares qui n’ont aucune excuse », c’est une France unie et solidaire dans le chagrin qui est aujourd’hui aux côtés de la veuve et de ses filles. En paroles, mais aussi en actes, sous la forme de cagnottes, mise en place sur Internet, pour leur venir en aide. Parmi les contributeurs, le jeune champion des 12 Coups de midi, Antonin Ferreira, qui a fait don de ses gains remportés dans l’émission du 10 juillet à cette famille meurtrie. Un acte généreux que l’animateur n’a pas manqué de saluer…

Lili CHABLIS

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