France Dimanche > Actualités > Jean-Marie Bigard : Il a pardonné au meurtrier de son père !

Actualités

Jean-Marie Bigard : Il a pardonné au meurtrier de son père !

Publié le 9 novembre 2015

En tournée avec son spectacle Nous les femmes, Jean-Marie Bigard est aujourd'hui un homme accompli ! Son épouse Lola, leurs petits jumeaux Bella et Jules : l’humoriste a fondé une famille et vit un véritable conte de fée ! À 61 ans, le moment est venu de pardonner au meurtrier de son père, quarante ans après...En tournée avec son spectacle Nous les femmes, Jean-Marie Bigard est aujourd'hui un homme accompli ! Son épouse Lola, leurs petits jumeaux Bella et Jules : l’humoriste a fondé une famille et vit un véritable conte de fée ! À 61 ans, le moment est venu de pardonner au meurtrier de son père, quarante ans après...

Que serait devenu Jean-Marie Bigard s'il n'avait pas perdu coup sur coup sa mère et son père à l'orée de ses vingt ans ? "Quand je rentre chez moi ce soir de printemps 1982, à 2 heures du matin, confiait-il à Paris Match en 2012mon appartement est en flammes. Il me reste un jean, mes tiags, mon blouson et ma voiture. Après la mort de ma mère, l'assassinant de mon père, je vois ça comme un signe du destin." Dernier des quatre rejetons d'une famille modeste, Jean-Marie était un enfant non désiré qui jouait les clowns devant les copains pour ne pas sombrer dans le désespoir. "[Son père] s'est pris tellement de coups de tisonnier dans la gueule quand il était petit que la moindre caresse le faisait pleurer, révélait-il en 2007 au Parisien. Donc, on était privés de ça, de signes de tendresse."

--> Lire aussi : Lola Marois et Jean-Marie Bigard : Elle est partie avec les jumeaux !

Jean-Marie Bigard ne serait peut-être jamais devenu l'homme qu'il est aujourd'hui si sa ville natale, Troyes, n'était, ainsi qu'il le dit "devenu un cimetière". "J'avais souvent eu des velléités de "monter à Paris", avouait-il en 2012, et j'aurais pu en avoir le restant de mon existence. Si ma vie n'était pas partie en fumée ce soir-là, je posséderais sûrement un ou plusieurs bars à Troyes, dont je n'aurais jamais bougé. [...] Je ne serais pas devenu le comique vulgaire préféré des Français, je n'aurais pas rempli le stade de France".

--> Lire aussi l'interview de Lola : “Toutes les quatre, nous sommes comme les trois mousquetaires !”

De là à dire que la mort de ses parents et la destruction de tout ce qui lui était cher l'a rendu heureux ? Non, bien évidemment ! Ces plaies jamais réellement pansées, le marqueront à jamais. Et lorsque Bigard écrit son livre "Rire pour ne pas mourir", en 2007il s'agit bien d'une thérapie.

Les années passant, c'était devenu une question de vie ou de mort.

Mais en 8 ans, que de chemin parcouru ! Nous sommes en 2015, Bella et Jules, ses petits jumeaux, fêteront leurs 3 ans mercredi prochain. Jean-Marie Bigard forme avec la belle Lola Marois une famille heureuse. Il ne manquait plus qu'une seule pièce au puzzle de son esprit hanté pour, enfin, dormir tranquille...

--> Lire aussi : Lola Marois et Jean-Marie Bigard : révélations sur leur vie intime !

Le moment est venu de pardonner au meurtrier de son père ! "Ma mère est morte d’un cancer et mon père s’est fait assassiner un an plus tard par un bûcheron", résume-t-il dans le dernier VSD. La brutalité des faits ne sera jamais oublié  !

Alors que son père, un charcutier de 57 ans, trouvait enfin le réconfort dans les bras d'une toute nouvelle femme, entrait malheureusement en scène un fiancé jaloux et perturbé...  "Ah ça rigole pas le bûche­ron des Ardennes hein ! s'exclame Jean-Marie. Il l’a poignardé [de douze coups de couteau] et fini à la cara­bine [d'un tir dans la nuque]." Un charcutier massacré au couteau par un bûcheron, une bien triste ironie... « Ça a été un moment diffi­cile mais… s'interrompt l'humoriste dans un bref moment de silence, on peut dire ce qu’on veut, mettre des “si” partout, et “si” ma sœur avait des couilles, on l’ap­pel­le­rait Raymond, bla bla bla… Mais celui qui a fait ça ne pouvait pas me rendre la vie de mon père."

Heureusement son humour si particulier l’a sauvé, cette vulgarité qui lui sied si bien et fait finalement rire même le plus distingué des hommes :   "Bon s’il m’avait dit : “Tiens j’ai bien niqué ton père, je te mets un doigt dans le cul”, ça n’au­rait peut-être pas été pareil. Mais il était repen­tant, il est allé se livrer à la police. Et moi je lui ai pardonné. »

Fin de l'histoire ! C'est maintenant à son tour de se faire pardonner... par ces femmes qu'il aime tant mais qu'il ne cesse de tourner en dérision ! Au point de se travestir ? Nous, les femmes, c'est Bigard à contre-emploi, en tournée dans toute la France !

Stéphane Joly

À découvrir