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Jean-Marie Bigard : Il raconte le meurtre de son père !

Publié le 17 mars 2016

Invité dans l’émission de Frédéric Lopez sur France 2, l’humoriste Jean-Marie Bigard est revenu sur le � double drame � qu’il a vécu : la mort de sa mère, suivie, un an après, du sauvage assassinat de son papa.

Pour l’affiche de son dernier spectacle, il a troqué son habituel tee-shirt noir contre une veste de smoking très chic ouverte sur un décolleté… affriolant. Dans ce dixième show, justement intitulé Nous les femmes, actuellement en tournée dans toute la France, Jean-Marie Bigard, souvent taxé de machisme, n’hésite pas à défendre la cause du sexe dit faible…

Car les femmes, il les aime, à commencer par son épouse, Lola Marois, qui lui a donné, en 2012, les jumeaux Jules et Bella. Mais il en est une autre qui a compté plus que tout pour l’humoriste : celle à qui il doit la vie.

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Pilier de la famille, cette ouvrière, mère de quatre enfants, tombe malade alors que Jean-Marie, le petit dernier, n’a que 19 ans. Très vite arrive le diagnostic, sans appel : cancer du pancréas. Pourtant, comme il l’a raconté à Frédéric Lopez dans son émission Folie passagère, le 17 février sur France 2, Jean-Marie ne se résigne pas à l’idée de la perdre.

Il est prêt à tout pour la sauver, quitte à faire appel à la sorcellerie : « Je lis que si tu prends des cheveux d’une personne malade et que tu les mets dans le cœur d’un arbre, cet arbre va mourir et la personne va guérir. » C’est ce qu’il fait, avec le résultat que l’on pouvait attendre d’une telle médication : quelques semaines plus tard, sa maman s’éteint.

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Orphelin

L’humour est souvent un pied de nez à la cruauté de l’existence, Jean-Marie est bien placé pour le savoir. Car ce premier drame, marquant son entrée dans l’âge adulte, sera suivi, un an après, comme nous vous l’avions déjà raconté, par un autre cataclysme : la mort de son père, sauvagement assassiné dans sa propre maison !

Pour la première fois, sur le plateau de Frédéric Lopez, l’humoriste est revenu sur cet acte barbare qui a fait de lui un orphelin. Quelques mois après la disparition de son épouse, le père de Jean-Marie Bigard rencontre une autre femme avec laquelle il envisage de refaire sa vie. Ses enfants ayant donné leur aval, la famille s’apprête donc à accueillir la nouvelle venue.

Sauf que l’ex-compagnon de celle-ci n’est pas du tout d’accord avec la tournure des événements ! Au point qu’un jour, malade de jalousie, pétri de haine, il se rend au domicile des Bigard pour en finir avec son rival. Et là, comme le raconte l’humoriste, le forcené se livre à un véritable massacre : « Il se cache dans la maison et tue mon père d’une douzaine de coups de couteau, puis le finit d’un coup de carabine dans la nuque. »

Une scène d’autant plus traumatisante que, éparpillées dans toute la maison, subsistent des traces de cet acte sanguinaire. Suffisamment visibles pour que l’on puisse reconstituer le terrible scénario dans ses moindres détails : l’attaque surprise portée par l’agresseur, la victime essayant de s’enfuir, puis de résister, en vain, et enfin l’acharnement du tueur à réduire sa proie à néant… Le père de Jean-Marie était sans doute déjà mort avant que son assassin ne lui tire dessus.

Tel est l’épouvantable spectacle qui attend Bigard junior, le soir à son retour du bar où il travaille à cette époque : « C’était assez éprouvant de voir le parcours, les traces de mains, de sang sur les murs. »

Difficile de se remettre d’une telle expérience ! Mais il faut croire que, comme le disait le philosophe, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Pardon

Non seulement Jean-Marie Bigard a eu la carrière que l’on sait mais, plus impressionnant encore, il est parvenu à pardonner à l’homme qui a tué son père. Et il n’a pas attendu que le temps panse ses plaies pour le faire, comme il s’en est expliqué sur France 2 : « Le mec se livre à la police […]. Je suis à l’époque sûr et certain que, comme il est repentant, c’est mieux de lui pardonner parce qu’il ne pouvait pas me rendre mon père. J’avais deux solutions : la haine, la colère jusqu’à la fin de mes jours, ou pardonner. »

Et cela lui a plutôt réussi ! Si, pendant les deux années qui ont suivi, il s’est absorbé dans le travail pour ne plus y penser, aujourd’hui, cet amuseur public, par ailleurs un fervent croyant, est en paix avec lui-même, comblé tant par son incroyable parcours artistique que par sa vie de famille aux côtés des jumeaux et de sa ravissante Lola.

Et sans doute que, dans ses moments de blues, Jean-Marie Bigard se remémore ce qu’il se disait à l’époque pour accepter l’inacceptable : « J’étais presque soulagé que mon père ait retrouvé ma mère. »

Lili Chablis

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