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Jean-Marie Bigard : “J’ai vécu une très jolie histoire avec Isabelle Adjani !”

Publié le 18 novembre 2015

Dans son prochain spectacle, l’humoriste, auteur du “Lâcher de salopes”, Jean-Marie Bigard se glisse dans la peau d’une femme � qui ne fait pas de cadeaux aux hommes…

Il n’en finit pas de nous surprendre ! Pour son dixième spectacle, Nous les femmes, qu’il jouera du 20 au 22 novembre aux Folies-Bergère à Paris, avant de poursuivre sa tournée à travers la France, Jean-Marie Bigard ne nous offre pas un one-man… mais un one-woman-show, touchant et jubilatoire.

L’humoriste nous explique les raisons de sa soudaine envie de changer de sexe !

->Voir aussi - Jean-Marie Bigard : Toutes les quatre, nous sommes comme les trois mousquetaires !

France Dimanche (F.D.) : Comment est née l’idée d’entrer dans la peau d’une femme ?

Jean-Marie Bigard (J.-M.B.) : Mon pote du Palace, Alil Vardar, m’a appelé un matin après avoir rêvé de moi. « J’ai pensé à un truc, me dit-il, comme tout ce que tu pouvais faire question testostérones, tu l’as fait, pourquoi ne demanderais-tu pas, pour ton 10e spectacle, un gigantesque pardon aux femmes ? » J’ai alors eu un flash et me suis dit : « Non, je vais faire mieux que ça, je vais être une femme ! » J’ai contacté mon habilleuse pour qu’elle me fabrique un faux corps, avec des rondeurs, des seins et un popotin. C’est une femme blonde, un peu platine, plutôt classe, avec des lunettes plus grosses que celles ­d’Isabelle Adjani. C’est un « one-woman-show » dans lequel tous les hommes en prennent plein la figure, moi le premier. Et même si j’ai l’impression de le dire à chaque fois, je pense que c’est mon meilleur spectacle. Je n’ai jamais entendu le public rire autant. Quel bonheur !

JM Bigard afficheF.D. : Comment Lola, votre épouse, vous trouve-t-elle en femme ?

J.-M.B. : Formidable ! Mais surtout, elle m’a donné plein de conseils, des trucs de nanas qu’un mec ne sait pas forcément. Pourquoi une femme passe trois fois plus de temps qu’un homme dans la salle de bains et dans les magasins. C’est elle qui m’a dit que pour les vernis à ongles, il n’y a pas moins de 18 nuances de rouge ! Donc, il faut arriver à se décider entre le n° 13 et le n° 14, entre « l’écrevisse » et « le coquelicot ». Vous croyez que ça se fait en cinq minutes ? Et puis, quand Lola me raconte ses soirées entre copines et la façon dont elles parlent de sexe et de nous, les hommes ; je précise bien qu’un dîner de filles n’a rien à envier à un dîner des mecs. Et, ce qui est très drôle, c’est que je ne vois que des femmes, qui m’adoraient déjà avant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, mais qui là, caressent gentiment l’épaule de leurs maris en disant : « Tu vois chéri, il n’y a pas que moi qui le dis ! »

F.D. : Vous êtes donc une femme. Comment réagissez-vous quand un homme vous déshabille du regard avec insistance?

J.-M.B. : Si j’étais une nana, je pense que j’aurais énormément de mal à supporter les gros balourds que nous sommes.

F.D. : Quels sont vos gestes de beauté pour devenir femme ?

J.-M.B. : J’applique tout d’abord une crème hydratante, suivie d’un fond de teint et d’un peu de poudre. Après, je fais mes cils, mes sourcils et un trait au crayon noir sous l’œil. Puis, je me mets du rouge à lèvres, rouge mais pas trop provoquant, juste pour faire ressortir mon sourire. Non mais, vous croyez quoi, je sais très bien faire ! Ensuite, j’enfile mon faux corps, qui est assez rigolo car l’habilleuse m’y a intégré une braguette devant pour le petit pipi de la peur juste avant d’entrer en scène.

F.D. : Quel serait à votre avis votre plus bel atout de séduction en tant que femme ?

J.-M.B. : Rigoler de moi-même ! Ne pas être complexée par ma corpulence, et je pense que je pourrais « pécho » pas mal de mecs ! Je serais une Jacqueline Maillan, on aimerait mon franc-parler et on dirait : « Regarde, v’là la Bigard » !

F.D. : Auriez-vous aimé porter un enfant ?

J.-M.B. : J’aurais adoré ! C’est d’ailleurs une injustice totale entre les hommes et les femmes. On ne connaîtra jamais les joies, et quelquefois les déboires, de la grossesse. C’est ma paternité qui m’a fait me rapprocher des femmes. D’ailleurs, en bon papa moderne, je suis à la fois papa et maman. Je sais absolument tout faire.

F.D. : Vous attendiez-vous à un sentiment si puissant ?

J.-M.B. : Oui. Je n’ai malheureusement pas beaucoup vu mon fils aîné, Sasha, qui a aujourd’hui 6 ans et vit au Brésil avec sa mère. Mais avec les jumeaux, Bella et Jules, 3 ans, je n’ai rien loupé. Ni les nuits, ni les couches, ni les premiers pas, ni les sourires. Je veux tout vivre !

F.D. : Quel est votre type d’hommes en tant que femme ?

J.-M.B. : J’aimerais un homme très charpenté, avec des avant-bras bien noueux et poilus. Je le voudrais rassurant, costaud, et surtout qu’il soit drôle. Vous savez, ce qui me lie le plus à Lola, ce sont les mots et surtout les rires. En dehors du fait que c’est une petite pépette incroyablement belle, sexy et une comédienne incroyable, on se marre !

JM Bigard et Isabelle AdjaniF.D. : Vous êtes-vous déjà fait draguer par une célébrité ?

J.-M.B. : Non, mais il y a quinze ans environ, j’ai vécu une très jolie histoire avec Isabelle Adjani, que j’étais allé voir au théâtre Marigny, à Paris, alors qu’elle jouait La dame aux camélias. À l’entracte, j’étais un peu paumé au milieu de personnalités importantes, lorsque quelqu’un est venu me dire qu’Isabelle était ravie que je sois là et souhaitait que je la rejoigne dans sa loge à l’issue de la pièce. Je n’en revenais pas, je me demandais même si on ne se trompait pas de personne. « Je savais que tu étais dans la salle, du coup j’avais le trac ! » m’a-t-elle dit. Je la trouvais alors tellement sublime, que par mon regard, je n’ai pas pu m’empêcher de lui bramer mon amour pour elle. Truc qu’elle a dû ressentir, car elle était très émue. Du coup, on était tous les deux au bord des larmes. Un moment absolument merveilleux ! Ce soir-là, j’ai d’ailleurs eu envie de lui raconter ce jour où, à 19 ans, à cause d’une fièvre de cheval, je n’ai pu aller disputer un match de handball et m’étais retrouvé devant la télé, à regarder Ondine de Giraudoux, avec elle, toute jeune, à la Comédie-Française. Là, je suis tombé de mon siège, remerciant Dieu d’avoir eu cette fièvre. Dès cet instant, je me suis dit que j’allais tout faire pour monter sur les planches. C’est Isabelle Adjani qui m’a donné envie de faire ce métier. Et quand je lui ai expliqué tout ça, elle était très émue.

Caroline Berger

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