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Jean-Paul Belmondo : "Il a beau avoir une canne, c'est encore un jeune homme !"

Publié le 9 janvier 2009

Celle qui a été sa partenaire dans "Un homme et son chien" évoque, en exclusivité pour France Dimanche, le grand retour de la star Jean-Paul Belmondo...

Vous ne la connaissez pas encore... Et pourtant, c'est elle qui a mis Jean-Paul Belmondo à la porte de chez lui ! Bon, rassurez-vous, Julika Jenkins n'a pas réellement mis notre Bébel à la rue, elle n'a fait que suivre le scénario d'Un homme et son chien , le film événement de cette nouvelle année, dans lequel la star française signe son grand retour.

Découverte par hasard par Francis Huster, cette Allemande de 37 ans a vécu un « rêve » qu'elle nous raconte dans un entretien exclusif réalisé lors du dernier Festival du film de Sarlat.

->Voir aussi - Jean-Paul Belmondo : Avec Barbara, la star vit en communauté !

France Dimanche (F.D.) : Le public français ne vous connaît pas encore. Mais ce 14 janvier , vous partagerez l'affiche du nouveau film de Jean-Paul Belmondo ! Comment en êtesvous arrivée à faire partie de cette aventure ?

Julika Jenkins (J.J.) : C'est une histoire incroyable ! Un rêve qui se réalise. Jusque-là, je n'avais pourtant pas fait beaucoup de cinéma. J'avais surtout une expérience théâtrale en Allemagne, le pays où je vis. J'ai donc eu une chance extraordinaire que Francis Huster me repère...

F.D. : Ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à vous comparer à Romy Schneider...

J.J. : C'est vrai ! C'est un immense honneur. Francis Huster a vraiment changé ma vie. Il m'a simplement vue dans un film que j'ai tourné en Suisse, et il a tout de suite eu un coup de cœur. Il a donc cherché à me rencontrer pour me proposer ce rôle au côté de Belmondo. Quand j'ai raconté ça à mes proches, ils ne voulaient même pas me croire !

F.D. : Que connaissiez-vous de notre Bébel national avant de tourner avec lui ?

J.J. : Tout ! Vous savez, même chez nous, Belmondo est une immense star. Je le connais depuis que je suis toute petite, et j'ai vu pratiquement tous ses films. Alors... me retrouver aujourd'hui sur le même plateau que lui, c'est un vrai bonheur !

F.D. : On imagine qu'avant de le rencontrer, vous deviez avoir un trac fou...

J.J. : Effectivement... C'était horrible ! Déjà parce que c'était la première fois que j'allais jouer dans une autre langue que la mienne, l'allemand, mais surtout car j'allais rencontrer une légende vivante du cinéma, et tourner avec ! Mais dès notre première rencontre, mon trac s'est envolé. Jean-Paul est vraiment quelqu'un d'incroyable ! Il m'a mise à l'aise en quelques secondes... Par un regard, une plaisanterie, ou un simple geste, il sait détendre l'atmosphère autour de lui. C'est d'ailleurs ce qui m'a le plus impressionnée chez lui. Malgré son statut, son âge et son immense talent, il a gardé une simplicité incroyable, qui insufflait une ambiance juvénile très agréable. Grâce à lui, mon angoisse s'est vite transformée en grand plaisir.

F.D. : Quels rapports aviezvous tous les deux ?

J.J. : Nous discutions énormément... Entre chaque prise, nous avions toujours des choses à nous dire. Ces moments m'ont manqué par la suite d'ailleurs... D'autant que quand il ne parlait pas, Jean-Paul avait toujours une blague à faire. Et je peux vous dire qu'il est toujours aussi drôle !

F.D. : Dans ce film, Belmondo interprète un homme diminué et rattrapé par le temps. Impossible de ne pas faire le rapprochement entre son personnage et luimême , handicapé depuis son accident vasculaire cérébral ...

J.J. : Oui, mais ce n'est pas aussi simple ! Jean-Paul se déplace avec une canne et a du mal à s'exprimer certes... Mais à l'intérieur, croyez-moi, c'est encore un jeune homme ! Tant humainement que professionnellement, il n'a rien perdu de sa superbe. S'il devait avoir un point commun avec son personnage, ce ne serait pas la déchéance, mais le courage. Cette bonne humeur, cette dignité, cette élégance, ce charme... C'est Jean-Paul ! Dans la vie comme à l'écran, il souffre... mais il ne porte pas cette souffrance. Durant les quarante-sept jours de tournage, même s'il avait parfois besoin de se reposer, il est toujours resté le même : un homme unique et un acteur exceptionnel.

Florian Anselme

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