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Jean-Paul Belmondo : L'incorrigible séducteur !

Publié le 16 septembre 2021

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Cet homme au charme si particulier, qui a séduit les plus belles femmes du monde jusqu'à son grand âge, était également un père et un grand-père très famille…

Avec son nez cassé, séquelle d'une bagarre entre adolescents, il n'avait pas un visage de jeune premier. Mais le comédien se souciait comme d'une guigne des critiques, qui n'ont pas manqué de pleuvoir au début de sa carrière, sur son physique si particulier. Le bougre avait d'autres atouts dans sa manche ! Sa « gueule » justement, et son extraordinaire bagou, doublé d'un don indéniable pour amuser la galerie. Séduisant et séducteur, Jean-Paul plaisait indéniablement aux femmes…


Il n'est alors qu'un tout jeune acteur débutant lorsque, au Quartier latin, son regard croise celui d'une piquante brunette. Le coup de foudre est réciproque. « Élodie était danseuse professionnelle dans les caves de Saint-Germain-des-Prés où jouait l'orchestre de Claude Luter, se souviendra la star. Elle était ravissante. On a vécu une belle histoire et elle est devenue la mère de trois de mes enfants. » Ils resteront ensemble pendant douze ans. Lorsque l'artiste rencontre la jeune femme, en 1953, il se montre bien décidé à s'engager dans son couple et à fonder une famille durable. De fait, cette même année naît une petite Patricia, puis viendront Florence en 1960 et Paul qui poussera son premier cri trois ans plus tard.

Si l'acteur prend son rôle de père très au sérieux, sa notoriété viendra à bout de leur histoire. « On me soupçonnait d'être l'amant d'actrices, toutes sublimes, ce qui était faux », déclarera alors Jean-Paul. Sans doute disait-il alors la vérité. Celle du moment… Car à force d'être soumis à la tentation, le père de famille succombera finalement au charme dévastateur de sa partenaire lors du tournage des Tribulations d'un Chinois en Chine, réalisé par Philippe de Broca : « Ça a fini par arriver : je suis tombé amoureux, là-bas, en Asie, reconnaît le comédien dans Mille vies valent mieux qu'une, paru en 2016 chez Fayard. Ursula Andress, une tigresse ultra-sportive, dynamique et désirable, une femme divinement belle et drôle, une âme sœur aux attraits de laquelle je n'ai pas eu le cœur de résister. »

L'acteur est fou de cette blonde incendiaire, volcanique et possessive. Pourtant en 1972, le couple va finir par se séparer. Pour autant, le comédien ne restera pas célibataire ! En 1971, il a joué dans Les Mariés de l'An Deux, un film de Jean-Paul Rappeneau, et a rencontré une « bombe » italienne, Laura Antonelli. Avec Barbara Gandolfi, par qui le scandale est arrivé. Elle sera condamnée à neuf mois de prison avec sursis…

Déjà connue de l'autre côté des Alpes, cette comédienne fait des débuts remarqués en France. Après le charme helvète, Bébel fond devant les yeux verts et le décolleté vertigineux de cette beauté transalpine. Pour lui, elle quitte son mari Enrico Piacentini et s'installe à Paris avec ses trois enfants. Hélas, leur vie commune n'a cependant rien d'un long fleuve tranquille. Tandis que Laura devient une star dans son pays, des cris et des heurts émaillent souvent son idylle avec Belmondo. Une relation qui durera tout de même jusqu'en 1980.

Redevenu un cœur à prendre, Bébel est quasi sexagénaire. Le moment idéal pour entamer une cure de jouvence avec une torride tornade venue du Brésil, de trente ans sa cadette ! Si son prénom pourrait la faire passer pour un homme, voir Carlos Sotto Mayor suffit à dissiper tous les doutes. C'est, encore une fois, sur un tournage, celui du Marginal, de Jacques Deray, que cette brune flamboyante se retrouve en tête-à-tête avec la star. L'ex-mannequin partage avec lui une passion sincère pour le sport automobile – ayant même été l'attachée de presse d'une écurie de F1 – et lui insuffle son amour pour les yorkshires, et en particulier pour la minuscule Maya ! Le couple ne passe pas inaperçu, ils sont de toutes les soirées et ne se quittent plus. La belle Sud-Américaine obtient un petit rôle au côté de son homme dans Joyeuses Pâques, de Georges Lautner, puis dans Le Solitaire, signé Jacques Deray. Mais la jeune femme a d'autres rêves. Elle quitte la France et Belmondo pour devenir chanteuse de hard rock du côté de Los Angeles au sein du groupe Atomik Fairy. Leur séparation, en 1989, ne les a, malgré tout, pas éloignés puisqu'ils sont depuis toujours restés amis…

« Le solitaire » ne peut le demeurer longtemps ! Cette fois, c'est dans un club de sport qu'il va croiser la route de sa prochaine compagne. Ce n'est pas la plastique, par ailleurs impeccable, de Nathalie Tardivel, surnommée Natty, qui attire son attention, mais celles de Calypso, son yorkshire. Bébel ne songeait alors pas à la bagatelle, ou tout au moins pas à la sienne, mais à accoupler Maya, sa boule de poils adorée, avec un mâle prometteur. Seul problème, comme son nom le laisse supposer, Calypso est une femelle ! Contraint de renoncer à son projet, il regarde d'un peu plus près la maîtresse du toutou miniature, et la retrouve quelques semaines plus tard dans les tribunes VIP de Roland-Garros.

L'ex-danseuse, passée par la troupe des coco-girls de Stéphane Collaro entre 1985 et 1987, va bientôt entrer dans la vie de Belmondo. Lorsque l'acteur est terrassé par un AVC durant les vacances d'été en 2001 en Corse, Natty ne quitte pas le chevet du malade. Cet épisode dramatique va renforcer leurs sentiments, au point que les deux amoureux convolent en justes noces le 29 décembre 2002.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, huit mois plus tard, la jeune femme donne naissance à une petite Stella, une bonne étoile inespérée pour un Bébel à nouveau papa à 70 ans.

Tout le monde semble donc planer sur son petit nuage jusqu'à ce qu'en septembre 2008, la presse révèle que Natty a quitté le comédien. La raison de cette séparation surprise porte un nom : Barbara Gandolfi. Cette escort-girl belge, qui sera en couverture de Playboy et participera à la version locale de L'Île de la tentation, aurait fait la connaissance de Belmondo à Antibes, durant l'été de cette même année. Soupçonnée d'abus de confiance, elle est accusée de s'être fait prêter par Jean-Paul 200 000 euros dans le cadre de ses activités de gestion de boîtes de nuit, sans jamais en rembourser le moindre centime. Cela lui vaudra une rupture d'avec la star dès 2012 et une condamnation à neuf mois de prison avec sursis, cinq ans plus tard.

Natty, qui refusait alors, non sans raison, de lui confier leur fille en présence de cette femme, finira par redevenir conciliante. Et, à 87 ans, Bébel avait retrouvé le bonheur : « J'ai partagé avec celles que j'ai aimées des moments superbes et inoubliables, confierait-il dans Paris Match. Mon dernier amour, c'est ma fille Stella. »

Une jeune fille discrète, née en 2003, dont on a entendu parler lors du Bal des débutantes en 2019. Sous les yeux énamourés de son papa, l'adolescente a virevolté sur les parquets de l'hôtel Shangri-La, à Paris, au bras de son chevalier servant et ami d'enfance, Gaspard Guérin, beau jeune homme prévenant et sévèrement baraqué.

Mais ce « dernier amour » de Belmondo ne peut lui avoir fait oublier celui qu'il portait à ses autres enfants. À commencer par Patricia, l'aînée de la fratrie, qu'il a eue avec Élodie, sa première femme. Patricia Belmondo avait entamé une carrière très prometteuse au cinéma, en 1975, comme script-girl dans Les Galettes de Pont-Aven, de Joël Séria. Mais le dimanche 31 octobre 1993, son père reçoit un coup de téléphone à six heures du matin.

Un choc dont il ne se remettra jamais : « Ma petite chérie, ma fille Patricia, n'a pas eu le temps d'avoir quarante ans, s'est-il souvenu. Son appartement de la rue de Rennes a été la proie des flammes. Ma petite fille est morte. » Un drame qui a failli lui ôter le goût de vivre et de jouer… Pour ce père meurtri, il n'était malgré tout pas question d'abandonner ses autres enfants.

Paul d'abord, son double, sa copie conforme. Ce passionné de courses automobiles a fini neuvième au grand prix de Formule 1 de Hongrie en 1992. Devenu consultant sportif, il est aussi acteur au théâtre et à la télévision. En 1990, il a épousé la très jolie Luana Tenca, chroniqueuse culinaire, qui lui a donné trois fils. Alessandro, 30 ans, est chef cuisinier dans un restaurant huppé de Saint-Cloud ; Victor, 27 ans, est acteur, et ressemble à s'y méprendre au Bébel d'À bout de souffle ; et Giacomo, 22 ans, a, lui aussi participé au Bal des débutantes, en 2018, où il escortait True, la fille du comédien et réalisateur américain Forest Whitaker. Rien que ça !

Reste Florence, la deuxième fille de Belmondo, la plus discrète. Aujourd'hui sexagénaire, elle a rejoint depuis longtemps l'homme de sa vie aux États-Unis et a eu, tout comme Paul, trois enfants : Annabelle, née en 1988, Christopher, en 1993 et Nicholas en 1997.

Tous trois ont été élevés loin des projecteurs, mais l'aînée a malgré tout recherché la lumière puisqu'elle est devenue mannequin. Très proche de son grand-père, la belle jeune femme séjournait de temps à autre chez lui lorsqu'elle venait à Paris.

Privée à jamais de ce patriarche qu'elle aimait tant et qui le leur rendait bien, la tribu Belmondo est aujourd'hui inconsolable…

Clara MARGAUX

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