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Jean-Paul Belmondo : Mon inoubliable rencontre avec l'immense acteur

Publié le 11 février 2015

Notre reporter est allée interviewer Jean-Paul Belmondo. Elle nous raconte les coulisses de cet entretien, et nous fait partager son émotion devant l'immense acteur.

Je n’osais y croire. J’allais rencontrer l’immense star Jean-Paul Belmondo, celui pour qui j’avais eu le coup de foudre dans « A bout de souffle » avec Jean Seberg, ou dans « Peur sur la ville », en passant par « Un singe en hiver » ou encore l’excellent « Itinéraire d’un enfant gâté »… Je dois bien l'admettre, pour l'occasion, ce n’est plus la journaliste, mais la groupie qui parle...

Grâce à l’école « L’entrée des Artistes » fondée en 2007, par son neveu Olivier Belmondo, j’ai pu approcher « Le Magnifique ». Ce dernier a accepté de parrainer l’école de théâtre et de cinéma d’Olivier, et s’est prêté naturellement au jeu des journalistes, avec beaucoup d’humour. C’est dans le petit théâtre de l’Ile Saint Louis, au 39 quai d’Anjou à Paris, que nous avons fait connaissance.

Très ponctuel, Jean-Paul Belmondo est arrivé avec un sourire irrésistible, qu’il a offert généreusement. Aidé d’une canne pour se déplacer, il s’est assis sur la scène du théâtre, juste à côté d’Olivier et sa compagne Audrey Durante. L’impressionnant Bébel a doucement fait glisser son écharpe blanche, puis, a pris volontiers la pose avec les photographes.
Après avoir pris des nouvelles de sa santé, j’ai demandé à « L’as des as » :

Jean-Paul Belmondo :  "Je demandais souvent au réalisateur de rajouter une cascade."

- Vous rayonnez à 81 ans. Vous avez suscité l’admiration du public parce que nous n’étiez jamais doublé…
- C’est vrai, je n’ai jamais été doublé. Mais, j’aimais ça ! Je demandais souvent au réalisateur de rajouter une cascade.

- Vous êtes toujours l’acteur le plus populaire. Quel est votre secret ?
- C’est en soi. Je ne sais pas comment ça vient. J’aimerais bien que l’on m’explique comment on fait (Rires) Le travail, le travail, oui, mais la sympathie compte aussi. C’est comme le punch en boxe, certains l’ont, d’autres pas.

"Je n'y crois pas, Jean-Paul me fait du gringue ?"

- Vous, vous avez eu le punch, le talent, et votre sourire…
- Merci. Alors, vous venez ? ( Je n'y crois pas. Ce sacré Jean-Paul me fait gentiment du gringue ? Je suis sous le charme, mais parviens à terminer mon interview, sans trop bafouiller.)

- Euh, j’aimerais juste une photo avec vous... 

Jean-Paul Belmondo
Jean-Paul Belmondo et notre reporter Anita Buttez

Après les questions de mes consoeurs, je fus très émue de constater que le comédien ne m'avait pas oublié et me fasse un signe pour m’approcher de lui, afin de figurer sur la photo à ses côtés. J’ai profité de cette occasion pour lui confier que j’avais interviewé plusieurs fois François Marcantoni, la dernière légende de la truanderie, mort en août 2010, à 90 ans.

A ces mots, le visage de Jean-Paul s'illumine :

- "C’était un ami. C’était un homme bien. Il a fait des choses formidables pendant la guerre."

C’est le réalisateur José Giovanni qui avait présenté Jean-Paul à François, à la fin des années 1960. A Toulon, en 1953, celui que l’on appelait « Monsieur François » ou « Commandant » avait également connu un jeune marin, à son retour d’Indochine, bien avant qu’il ne devienne célèbre: un certain Alain Delon...

Parfois, au cours de la discussion, Jean-Paul Belmondo avalait une syllabe, mais à la fin de la séance d'interviews, il a lancé une tonitruante tirade, dans laquelle il n’y avait aucun problème d’élocution : "Le Professionnel", toujours ! Même si Jean-Paul a pris sa retraite, il restera mon héros de « La sirène du Mississipi », mon Rocco, mon Pierrot…

Merci, Monsieur Jean-Paul Belmondo, vous m’avez offert un précieux souvenir.
Quelles émotions !

Anita Buttez
Vidéo et photo : Jérôme Mars

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