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Jean-Pierre Bacri : "Sur cinq ou six films, je me suis vraiment emmerdé" !

Publié le 18 décembre 2015

À l'affiche de La vie très privée de Monsieur Sim dans un nouveau rôle de neurasthénique, Jean-Pierre Bacri revient sur sa très belle mais parfois "emmerdante" carrière !

Jean-Pierre Bacri est autant connu pour ses rôles au cinéma que ses scénarios aux côtés de celle qui fut sa compagne pendant près de 25 ans, Agnès Jaoui ! "C'est en montant à Paris, raconte-t-il dans Paris Match, à 23 ans, que j'ai découvert les cours d'art dramatique. Et c'est là que les textes, la langue, Agnès m'ont changé."

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Avec plus de cinquante films à son actif, sans compter toute une série de téléfilms, le théâtre, et des Césars à foison comme scénariste, l'acteur de 64 ans peut être fière de sa formidable carrière ! À l'inverse de ce personnage de Monsieur Sim qui remet en question toute sa vie, Jean-Pierre Bacri ne regrette rien, ou presque. "En tant qu'acteur, confie-t-il, quand je regarde en arrière, je trouve mon chemin cohérent."

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Cohérent, oui, mais pas sans quelques navets ! "Au début, j'ai dû accepter tout et n'importe quoi pour vivre, avoue-t-il... Il y a quatre, cinq ou six films que je ne referais certainement pas et sur lesquels je me suis vraiment emmerdé. J'ai détesté tenir les amoureux transi. Je sens que je ne sais pas les jouer, en plus. Je trouve ça au mieux impudique, au pire gnangnan. Et Dieu sait pourtant que j'ai été amoureux, mais ça ne se manifestait pas comme ça !"

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S'il a tourné dès le début de sa carrière avec des grands noms comme Alain Delon (Le Toubib, 1979), Jean-Louis Trintignant, (Le Grand pardon, 1981) ou sous la direction de Claude Lelouch, dans Edith et Marcel (1982), Jean-Pierre Bacri a multiplié les rôles de jeunes premiers au début de sa carrière. Son premier passage devant la caméra, ce fut d'ailleurs un court-métrage au nom évocateur : Le goût étrange de Juliette (1978).

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L'éternel compère d'Agnès Jaoui a multiplié les petits téléfilms à la tournure légère pour vivre : un ingénieur qui séduit une jeune femme se croyant trompée par son mari dans une villa sur la côte d'Azur (L'éblouissement, 1979) ; un directeur de banque new-yorkais acculé au suicide par la ruine et le brusque départ de sa femme qui reprend goût à la vie dans les bras d'une jeune anglaise, après avoir payé 2 000 dollars à un home mystérieux, en échange d'une mort douce au luxueux Thanatos palace hôtel (1979) ; ou dans des pièces de théâtre retransmises à la télévision comme Le cocu magnifique et Trésor en 1981 !  Des rôles pas toujours plaisant qui ont permis à notre très attachant neurasthénique de se construire et de devenir l'excellent comédien qu'il est aujourd'hui !

Stéphane Joly

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