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Jean-Pierre Coffe : Il veut la peau de Philippe Bouvard !

Publié le 7 août 2015

Le roi des gastronomes, Jean-Pierre Coffe n’a pas supporté sa critique de son autobiographie

On savait que cet éternel pourfendeur de la malbouffe n’était pas un adepte de la langue de bois. Mais si Jean-Pierre Coffe, 77 ans, est depuis longtemps réputé pour s’emporter facilement, jamais sans doute il n’avait été aussi loin dans ses diatribes. Car cette fois, le chroniqueur gastronomique ne s’est pas contenté de traiter sa cible de noms d’oiseaux, il a carrément souhaité sa mort ! Sa victime aurait donc de très bonnes raisons d’en faire tout un plat, et ce d’autant plus qu’elle fut un temps très proche de Jean-Pierre. C’est en effet Philippe Bouvard que son belliqueux confrère voudrait voir passer au plus vite de vie à trépas. Ce même Philippe Bouvard dont il fut pourtant le complice dans l’émission culte de RTL, Les Grosses Têtes (qui est désormais animée par Laurent Ruquier, ndlr)…

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Jean-Pierre, réputé pour son bon coup de fourchette, mâche encore moins ses mots que ses mets ! Qu’on en juge : « Je me demande qui est le vieux chien ! C’est plutôt lui qui devrait être piqué ! Il n’entend plus, ne voit plus et se fait écrire ses textes par d’autres. » Oui, vous avez bien lu ! Il verrait bien Philippe Bouvard finir euthanasié par un vétérinaire, tel un malheureux caniche épuisé ne tenant plus sur ses pattes ! Les allusions plus que limpides aux handicaps inhérents à l’âge (85 ans, ndlr) de son nouveau meilleur ennemi ne sont pas non plus, et c’est un euphémisme, d’une grande élégance. Mais, à la lecture de cette attaque d’une rare violence, lâchée lors d’une interview accordée au magazine belge Télé Pro, l’on se dit que ce n’est pas vraiment par hasard que Coffe a choisi de filer une métaphore canine. Car s’il sort ainsi ses crocs acérés, c’est pour mieux répondre à une récente critique formulée par Bouvard sur les ondes de RTL, concernant son autobiographie sortie en mai dernier et sobrement intitulée Une vie de Coffe. Un ouvrage dans lequel l’auteur, comme à l’accoutumée, ne ménageait personne, égratignant notamment de sa plume trempée dans du vitriol Michel Denisot et le regretté Jean-Luc Delarue. N’appréciant peut-être pas ce genre de règlement de comptes, surtout contre un mort qui n’est plus là pour se défendre, Bouvard avait jugé cette œuvre pour le moins dispensable : « Jean-Pierre Coffe sort son livre comme on sort un vieux chien : pour ses besoins. »

Et pourtant, pendant treize ans, Jean-Pierre Coffe et Philippe Bouvard ont été complices dans Les Grosses Têtes

Depuis la guerre est donc déclarée entre ces deux bêtes de télévision et de radio. Mais, dans ce duel, le prince des gastronomes remporte haut la main la palme de la vacherie, et il semble même qu’il avait déjà une dent contre son ancien mentor. En pleine promotion de son autobiographie, n’avait-il pas déjà habillé Bouvard, non seulement pour l’hiver mais pour les quatre saisons dans les colonnes de L’Express en déclarant : « J’ai travaillé treize ans avec lui aux Grosses Têtes, mais c’est l cas même du type égoïste, qui vieillit mal » ? Et sur un ton vipérin, il vient de porter un autre coup bas à son ex-camarade de jeu, cette fois dans Télé Pro : « J’ai eu la Légion d’honneur sans la demander. Bouvard, lui, est allé commander la sienne dans les colis de Jean-Pierre Raffarin, avant son départ de Matignon. » Des propos aussi invérifiables que dégradants pour celui qu’il côtoya pendant des années. Le PAF n’est décidément pas le pays des Bisounours, mais nous ignorons, à l’heure qu’il est quelle sera la réaction de l’offensé. Mitonnera-t-il une riposte immédiate à ce coup de griffe ? Ou bien prendra-t-il son temps pour répliquer, en se souvenant, peut-être, que la vengeance est un plat qui se mange froid… Toujours est-il que, connaissant Philippe Bouvard, il paraît improbable qu’il reste sans voix après avoir essuyé une telle gifle. Et, l’on peut déjà parier qu’il réserve un chien de sa chienne à Jean-Pierre Coffe, et se pourlèche les babines en songeant à sa contre-attaque… Mais il est aussi permis de se demander quel peut bien être l’intérêt d’une telle bataille d’arrière-garde entre deux monstres sacrés du petit écran qui, n’ont, depuis longtemps, plus rien à prouver. Les Grosses Têtes auraient-elles pris le melon ? À moins que, comme l’affirmait le général de Gaulle, la vieillesse ne soit un naufrage…

Claude Leblanc

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